
La vallée du Mont-Baldy, telle qu'elle n'apparaîtra plus jamais
Adélois, peut-être le saviez-vous déjà: désormais, vous devez faire vos adieux au Mont-Baldy tel qu’on le connaissait depuis toujours. En lieu et place de la plantation de pins et de chênes qui tapissent la petite vallée qui se trouve au pied de la montagne, il y aura bientôt un développement immobilier de 60 habitations — la vallée du Mont-Baldy —, et le plus désolant, c’est que les lieux seront désormais « protégés » par une barrière avec code d’accès. La privatisation indécente du patrimoine naturel du Québec vient de frapper à nouveau, cette fois dans notre ville. Une «bonne nouvelle» cependant: nous aurons toujours accès à la piste de ski de fond qui passera désormais à flanc de montagne et d’où l’on pourra «admirer le domaine», m’a dit fièrement l’homme du bureau des ventes. Mais il faudra désormais y accéder par la piste de ski de fond numéro 8. Le hic, c’est que l’on s’en tamponne de la beauté du domaine! On n’y peut rien, me direz-vous, car c’était une terre privée et un propriétaire peut faire ce qu’il veut de son bien. En effet, voilà le problème auquel nous faisons face collectivement. Il devient presque impossible d’avoir accès aux plus beaux sites de la région, car ils sont justement du domaine privé. Et la paranoïa pousse les propriétaires à se barricader dans leurs «petits villages» derrière des barrières qui s’ouvrent à l’aide de codes afin que l’on sache bien qu’ils nous sont désormais interdits.
Je rêve du jour où les élus auront le courage de changer le zonage de certains sites exceptionnels, comme celui du Mont-Baldy, quitte à mettre en colère les propriétaires, afin que la nature, notre richesse, reste accessible à tous et conserve son cachet unique.
Noter que le portail dans la vidéo est à l’entrée du chemin que nous empruntions pour accéder à cette magnifique région.
La montagne aurait été cédée à la ville à condition «qu’elle reste intacte, sans constructions et dédiée à des activités récréatives.»
Qu’entendez-vous par “La momtagne aurait …………”
Cette citation vient du vendeur à qui j’ai parlé. Le promoteur, qui s’est porté acquéreur du domaine qui comprend la vallée où se trouvent actuellement une plantation d’arbres et la montagne, aurait, selon le vendeur à qui j’ai parlé, cédé la montagne à la municipalité à condition «qu’elle reste intacte, sans constructions et dédiée à des activités récréatives.» J’emploie le conditionnel, car mon expérience me pousse à être affirmatif seulement quand les ententes sont véritablement conclues, ce qui n’est pas encore le cas ici..
Sait-on ce que la municipalité en pense?
Je crois que la municipalité a accepté le tout
Donc on a au moins sauvé la montagne?
Cette décision est-elle conforme à la “politique des sommets” adptée par le passé?
J’ignore si cette entente intervenue entre la Ville et le promoteur s’insère dans la politique de protection des sommets. En fait, j’ignore tout des négociations qui ont eu lieu entre les parties dans ce dossier. Rappelons que la politique de la protection des sommets n’interdit pas le développement des sommets, mais se contente de l’encadré. Il n’y a qu’à voir les maisons qui poussent sur les sommets qui flanquent l’autoroute 15 entre Sainte-Adèle et Tremblant pour prendre la mesure des limites de cette politique.