QUI POURSUIT QUI? ET POURQUOI?

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Il vaut la peine de prendre 30 minutes pour s’informer et s’impliquer, et ainsi sauver des millions de dollars.

 

Lettre ouverte faisant appel à l’intelligence et au bon jugement des Adélois en vue de les mobiliser pour exiger dès 2017 la fin du ruineux conflit de la Croix de Sainte-Adèle. 

 

M. Milot, le 20-06-2016, vous affirmiez : « On n’a pas le choix, il faut qu’on se défende! » (Accès, 29-06-2016). 

Mme Brière, le 3-10- 2017 vous affirmiez à M. J-R Bernier: «  Il faut comprendre dans le présent dossier que M. Lupien poursuit la ville et non pas l’inverse.  Il est donc du devoir d’un conseil de ville de voir à se défendre… »

MM. