Flux
Articles
Commentaires

Voici un texte de mon ami Jean-Pierre Létourneau en réaction à la publication de l’énoncé de la vision stratégique 2011-2020 de la MRC des Pays-d’en-Haut, publié dans le journal Accès. Malheureusement, les hebdos locaux ne l’ont pas publié dans son intégralité. J’ai donc le plaisir de vous le livrer ici, sans censure ni coupures.

Ainsi donc, M. Garnier après des mois de tergiversations nous présente enfin, le fruit de sa longue réflexion et de son ardu travail. Un document dont j’appréhendais la venue tant l’exercice de consultation m’était apparu incomplet et très mal adapté à la complexité du sujet. Le résultat confirme mes pires appréhensions. Il n’y a pas dans ce document autre chose que des constats de l’évidence, de belles et bonnes intentions de circonstances et tout un lot de vains vœux pieux. Soyons clairs, ce document n’a aucune destination précise. Cette démarche ne sert qu’à valider un exercice de relation publique et n’est qu’une suite de questions sans réponse, noyée dans un jargon nébuleux et bureaucratique. C’est une prise de conscience sans obligation de résultat, une suite de problèmes en quête d’une vision d’ensemble qui n’est ni définie, expliquée, unifiée, cohérente, éprouvée et approuvée. Ce serait comme de décrire sa faim, et se disant, qu’il faudrait bien manger sans savoir par la suite quand et comment faire pour se nourrir. Nous dire, par exemple, qu’il faut encourager la préservation des boisées d’intérêt, je suis parfaitement d’accord, mais lesquels choisir? Avec quel argent les acquérir? À quel prix? Pour en faire quoi et pour qui? Comment, combien et quand? Y a-t-il pour de tels projets, une intention d’achat réelle, ferme et affirmée? Avec un vrai budget, des endroits déjà choisis et des dates d’acquisition? Ou est-ce uniquement du vent et des mots pour sauver du temps, pour nous faire taire et nous laisser naïvement rêver à des Laurentides plus vertes que nature…

Nous sommes ici, comme partout ailleurs, de plus en plus confrontés à un monde qui n’en finit plus de ne pas savoir comment se sortir d’une pensée unique, axée essentiellement sur la croyance insensée d’une expansion sans fin ni limite. Dans cette ère des paradoxes, nous sommes des villes et villages en quête de sens et d’identité. Pour faire l’avenir autrement, il nous faudra donc une pensée neuve et j’ai bien peur que l’essence de ce travail manque de cette part d’inédit et de renouveau. Nulle part je vois de solutions globales et systémiques et l’idée d’un autre paradigme qui protègerait davantage nos territoires et rendrait nos villes plus conviviales, originales et agréables. Je ne vois nul désir de moderniser nos outils démocratiques ou de mettre en marche des actions audacieuses et novatrices et de repenser tous ces développements domiciliaires diffus, mal planifiés et inadaptés. Où sont les solutions drastiques, mais nécessaires, les échéanciers serrés, les budgets détaillés et les règlements adéquats pour revitaliser nos centres-villes et endiguer la venue des magasins à grande surface et les néfastes fast-food, tellement incompatibles avec la vocation de villégiature et de prestige de nos villes et villages? Voyez comment Sainte-Agathe fut massacrée par l’arrivée de ces commerces insipides et dont quelques crédules élus espèrent encore la renaissance en embrasant son ciel d’été de quelques pathétiques et dispendieux pétards.

Cet énoncé de vision stratégique n’en est pas un. C’est uniquement un honnête travail de constats et d’intentions, sans plus. Dans un tel climat et en pareille circonstance, je vous l’accorde, M. Garnier, la population est bien tannée d’être ainsi consultée et vous le seriez tout autant, tant cette manière est désuète et périmée dans la forme et le fond. On nous invite à parler voyage, mais nous ne sommes limités qu’au choix des valises… Trop souvent nous ne servons qu’à meubler le décor et à acquiescer à des slogans vides et creux. Nous agissons en pur faire-valoir pour valider des décisions déjà prises.

