Attention : VOIR MISE À JOUR DANS LES COMMENTAIRES
Même après d’importants investissements dans la mise à niveau des infrastructures sanitaires et pluviales de Sainte-Adèle, le tristement célèbre «tuyau de la Rolland» déverse encore et toujours une importante quantité de saletés de toute sorte dans cette magnifique Rivière-du-Nord qui traverse le territoire de la municipalité. Lors d’une conversation non officielle, un représentant de la municipalité se disait très étonné d’apprendre que cet ouvrage de surverse laissait encore échapper du papier et des serviettes hygiéniques, de vieux condoms et autres immondices. Est-ce à dire que les travaux ont été mal exécutés? Soulignons que l’ancien tuyau est maintenant condamné et que le nouvel ouvrage, situé légèrement en amont du premier, crache encore et toujours des eaux grises et nauséabondes. Le document visuel démontre de façon troublante qu’après quatre ans et plusieurs centaines de milliers de dollars, nous sommes tragiquement retournés à la case départ.
Nous aimerions avoir des explications.
- Est-ce normal à ce stade des travaux que ce tuyau tout neuf déverse autant de surplus d’égouts directement dans la rivière?
- À quoi ont servi les milliers de dollars investis dans les infrastructures?
- Les travaux avaient-ils pour unique objectif de lever le moratoire imposé par le MDDEP afin de permettre de nouvelles constructions immobilières à Sainte-Adèle?
- Combien y a-t-il de sites similaires sur le parcours de la rivière qui traverse le territoire adélois?
Mon intention ici n’est pas d’accuser personnellement les élus dans ce dossier, mais de nous questionner, collectivement, à propos de ce laxisme qui sévit non seulement à Sainte-Adèle, mais à l’échelle des Laurentides et de la province. Ce genre d’ouvrages qui polluent, à l’abri des regards et des populations, sont monnaie courante. On en compte plusieurs sur le territoire de Sainte-Adèle. Que pouvons-nous faire pour y remédier ? Ça prend le courage de reconnaître le problème, de l’inclure dans la liste des priorités et d’y remédier une fois pour toutes. Pourquoi Sainte-Adèle ne pourrait-elle pas devenir un chef de file en matière de protection et de valorisation de son patrimoine naturel?
- Condoms usagés
- Démarcation entre l’eau grise et celle de la rivière
- Serviettes hygiéniques



Peut-être que pour changer, comme collectivité, on pourrait, au lieu d’être contre tout: la Romaine, le plan Nord, les mines, l’uranium, le gaz, les barrages et j’en passe et enfin être POUR la dépollution de NOTRE rivière. Les gens des villes, Montréal par exemple, qui s’indignent au nom des communeautés du nord pourraient peut-être s’indigner de ce qu’ils font au Saint-Laurent.
C’est curieux comme l’on surveille les culs terreux qui doivent respecter de nombreux règlements, couleur des cabanons, des bras de galeries, etc. alors que les gouvernements municipaux ont le droit au nom des mêmes citoyens de créer et tolérer des situations qui dépassent l’entendement.
Je me demande combien d’argent on a dépensé et qu’on dépensera encore pour essayer de démontrer qu’on est plus fort et “plus meilleur” que l’un de nos citoyens alors qu’on aurait pu l’investir pour cesser de polluer la rivière.
Monsieur Bérard, les élus ont-ils été saisis de vos questions et croyez-vous qu’ils y répondront?
Je serais d’accord pour que l’on augmente mes taxes pour investir dans la protection de l’environnement.
Jean-Pierre St-Germain
M. St-Germain, je sais que les élus ont lu ce billet et sont au fait de la persistance du problème, même après les importants travaux de mise à niveau des infrastructures. Que feront-ils, je n’en sais rien. Tant que les responsables estimeront qu’il est normal qu’un certain pourcentage du contenu des égouts se retrouve dans la rivière, nous aurons un sérieux problème. Ça semble le cas, puisqu’un ingénieur qui représente la Ville a affirmé à M. Veilleux que c’était normal. Une chose est sûre, je vais porter l’affaire à l’attention du ministère du Développement durable de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). Dans mon ancienne vie de journaliste régional, j’ai à plusieurs occasions communiqué avec le ministère à ce sujet. J’ai même accompagné un technicien qui a procédé à des analyses d’eau près du tuyau. Ce que je cherche à savoir, c’est s’il est normal que cet ouvrage de surverse soit encore relié aux égouts. Ne devait-on pas séparer le pluvial du sanitaire (système unitaire) afin de régler ce problème? La chose s’explique peut-être par le fait que tous les travaux d’infrastructures ne sont pas encore exécutés. Mais si j’en crois les réactions de certains responsables, la situation ne serait pas normale. Tout ça reste à clarifier (sans jeu de mots) avec le ministère. Une chose est certaine, nous allons suivre ce dossier afin de comprendre ce qui se passe sur ce site ainsi que sur les autres.
En général, les experts et les “faiseurs d’études” ont tendance à dire ce que ceux qui les paient veulent entendre.
Normal mon oeil, un tuyau (nécessaire) qui sert à évacuer les surplus d’eaux de pluie ne devrait pas couler lorsque il n’a pas plu depuis plusieurs jours et ne devrait servir qu’en cas d’absolue nécessité.
C’est un fait qu’une chose anormale qui se produit assez souvent et/ou assez longtemps en vient à être considérée comme normale.
Je ne connais pas cet ingénieur mais si j’étais son patron, je me poserais de sérieuses questions sur son profesionalisme.
En passanr, n’avons-nous pas à la ville un(e) coordonateur(trice) à l’environnement? Où est-il(elle)?
Jeran-Pierre St-Germain
Sauf erreur, il s’agirait de l’ingénieur qui représente la Ville.
MISE À JOUR
Aujourd’hui (mardi 17 mai 2011), dans un souci de transparence, la situation a été portée à l’attention du ministère du Développement durable de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), afin que toutes les instances qui jouent un rôle dans ce dossier disposent des mêmes informations et documents visuels.
Dès que nous obtiendrons des explications, nous vous les communiquerons. De plus, si la Ville le souhaite, nous publierons ici toute information, réponse ou explication officielle dans les pages de ce carnet. Le but est de comprendre la situation et d’obtenir les informations qui appartiennent aux citoyens.