
Le dossier de l’heure à Sainte-Adèle est sans contredit celui de la perte possible ou plutôt imminente du service de police. Ce qui étonne le citoyen, c’est la volte-face du maire Charbonneau qui, à maintes reprises durant la dernière campagne électorale, avait affirmé qu’il n’avait pas l’intention de toucher au service de police. Je pourrais écrire toutes sortes de choses sur le sujet, mais je me bornerai à publier à nouveau un article que j’avais écrit à ce propos durant la campagne électorale. Je laisse le tout à votre bon jugement.
«Rumeur sur la ville
Campagne électorale oblige, les machines à rumeurs, dont certaines sont bien huilées, amorcent déjà leur travail à Sainte-Adèle. Cette fois, la rumeur a un goût connu, puisqu’elle est la reprise exacte de celle qui courait lors des élections partielles de 2008: Réjean Charbonneau veut abolir le service de police de Sainte-Adèle.
C’est ce que nous apprend le communiqué du Parti VISION Citoyens distribué aux médias plus tôt cette semaine: «Depuis quelques jours, une rumeur circule à l’effet que M. Réjean Charbonneau, entend faire disparaître le corps de police de Sainte-Adèle une fois qu’il sera élu Maire.»
Contrairement à l’épisode de 2008, la source de la rumeur semble cette fois établie :« nous avons eu la confirmation que cette prétendue information émanait de deux sources dont une est un candidat indépendant à un poste de conseiller.» Le chef du Parti VISION Citoyens dénonce vertement cette pratique et affirme «que cette information est totalement fausse». Il ajoute : « Nous réprouvons cette pratique de bas niveau, même si ce sont des choses que l’on observe souvent en campagne électorale. Non seulement il n’y a jamais eu de tels énoncés en public ou en privé, mais aucune allusion à une telle visée n’a eu cours au sein du PVC. » Le candidat à la mairie de Sainte-Adèle rappelle que le programme du parti est clairement présenté dans le site Internet de la nouvelle formation politique ainsi que dans son dépliant distribué récemment par la poste aux citoyens de Sainte-Adèle.
«Véhiculer une telle fausseté pour chercher à gagner quelques votes est non seulement irresponsable, mais nous considérons que les auteurs jouent avec la sécurité des gens. Ils cherchent à perturber et à inquiéter les citoyens, en faisant peur aux personnes âgées», de conclure Réjean Charbonneau qui invite les citoyens à communiquer avec son parti afin d’obtenir des réponses à leurs questions.»
L’intégralité du communiqué publié par le Parti VISION Citoyens concernant cette affaire:
«Depuis quelques jours, une « rumeur » circule à l’effet que M. Réjean Charbonneau, entend faire disparaître le corps de police de Sainte-Adèle une fois qu’il sera élu Maire. Hier, nous avons eu la confirmation que cette prétendue information émanait de deux sources dont une est un candidat indépendant à un poste de conseiller. M. Charbonneau chef du Parti VISION Citoyens et les candidats du Parti dénoncent cette pratique et affirment avec vigueur que cette information est totalement fausse.
« Nous réprouvons cette pratique de bas niveau, même si ce sont des choses que l’on observe souvent en campagne électorale. Non seulement il n’y a jamais eu de tels énoncés en public ou en privé, mais aucune allusion à une telle visée a eu cours au sein du PVC. » a déclaré avec insistance, M. Charbonneau devant un groupe de bénévoles hier soir.
Le 22 août dernier, le Parti VISION Citoyens était présenté aux électeurs et aux médias de Sainte-Adèle. Notre programme est publié et accessible à tous sur notre site internet — www.partivisioncitoyens.com — et sur notre dépliant dans vos boîtes aux lettres depuis hier matin. Nulle part n’est-il fait mention d’un tel projet, bien au contraire.
Véhiculer une telle fausseté pour chercher à gagner quelques votes est non seulement irresponsable, mais nous considérons que les auteurs jouent avec la sécurité des gens. Ils cherchent à perturber et à inquiéter les citoyens, en faisant peur aux personnes âgées. Nous invitons les citoyens à communiquer avec le Parti VISION Citoyens et avec nos candidats afin d’obtenir réponses à leurs questions.
C’est la meilleure façon d’avoir l’heure juste.»






L’énoncé de vision stratégique, des ingrédients sans chef ni recette…
8 février 2012 par André Bérard
Voici un texte de mon ami Jean-Pierre Létourneau en réaction à la publication de l’énoncé de la vision stratégique 2011-2020 de la MRC des Pays-d’en-Haut, publié dans le journal Accès. Malheureusement, les hebdos locaux ne l’ont pas publié dans son intégralité. J’ai donc le plaisir de vous le livrer ici, sans censure ni coupures.
