Je suis en colère!

Publié le Mis à jour le

Cette pandémie me met en colère. Nous devrions tous l’être, une saine colère, viscérale et rugissante. Pas celle que l’on retourne contre soi ou vers les autres, mais celle qui vous allonge une gifle et vous tire de l’apathie. De celle qui fait bouger les choses et qui pousse à l’action. Cette colère qui donne un coup de pied au cul à la résignation et réveille la vie en soi.

La colère est l’une des émotions fondamentales chez l’être humain. Elle a une fonction utile si l’on sait comment l’utiliser. Ce qui n’est pas le cas. Non, dans notre monde que l’on veut lisse et sans aspérité, on ne doit pas se fâcher, remettre à sa place, pointer du doigt, élever la voix ou critiquer. La colère sanitaire et libératrice est enfermée à double tour dans un placard, remplacée par cette tolérance béate et pathologique qui nous fait tolérer l’intolérable nous transformant en témoins désossés devant l’effritement du monde dont nous ne sommes que les locataires indisciplinés.

Je suis en colère devant cette foi aveugle et bête en une économie déprédatrice — et de ses truands — qui se révèle indifférente quand la chair qui la nourrit souffre de ses abus. En colère parce que nous acceptons docilement d’être au service de cette économie en furie, alors que c’est elle qui devrait nous servir.

Je suis en colère devant cet à-plat-ventrisme qui consiste à se prosterner devant les pires dérives culturelles, les croyances, les superstitions et les traditions ankylosantes, véritables  boulets qui ralentissent l’avancement de la pensée humaine et mettent en péril la santé à une échelle planétaire. Nous le vérifions douloureusement en ce moment avec la covid-19.

Je suis en colère que l’on endorme nos enfants avec la berceuse «Ça va bien aller», alors que le ventre plein, nous leur léguons sans complexe une planète vampirisée. Car soyons lucides, après la covid-19, d’autres défis les attendent. Ils devront bientôt composer avec les autres conséquences de nos laxismes. C’est à eux que reviendra la lourde corvée de réanimer les océans, rendre l’air plus respirable, et régler le thermostat planétaire.

«Mes enfants, voici votre héritage, le monde dont on s’est rassasié. Il est un peu en désordre, mais n’ayez crainte, ça va bien aller!» 

C’est le syndrome Ponce Pilate dans toute sa force.

N’attendons pas que ça aille bien. Soyons en colère, révoltés, combatifs et vivants. Le monde est ce que nous en faisons. L’ennemi que nous combattons n’est pas invisible, il a un visage qui porte actuellement un masque pour se protéger de ses propres négligences.

Notre colère est l’antidote à notre passivité et à notre mécontentement. Elle se doit d’être constructive, déterminée, persévérante. Se mettre en colère, c’est se mettre en mouvement, se lever, se secouer.

Ça va bien aller seulement si nous nous laissons porter par cette sainte colère et la mettons positivement en action pour devenir simplement plus humains.

Toutes les opinions se valent, vraiment?