Le citoyen n’est qu’un éternel témoin, qui n’a que trop peu de places publiques pour débattre et confronter périodiquement ses idées et enrichir sa réflexion citoyenne de façon respectueuse et civilisée. On le muselle, on l’infantilise, on l’isole, on l’emmure dans des pièges à cons et finalement le citoyen, las de ce marché de leurres et de dupes, préfère rester chez lui, plutôt qu’aller s’ennuyer à ces exercices de prétendues consultations publiques. Le citoyen est tanné d’entendre une chose et son contraire, sans jamais espérer pouvoir donner son aval et son accord à de véritables projets de vie et de société. À quand une culture de sommets citoyens, de conférences thématiques et de rencontres entre experts et citoyens afin de nous renseigner, de nous aviser et de nous éduquer? À quand une réelle volonté de nous donner collectivement une voix au chapitre qui donnerait à chaque individu le sentiment réel de participer au destin de sa communauté tout en créant des liens de solidarité et d’amitié? Bien sûr cela demande des efforts, la prise de décision sera souvent plus longue, fastidieuse et exaspérante, mais c’est le prix d’une démocratie qui se veut saine et en bonne santé.

Cher M, Garnier, malgré tout mon respect, quelle vilaine mouche vous a piqué, pour ainsi présumer et conclure si maladroitement au désintérêt et à l’indifférence du simple citoyen envers les affaires de sa communauté et du sort des siens? En vous croyant victime du succès de votre gérance, vous ne faites qu’exposer les limites de votre compréhension face à la supposée démission citoyenne, dont vous êtes en partie la cause. Vous regardez tout simplement par le mauvais bout de la lorgnette et usez du pire ou du meilleur des sophismes pour affirmer une vérité qui n’en est pas une.

Malgré tous vos efforts à nous inviter, votre cœur n’y est pas. Nous ne sommes plus à l’ère de la bougie, mais du laser. La façon de faire de ces rencontres est archaïque et outrageante et ne respecte en rien la connaissance, la conscience, la volonté de dialoguer et l’intelligence de gens qui sont très souvent plus avisés et compétents que vos convocations le laissent paraître. C’est d’abord là et avant tout que le bât blesse et que conséquemment vous devriez entreprendre votre première réforme, c’est à dire dans votre propre cour, au cœur de vos compétences, fonctionnement, fondements, rôles et structures. Du succès de cette entreprise en dépendra le reste… À moins que vous vouliez que rien véritablement ne change…

Bien à vous

Jean-Pierre Létourneau

jpl.fables@gmail.com

Le dossier de l’heure à Sainte-Adèle est sans contredit celui de la perte possible ou plutôt imminente du service de police. Ce qui étonne le citoyen, c’est la volte-face du maire Charbonneau qui, à maintes reprises durant la dernière campagne électorale, avait affirmé qu’il n’avait pas l’intention de toucher au service de police. Je pourrais écrire toutes sortes de choses sur le sujet, mais je me bornerai à publier à nouveau un article que j’avais écrit à ce propos durant la campagne électorale. Je laisse le tout à votre bon jugement.

«Rumeur sur la ville

Campagne électorale oblige, les machines à rumeurs, dont certaines sont bien huilées, amorcent déjà leur travail à Sainte-Adèle. Cette fois, la rumeur a un goût connu, puisqu’elle est la reprise exacte de celle qui courait lors des élections partielles de 2008: Réjean Charbonneau veut abolir le service de police de Sainte-Adèle.

C’est ce que nous apprend le communiqué du Parti VISION Citoyens distribué aux médias plus tôt cette semaine: «Depuis quelques jours, une rumeur circule à l’effet que M. Réjean Charbonneau, entend faire disparaître le corps de police de Sainte-Adèle une fois qu’il sera élu Maire.»

Contrairement à l’épisode de 2008, la source de la rumeur semble cette fois établie :« nous avons eu la confirmation que cette prétendue information émanait de deux sources dont une est un candidat indépendant à un poste de conseiller.» Le chef du Parti VISION Citoyens dénonce vertement cette pratique et affirme «que cette information est totalement fausse». Il ajoute : « Nous réprouvons cette pratique de bas niveau, même si ce sont des choses que l’on observe souvent en campagne électorale. Non seulement il n’y a jamais eu de tels énoncés en public ou en privé, mais aucune allusion à une telle visée n’a eu cours au sein du PVC. » Le candidat à la mairie de Sainte-Adèle rappelle que le programme du parti est clairement présenté dans le site Internet de la nouvelle formation politique ainsi que dans son dépliant distribué récemment par la poste aux citoyens de Sainte-Adèle.

«Véhiculer une telle fausseté pour chercher à gagner quelques votes est non seulement irresponsable, mais nous considérons que les auteurs jouent avec la sécurité des gens. Ils cherchent à perturber et à inquiéter les citoyens, en faisant peur aux personnes âgées», de conclure Réjean Charbonneau qui invite les citoyens à communiquer avec son parti afin d’obtenir des réponses à leurs questions.»