Ainsi donc, M. Garnier après des mois de tergiversations nous présente enfin, le fruit de sa longue réflexion et de son ardu travail. Un document dont j’appréhendais la venue tant l’exercice de consultation m’était apparu incomplet et très mal adapté à la complexité du sujet. Le résultat confirme mes pires appréhensions. Il n’y a pas dans ce document autre chose que des constats de l’évidence, de belles et bonnes intentions de circonstances et tout un lot de vains vœux pieux. Soyons clairs, ce document n’a aucune destination précise. Cette démarche ne sert qu’à valider un exercice de relation publique et n’est qu’une suite de questions sans réponse, noyée dans un jargon nébuleux et bureaucratique. C’est une prise de conscience sans obligation de résultat, une suite de problèmes en quête d’une vision d’ensemble qui n’est ni définie, expliquée, unifiée, cohérente, éprouvée et approuvée. Ce serait comme de décrire sa faim, et se disant, qu’il faudrait bien manger sans savoir par la suite quand et comment faire pour se nourrir. Nous dire, par exemple, qu’il faut encourager la préservation des boisées d’intérêt, je suis parfaitement d’accord, mais lesquels choisir? Avec quel argent les acquérir? À quel prix? Pour en faire quoi et pour qui? Comment, combien et quand? Y a-t-il pour de tels projets, une intention d’achat réelle, ferme et affirmée? Avec un vrai budget, des endroits déjà choisis et des dates d’acquisition? Ou est-ce uniquement du vent et des mots pour sauver du temps, pour nous faire taire et nous laisser naïvement rêver à des Laurentides plus vertes que nature…
Nous sommes ici, comme partout ailleurs, de plus en plus confrontés à un monde qui n’en finit plus de ne pas savoir comment se sortir d’une pensée unique, axée essentiellement sur la croyance insensée d’une expansion sans fin ni limite. Dans cette ère des paradoxes, nous sommes des villes et villages en quête de sens et d’identité. Pour faire l’avenir autrement, il nous faudra donc une pensée neuve et j’ai bien peur que l’essence de ce travail manque de cette part d’inédit et de renouveau. Nulle part je vois de solutions globales et systémiques et l’idée d’un autre paradigme qui protègerait davantage nos territoires et rendrait nos villes plus conviviales, originales et agréables. Je ne vois nul désir de moderniser nos outils démocratiques ou de mettre en marche des actions audacieuses et novatrices et de repenser tous ces développements domiciliaires diffus, mal planifiés et inadaptés. Où sont les solutions drastiques, mais nécessaires, les échéanciers serrés, les budgets détaillés et les règlements adéquats pour revitaliser nos centres-villes et endiguer la venue des magasins à grande surface et les néfastes fast-food, tellement incompatibles avec la vocation de villégiature et de prestige de nos villes et villages? Voyez comment Sainte-Agathe fut massacrée par l’arrivée de ces commerces insipides et dont quelques crédules élus espèrent encore la renaissance en embrasant son ciel d’été de quelques pathétiques et dispendieux pétards.
Cet énoncé de vision stratégique n’en est pas un. C’est uniquement un honnête travail de constats et d’intentions, sans plus. Dans un tel climat et en pareille circonstance, je vous l’accorde, M. Garnier, la population est bien tannée d’être ainsi consultée et vous le seriez tout autant, tant cette manière est désuète et périmée dans la forme et le fond. On nous invite à parler voyage, mais nous ne sommes limités qu’au choix des valises… Trop souvent nous ne servons qu’à meubler le décor et à acquiescer à des slogans vides et creux. Nous agissons en pur faire-valoir pour valider des décisions déjà prises.
Le citoyen n’est qu’un éternel témoin, qui n’a que trop peu de places publiques pour débattre et confronter périodiquement ses idées et enrichir sa réflexion citoyenne de façon respectueuse et civilisée. On le muselle, on l’infantilise, on l’isole, on l’emmure dans des pièges à cons et finalement le citoyen, las de ce marché de leurres et de dupes, préfère rester chez lui, plutôt qu’aller s’ennuyer à ces exercices de prétendues consultations publiques. Le citoyen est tanné d’entendre une chose et son contraire, sans jamais espérer pouvoir donner son aval et son accord à de véritables projets de vie et de société. À quand une culture de sommets citoyens, de conférences thématiques et de rencontres entre experts et citoyens afin de nous renseigner, de nous aviser et de nous éduquer? À quand une réelle volonté de nous donner collectivement une voix au chapitre qui donnerait à chaque individu le sentiment réel de participer au destin de sa communauté tout en créant des liens de solidarité et d’amitié? Bien sûr cela demande des efforts, la prise de décision sera souvent plus longue, fastidieuse et exaspérante, mais c’est le prix d’une démocratie qui se veut saine et en bonne santé.
Cher M, Garnier, malgré tout mon respect, quelle vilaine mouche vous a piqué, pour ainsi présumer et conclure si maladroitement au désintérêt et à l’indifférence du simple citoyen envers les affaires de sa communauté et du sort des siens? En vous croyant victime du succès de votre gérance, vous ne faites qu’exposer les limites de votre compréhension face à la supposée démission citoyenne, dont vous êtes en partie la cause. Vous regardez tout simplement par le mauvais bout de la lorgnette et usez du pire ou du meilleur des sophismes pour affirmer une vérité qui n’en est pas une.
Malgré tous vos efforts à nous inviter, votre cœur n’y est pas. Nous ne sommes plus à l’ère de la bougie, mais du laser. La façon de faire de ces rencontres est archaïque et outrageante et ne respecte en rien la connaissance, la conscience, la volonté de dialoguer et l’intelligence de gens qui sont très souvent plus avisés et compétents que vos convocations le laissent paraître. C’est d’abord là et avant tout que le bât blesse et que conséquemment vous devriez entreprendre votre première réforme, c’est à dire dans votre propre cour, au cœur de vos compétences, fonctionnement, fondements, rôles et structures. Du succès de cette entreprise en dépendra le reste… À moins que vous vouliez que rien véritablement ne change…
Bien à vous
Jean-Pierre Létourneau
jpl.fables@gmail.com
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