Publié le Mis à jour le

Par André Bérard

«Chacun son opinion», voilà qui, pour plusieurs, vient clore une discussion où il y a opposition d’idées. Cette formule rappelle sa jumelle : «Toutes les opinions se valent».
Rien de plus faux!
Platon nous dit que “L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance.”
Faut-il rappeler qu’une opinion n’est pas une réflexion et qu’une réflexion ne se construit pas avec des matériaux fragiles et strictement subjectifs comme les impressions, les croyances et certitudes, les peurs, les filtres personnels ou les biais cognitifs qui nous habitent tous. La réflexion implique un exercice de remise en question de ses propres dogmes et de ses a priori. Elle demande un entraînement de la pensée qui exige des efforts, de la persévérance et de la pratique.
La réflexion implique une vue d’ensemble, l’écoute, l’ouverture et surtout la curiosité de l’autre qui permet une véritable compréhension, ou à tout le moins un regard plus éclairé sur les enjeux. Ce n’est qu’à ces conditions que devient possible la communication qui suppose une «mise en commun» des idées, leur apposition et non leur opposition.
J’aime bien l’expression «se forger une idée». L’art de la forge exige des compétences et s’acquiert par la pratique. Pour transformer la matière brute, le forgeron doit connaître sa composition, savoir comment elle réagit, être conscient de ses forces et de ses limites.  La réflexion est un creuset où naissent des idées qui, parfois, nous aident à avancer. C’est la pensée qui revient sur elle-même et s’approfondit.
L’opinion dans sa version simpliste rejoint le fameux «livre à moi». Une manière d’abécédaire présentant nos convictions personnelles, figées et immuables, imprimées à l’encre indélébile sur du papier jauni. Ce livre peut s’avérer utile pour un usage personnel, mais sans pertinence, lorsque brandi telle une bible lors d’un échange qui se veut intelligent et intelligible. Il est amusant de noter que le mode d’emploi du «livre à moi» emprunte au lexique guerrier :  défendre son point, sa position, ne pas donner de munitions à l’ennemi, tirer à boulets rouges, partir en croisade, utiliser des arguments massue, s’adresser à ses troupes, mener une guerre d’idées. Dans ce contexte, tous les débats deviennent des champs de bataille minés où le maintien d’une position fixe nous évite de «détonner».
“Une opinion n’est choquante que lorsqu’elle est une conviction.”
— Rémy de Gourmont, promenades philosophiques
Partager son opinion n’est pas un mal en soi, à condition qu’elle ne se suffise pas à elle même et qu’elle reste ouverte, engageante et qu’elle résulte d’un honnête travail de réflexion. Tout un défi, car il a été démontré qu’une fois une opinion bien ancrée, un individu remettra en question et doutera de tout argument, même irréfutable, allant à l’encontre de ses convictions. En revanche, il accueillera favorablement ceux avalisant sa position, au mépris de l’évidence. Bref, pour une majorité d’entre nous, changer d’opinion relève de la prouesse. Revoir ses propres diktats exige un effort, de la vigilance et une observation lucide de nos billets cognitifs.
En cette ère de culture du «like» où l’on doit tous émettre sur la même longueur d’onde, être lisse et sans aspérité, où la facilité, la pensée simpliste, les raccourcis intellectuels deviennent la norme, l’opinion la plus grossière devient vérité incontestable et s’y attaquer est considéré comme une hérésie.
Renouons avec le plaisir de débattre sainement. Réapprenons à aimer le bruit du choc des idées. Réalisons que n’être pas d’accord ne veut pas dire être contre.

L’idée piscine/aréna un projet à mettre sur la glace (prise 2)

Publié le Mis à jour le

 

PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

À Piedmont, en bordure de la 117 et de la rue Principale, il y a un parc en l’honneur de Jack Rabbit, pionnier du ski de fond dans les Laurentides.  Son pathétique emplacement, aux abords d’une insipide voie de circulation, illustre parfaitement combien collectivement nous n’avons pas su conserver la magie et la beauté d’une œuvre devenue peu à peu inexistante.

À l’époque et pendant des décennies, nous avons tous cru que la nature était sans fin et appartenait à tous. Un développement se faisait quelque part, on déplaçait, sans trop de problèmes, les sentiers sur le terrain d’un voisin compréhensif et conciliant. Or, en 2020, nous avons atteint les limites de cette façon de faire. La pression démographique est devenue trop forte.  Jour après jour, la nature s’amenuise et s’estompe de façon continue. Si la disparition des forêts du Brésil et de l’Australie nous émeuvent tant, pourquoi les nôtres nous laissent-elles si passifs et indifférents? Pourquoi est-il possible d’espérer des dizaines de millions pour un complexe sportif, mais si ardu de demander 10 fois moins pour le parc du Mont Loup Garou, dont on doit en plus et constamment, justifier la valeur et la pertinence?