L’intégralité du communiqué publié par le Parti VISION Citoyens concernant cette affaire:

«Depuis quelques jours, une « rumeur » circule à l’effet que M. Réjean Charbonneau, entend faire disparaître le corps de police de Sainte-Adèle une fois qu’il sera élu Maire. Hier, nous avons eu la confirmation que cette prétendue information émanait de deux sources dont une est un candidat indépendant à un poste de conseiller. M. Charbonneau chef du Parti VISION Citoyens et les candidats du Parti dénoncent cette pratique et affirment avec vigueur que cette information est totalement fausse.

« Nous réprouvons cette pratique de bas niveau, même si ce sont des choses que l’on observe souvent en campagne électorale. Non seulement il n’y a jamais eu de tels énoncés en public ou en privé, mais aucune allusion à une telle visée a eu cours au sein du PVC. » a déclaré avec insistance, M. Charbonneau devant un groupe de bénévoles hier soir.

Le 22 août dernier, le Parti VISION Citoyens était présenté aux électeurs et aux médias de Sainte-Adèle. Notre programme est publié et accessible à tous sur notre site internet — www.partivisioncitoyens.com — et sur notre dépliant dans vos boîtes aux lettres depuis hier matin. Nulle part n’est-il fait mention d’un tel projet, bien au contraire.

Véhiculer une telle fausseté pour chercher à gagner quelques votes est non seulement irresponsable, mais nous considérons que les auteurs jouent avec la sécurité des gens. Ils cherchent à perturber et à inquiéter les citoyens, en faisant peur aux personnes âgées. Nous invitons les citoyens à communiquer avec le Parti VISION Citoyens et avec nos candidats afin d’obtenir réponses à leurs questions.

C’est la meilleure façon d’avoir l’heure juste.»

L’édition du 22 juillet du bulletin municipal de Sainte-Adèle nous annonce que : «Le conseil accorde le contrat de réaménagement de l’accueil à l’Hôtel de Ville à la compagnie Les Constructions Géranstruction. Le montant des travaux s’élève à 99 046 $.»

Justification de la dépense : «Cette rénovation permettra à M. le maire Charbonneau d’installer son bureau au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, se rendant ainsi plus accessible aux citoyens».

Suis-je le seul à me poser la question suivante : puisque l’on projette de construire un nouvel Hôtel de Ville dans le parc Claude-Henri-Grignon — dans la deuxième phase du projet de réaménagement du parc —, est-il pertinent de procéder à ces travaux en ce moment? En tant que citoyen, je suis prêt à grimper un escalier pour rencontrer le maire si l’exercice fait économiser 99 000$

À défaut d’arguments plus sérieux que «rendre le maire plus accessible», cette dépense me semble un gaspillage de fonds publics, particulièrement avec le projet d’un nouvel Hôtel de Ville qui flotte dans l’air. Sommes-nous à ce point au-dessus de nos affaires à Sainte-Adèle? Il me semble que l’on assiste ici à un manque de rigueur dans l’ordre des priorités!

Toute explication serait la bienvenue

Vue d'ensemble — Hôtel de Ville — bibliothèque — salle multifonctionnelle

Samedi dernier, les élus de Sainte-Adèle dévoilaient les plans du projet de revitalisation du parc Claude-Henri-Grignon. Je dois d’emblée souligner que j’estime qu’il s’agit d’un projet fort intéressant dans son ensemble. Des aires multigénérationnelles, des jeux d’eau, un sentier en périphérie du parc qui, l’hiver venu, se transformera en patinoire, un ruisseau, une surface de glace pour le hockey, bref, il y en a pour tous les goûts, tous les âges et toutes les saisons. C’est de loin le projet le plus porteur visant ce controversé parc depuis plusieurs années.

Le plan proposé comprend également des bâtiments (voir le diaporama plus bas), comprenant, dans une première phase, une construction qui accueillera un marché public, une salle multifonctionnelle et, dans une deuxième phase, un autre bâtiment qui accueillera l’hôtel de ville et une bibliothèque. C’est là que les choses se corsent. L’architecture proposée est à mon avis une énorme erreur. Je m’explique. On sait que Sainte-Adèle entretient un rapport complexe avec son patrimoine (culturel, naturel, bâti, etc.). Nous avons, comme beaucoup d’autres petites villes du  genre, le culte de la «nouveauté» et de la «modernité». Nous voulons à n’importe quel prix échapper à quelque chose et entrer de plain-pied dans une nouvelle identité remplie de promesses, ce qui en soi est justifiable. Mais les tentatives pour y arriver se sont généralement soldé par des échecs retentissants pour la simple et mauvaise raison que nous méprisons nos forces, nos atouts régionaux, notre couleur propre, ce qui nous distingue, ce que nous avons à offrir pour simplement reproduire ce qui se fait ailleurs, dans les grands centres.