La nature est collectivement notre richesse. Chaque jour, on nous dit combien elle est tant essentielle à notre économie que nécessaire à notre bien-être.  C’est donc dans cet esprit que je demande que soit mis sur la glace le projet aréna/piscine, le temps que l’on trouve tous ensemble les moyens financiers, normatifs et législatifs qui pourront assurer la sauvegarde et la pérennité d’espaces verts proches, accessibles et d’envergure. Ce douloureux report, s’il en est un, est la bonne chose à faire, si nous voulons conserver pour nous et nos enfants, un art de vivre qui a inspiré tant de nos illustres prédécesseurs.

Le projet de la piscine-aréna prend l’eau …

Publié le Mis à jour le

PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

Ainsi donc, ce projet mal conçu et né dans un climat de controverse se heurte avant même sa construction à un dépassement de coût. Permettez-moi d’en rire un peu, tant je ne suis point surpris de voir avec quel amateurisme nos élus ont mené ce dossier.

D’abord, un mot pour dire que si nous sommes la seule MRC qui n’a pas ce genre d’équipement, nous sommes sans doute aussi l’une des seules à ne pas avoir d’hôpital, de piste d’atterrissage, d’industries lourdes, d’agriculture, ou d’un Walmart. Et pourtant, nous vivons ici quand même, parce que nous avons autre chose qui nous rend la vie belle et heureuse. 

Nous avons des forêts, montagnes, lacs et rivières qui incitent des milliers de touristes et villégiateurs à venir jouir de nos lieux. Mais dans un excès de pensées magiques, beaucoup pensent que tout cela nous est acquis, alors qu’il en est rien. Tous ces beaux paysages, ces grandioses espaces et cette infinie quiétude sont du domaine du privé et peuvent à tout moment disparaître.

Notre principal moteur économique est la nature et nous sommes souvent incapables d’en assurer la sauvegarde et la pérennité tant nous sommes pressés de tout développer et de bâtir des infrastructures lourdes, coûteuses et extrêmement énergivores.

Cela étant dit, je suis pour tous les sports et loisirs, mais assurons-nous d’abord d’établir une véritable politique d’acquisitions et de protection durable d’espaces verts à des fins économiques, environnementales et communautaires.  Si après, il nous reste encore de l’argent, nous tenterons alors de combler les envies et désirs du meilleur projet qui soit.

Liberté d’expression ou expression qui prend toutes les libertés?

Publié le Mis à jour le

Ceci n’est pas un appui à la mairesse Nadine Brière. Cependant, une partie de son dernier message publié sur sa page Facebook officielle m’a interpellé et même touché :

«Mon message aujourd’hui était surtout pour mettre en lumière une autre réalité. Les messages haineux et les menaces qui ont également été faits à mon égard sont inacceptables. Comment les gens peuvent être aussi protecteurs d’un chevreuil et aussi malveillants lorsqu’ils écrivent à un être humain. Oui parce que derrière votre écran cher harceleur, intimidateur, chère dame impolie ou encore chers professeurs des HEC, se trouve un être humain. Un être humain avec des défauts comme vous, mais un cœur également. Être en arrière d’un écran ne donne pas tous les droits.La méchanceté gratuite, le harcèlement et la misogynie sont devenus monnaies courantes sur les réseaux sociaux. Des relents d’amertume, de frustration, de jalousie et de rancœur assaillent souvent ce monde virtuel et font de lui un espace menaçant et suffocant pour moi et ma famille.»

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette histoire du «chevreuil de Sainte-Adèle», instruisez-vous ici : https://www.journaldemontreal.com/2019/12/30/un-employe-de-ville-tue-un-cerf-blesse-a-coups-de-pelle

Là où j’appuie sans réserve la mairesse de Sainte-Adèle, c’est lorsqu’elle dénonce le harcèlement, l’intimidation et les incivilités qui ont cours sur les piloris sociaux et dont elle est la cible. Nous avons le droit d’être en désaccord avec le style de Mme Brière, ses politiques, ses décisions, sa vision de Sainte-Adèle. Nous avons même le droit de l’exprimer et d’en discuter. Mais pas ne n’importe quelle manière. Et des manières, beaucoup n’en ont pas. Et ceux-là, eh bien, ils devraient se taire, se faire tout petits et retourner aux tâches dans lesquelles ils excellent, s’il y en a.

Ces héros Marvel de la démocratie participative incapables de structurer une idée, de construire un point de vue étayé, pataugent dans les marais boueux et malodorants de l’opinion mal dégrossie et de la réaction infantile et infantilisante. Pour eux, la réflexion, le débat civilisé entre personnes aux positions divergentes sont des concepts qu’ils sont incapables d’appréhender. Non, leur talent réside plutôt dans les amalgames grossiers, les associations fallacieuses, les procès d’intention, le lynchage public, les appels à la démission, la vengeance, l’insulte, la calomnie, les insinuations.

Ces gens qui se réclament de la vérité, de la justice et du droit en font un usage tout à fait inédit et à géométrie variable. Pire, ils estiment que leur lumineuse analyse devrait servir de gabarit pour construire la pensée citoyenne. Au royaume des réseaux sociaux, les imbéciles sont rois.

Pour cette raison, j’appuie sans réserve les propos de la mairesse de Sainte-Adèle et je dénonce avec elle tous ces Trolls des «réseaux associaux» qui sont la gangrène de l’intelligence citoyenne. 

Évitons de confondre liberté d’expression et expression qui prend toutes les libertés!

Censure au journal Accès

Publié le Mis à jour le

 

MISE À JOUR. Magiquement, après publication de cet article, mon commentaire est apparu sur le site du journal.

À quelques reprises, on m’a signalé que le journal Accès s’adonnait à une censure dans la section «commentaires» de son site Internet. L’argument évoqué par l’hebdomadaire était le fameux «problème technique». À la suite de la parution de cet article dans la dernière édition du journal, j’ai décidé de faire un test qui fut fort concluant. La nouvelle concerne le conseiller Pierre Lafond, reconnu coupable par la Commission municipale du Québec (CMQ) d’avoir commis des manquements à plusieurs articles du règlement du code d’éthique et de déontologie des élus de la municipalité. J’ai commenté la nouvelle avec, ma foi, un texte très poli qui soulève une simple interrogation et remet en contexte la nouvelle.

Voici le commentaire refusé:

«M. Lafond est un cas en soi. Sur le fond, ses revendications, du moins certaines d’entre elles, sont justifiées et pertinentes, mais c’est dans la manière de les présenter que les choses achoppent. Étant une voix discordante au sein du conseil, M. Lafond est évidemment la cible à abattre. Cependant, les citoyens ne doivent pas prendre de raccourci intellectuel et conclure que puisque la CMQ reconnaît les manquements du conseiller, les élus sont par là même blanchit. Dans le cas qui nous intéresse, le problème n’est-il pas le messager et non le message?»

Comme vous pouvez le constater, je ne plaide pas en faveur du conseiller, au contraire. J’émets simplement une opinion valable, je soumets un point de vue, un angle différent. Mon commentaire a été refusé, sans explication! Je me désole de constater à quel point ce journal est frileux. Une censure aussi grossière ne peut qu’attiser l’idée auprès des lecteurs que le journal «oriente» les débats. Un média peut influencer l’opinion sans rien écrire en choisissant simplement de ne pas publier certains textes. Ainsi, la palette de points de vue s’appauvrit et ne présente que quelques nuances de gris.

Qu’on me comprenne bien, je ne me porte d’aucune façon à la défense du conseiller Lafond. J’ai mainte fois rappelé au conseiller que je ne cautionnais pas ses méthodes. Je m’en remets donc aux conclusions de la CMQ. En revanche, cette décision ne rend pas caducs tous les points soulevés par le conseiller dissident. Cette position mérite-t-elle d’être censurée?

Je vous laisse en décider par vous-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saga judiciaire de la croix de Sainte-Adèle | Réponse à la mairesse Brière

Publié le Mis à jour le

croix_01 - copie
Crédit photo : Blogue-notes
Parole citoyenne.
Lettre ouverte publiée par quatre citoyens adélois en réponse aux propos de la mairesse Nadine Brière rapportés dans l’édition du 11 septembre 2019 du journal Accès.