Voilà que l’on semble vouloir persister dans cette voie en présentant une architecture civique d’une tristesse insondable. Misant sur la  «nouveauté», afin de «sortir des cabanes en bois ronds», la proposition mise sur la table surprend par la morosité de son architecture sortie tout droit des années 50, purement fonctionnelle et qui ne «vibre» pas avec la région. Visiblement, pour en arriver à ce résultat, l’architecte aura eu carte blanche, ce qui à mon avis, est une erreur. Pour se réclamer de la nouveauté, il faut d’abord innover. Ce n’est pas le cas ici. Au contraire, tout est banal, sans saveurs et sans couleurs. Il ne s’agit pas d’une platebande d’annuelles, mais de bâtiments qui marqueront le visage d’un centre-ville que l’on souhaite fixé à cet endroit. Impossible de se reprendre l’an prochain. D’où l’importance de réfléchir avant de bâtir, et surtout, de ne pas laisser cette décision entre les seules mains des architectes.

Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour concevoir des bâtiments qui se démarqueront? Par exemple, un parc de style victorien? Vous trouvez l’idée saugrenue? Parions que davantage de touristes visiteraient le «parc victorien de Sainte-Adèle» afin d’assister aux différentes activités organisées, que celui des années 50 que l’on nous propose et qui n’a aucun cachet. Le parc victorien n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, c’est l’idée qu’il faut retenir. L’idée d’un parc qui se démarque par son thème, son cachet unique, etc.

Puisqu’on nous demande notre avis, je le donne ici: j’estime que c’est un beau projet rassembleur, le premier à Sainte-Adèle depuis plusieurs années. Mais l’architecture proposée ne convient pas, à mon humble avis (et celui de la plupart des gens à qui j’ai parlé et que je n’ai pas tenté d’influencer). Visiblement, l’architecte s’est fait plaisir sans prendre en compte d’autres aspects plus importants. Je me questionne aussi sur la pertinence de placer l’Hôtel de Ville dans le parc Claude-Henri-Grignon et s’il s’agit vraiment d’une priorité en ce moment.

Finalement, une suggestion: offrir l’Internet sans fil dans l’ensemble du parc, comme on le fait maintenant dans plusieurs parcs publics.

Pour voir le plan du parc en grand format: ICI

Exemple d’architecture inspirée des années 50 et dont les principales caractéristiques rappellent celles des bâtiments proposés : ICI*

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Crédits Photos : André Bérard
*Maison de Düsseldorf :

Adieu Mont-Baldy!

La vallée du Mont-Baldy, telle qu'elle n'apparaîtra plus jamais

Adélois, peut-être le saviez-vous déjà: désormais, vous devez faire vos adieux au Mont-Baldy tel qu’on le connaissait depuis toujours. En lieu et place de la plantation de pins et de chênes qui tapissent la petite vallée qui se trouve au pied de la montagne, il y aura bientôt un développement immobilier de 60 habitations — la vallée du Mont-Baldy —, et le plus désolant, c’est que les lieux seront désormais « protégés » par une barrière avec code d’accès. La privatisation indécente du patrimoine naturel du Québec vient de frapper à nouveau, cette fois dans notre ville. Une «bonne nouvelle» cependant: nous aurons toujours accès à la piste de ski de fond qui passera désormais à flanc de montagne et d’où l’on pourra «admirer le domaine», m’a dit fièrement l’homme du bureau des ventes. Mais il faudra désormais y accéder par la piste de ski de fond numéro 8. Le hic, c’est que l’on s’en tamponne de la beauté du domaine! On n’y peut rien, me direz-vous, car c’était une terre privée et un propriétaire peut faire ce qu’il veut de son bien. En effet, voilà le problème auquel nous faisons face collectivement. Il devient presque impossible d’avoir accès aux plus beaux sites de la région, car ils sont justement du domaine privé. Et la paranoïa pousse les propriétaires à se barricader dans leurs «petits villages» derrière des barrières qui s’ouvrent à l’aide de codes afin que l’on sache bien qu’ils nous sont désormais interdits.

Je rêve du jour où les élus auront le courage de changer le zonage de certains sites exceptionnels, comme celui du Mont-Baldy, quitte à mettre en colère les propriétaires, afin que la nature, notre richesse, reste accessible à tous et conserve son cachet unique.

Noter que le portail dans la vidéo est à l’entrée du chemin que nous empruntions pour accéder à cette magnifique région.