 

Sans préjudice

La saga judiciaire de la Croix de Sainte-Adèle qui oppose Marc Lupien et la Ville est en voie de se régler, car selon une source sûre, l’arbitre Pierre Dalphond a convoqué récemment les trois parties (M. Lupien, la Ville et l’assureur de la Ville) pour une troisième conférence de gestion d’ici au début d’octobre prochain.

La mairesse a encore des devoirs à faire

Dans sa lettre du 11 septembre 2019 publiée dans le journal Accès,  Mme Brière affirmait : « J’ai tout fait pour faire de la médiation et pour aller en arbitrage ». Pourtant, elle affirmait à Cime FM le 12 août dernier : « Moi, ça c’est vraiment entre les avocats, l’avocat qui fait la demande entre les différents partis et eux. Moi, je n’ai pas l’autorisation de savoir qui est en faveur et qui ne l’est pas. »

Depuis quand un avocat, engagé par la Ville, peut-il imposer sa décision à celui qui l’engage et depuis quand une mairesse obéit-elle aveuglément et servilement à son avocat? En effet, n’est-ce pas Me Gervais, et non l’arbitre ni la mairesse, qui a opté pour l’opacité (la confidentialité et l’anonymat quant à la réponse des 21 poursuivis par M. Lupien), sachant très bien que cela ferait avorter le processus d’arbitrage?

Les Adélois ont élu une mairesse et un conseil de ville, et non un bureau d’avocats, pour diriger la Ville et prendre des décisions dans leurs intérêts. De par son mandat démocratique, la mairesse a l’autorisation, le droit et le devoir de savoir quels sont ceux qui refusent le processus d’arbitrage alors qu’ils sont défendus gratuitement par la Ville et que c’est la Ville et l’assureur qui paieront s’ils sont reconnus coupables.

La mairesse a également le devoir de rencontrer ceux qui s’objectent à l’arbitrage et de les convaincre de l’accepter . S’ils refusent, qu’ils se défendent seuls et, s’ils sont condamnés, qu’ils assument seuls les frais. Nous considérons que M. Lupien a le droit de poursuivre personnellement 18 personnes et 3 successions s’il juge qu’ils ont commis des fautes lourdes et intentionnelles.

Oui à l’arbitre de Pierre Dalphond accepté par les deux parties

Le juge Pierre Dalphond avait été recommandé aux deux parties par l’Honorable Céline Hervieux Payette et toutes deux l’avaient accepté. Qu’il ait été nommé par la suite au Sénat, cela ne change rien à ses compétences et à la présidence de l’arbitrage. Des avocats mènent bien plusieurs dossiers de front.

Nous, Adélois, nous voulons en finir définitivement avec ce conflit qui est un véritable scandale tant par les sommes faramineuses dépensées (environ 3 millions $) que par l’enjeu minime, soit d’aller à la croix et au bassin d’eau pour y faire l’entretien environ deux fois par année. Nous faisons confiance à l’arbitre Dalphond pour mener à bien l’arbitrage qui sera la voie la moins coûteuse. En effet, la poursuite du dossier par la voie des tribunaux coûterait encore des millions en frais judiciaires et pourrait aboutir en Cour suprême alors que le jugement de l’arbitre sera final et sans possibilité d’en appeler.

« Ce dossier a vu passer six maires et 36 élus»
— Nadine Brière

Nous, Adélois, nous posons la question suivante à la mairesse et aux conseillers : Comment six maires et 36 élus ont-ils pu laisser pourrir un tel conflit ayant un enjeu si minime durant 13 ans, comment ont-ils réussi à engloutir environ 3 millions de dollars de l’argent des Adélois pour payer des frais judiciaires et autres, et se retrouver avec une poursuite de 13 millions de dollars? Si vous ne pouvez répondre, ne vaudrait-il pas mieux laisser votre place à des élus compétents?

Signé par :
Hon. Céline Hervieux Payette, LL. L, C. P.
André Lavallée.
Johanne Morrissette.
Guy Denoncourt.