La montagne aurait été cédée à la ville à condition «qu’elle reste intacte, sans constructions et dédiée à des activités récréatives.»


Ce midi, j’ai dû manger sur le pouce. J’ai donc pris un sandwich du comptoir des lunchs du Métro Chevrefils de Sainte-Adèle. Sur le moment, avec l’empressement, je n’ai pas porté attention à l’emballage du produit. Ce n’est qu’à la maison que j’ai réalisé que le suremballage frisait l’indécence. Pour deux petits pains fourrés aux œufs, il y avait un plateau en styromousse non recyclable, un couvercle de plastique non recyclable, et pour bien emballé le tout, un papier cellophane non recyclable! J’accorde donc un prix citron au Marché Chevrefils de Sainte-Adèle pour son manque de vision en matière d’emballage. Il faudrait quand même faire un effort! On dirait un emballage des années 60! En 2011, il est plutôt incongru de constater que cet épicier — qui vous fait payer 5 cents pour un sac de plastique biodégradable quand vous avez oublié votre sac d’emplettes — n’hésite pas à vous vendre des produits emballés de la sorte. Ce qui serait amusant, c’est d’exiger une remise de 5 cents à l’achat de leurs produits suremballé!

Attention : VOIR MISE À JOUR DANS LES COMMENTAIRES

Même après d’importants investissements dans la mise à niveau des infrastructures sanitaires et pluviales de Sainte-Adèle, le tristement célèbre «tuyau de la Rolland» déverse encore et toujours une importante quantité de saletés de toute sorte dans cette magnifique Rivière-du-Nord qui traverse le territoire de la municipalité.  Lors d’une conversation non officielle, un représentant de la municipalité se disait très étonné d’apprendre que cet ouvrage de surverse laissait encore échapper du papier et des serviettes hygiéniques, de vieux condoms et autres immondices. Est-ce à dire que les travaux ont été mal exécutés? Soulignons que l’ancien tuyau est maintenant condamné et que le nouvel ouvrage, situé légèrement en amont du premier, crache encore et toujours des eaux grises et nauséabondes. Le document visuel démontre de façon troublante qu’après quatre ans et plusieurs centaines de milliers de dollars, nous sommes tragiquement retournés à la case départ.

Nous aimerions avoir des explications.

  • Est-ce normal à ce stade des travaux que ce tuyau tout neuf déverse autant de surplus d’égouts directement dans la rivière?
  • À quoi ont servi les milliers de dollars investis dans les infrastructures?
  • Les travaux avaient-ils pour unique objectif de lever le moratoire imposé par le MDDEP afin de permettre de nouvelles constructions immobilières à Sainte-Adèle?
  • Combien y a-t-il de sites similaires sur le parcours de la rivière qui traverse le territoire adélois?
La nature est une richesse. La Rivière-du-Nord est sans nul doute l’un des attraits de notre ville. Jean-Pierre Ferland, dans sa célèbre chanson Sainte-Adèle P.Q. ne disait-il pas :
«La montagne a-t-elle un sourire
Et la rivière, quelques pleurs [...]
Bien sûr le vent est plus frondeur,
L’eau, un peu plus fraîche qu’ailleurs»

La Rivière-du-Nord, particulièrement sur son parcours adélois, est l’une des plus belles de la région. Ne devrait-on pas en prendre soin, la valorisé, plutôt que tenter de la harnacher afin d’en tirer quelques kilowatts, de la polluer à un point où le problème devient un risque potentiel pour la santé ? Au menu touristique adélois, nous avons quelques bons plats à offrir aux visiteurs. La Rivière-du-Nord est comme un potage qui fait la réputation d’un bon resto. Ce que les convives ignorent, c’est qu’avant de leur servir le plat nous crachons dedans!

Mon intention ici n’est pas d’accuser personnellement les élus dans ce dossier, mais de nous questionner, collectivement, à propos de ce laxisme qui sévit non seulement à Sainte-Adèle, mais à l’échelle des Laurentides et de la province. Ce genre d’ouvrages qui polluent, à l’abri des regards et des populations, sont monnaie courante. On en compte plusieurs sur le territoire de Sainte-Adèle. Que pouvons-nous faire pour y remédier ? Ça prend le courage de reconnaître le problème, de l’inclure dans la liste des priorités et d’y remédier une fois pour toutes. Pourquoi Sainte-Adèle ne pourrait-elle pas devenir un chef de file en matière de protection et de valorisation de son patrimoine naturel?

Autres articles liés :

Merde

Réponse à un lecteur

Euh… Coli?

Des promesses!

Et pourtant il coule!

Ouach2o!

Ouach2o (prise 2)

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.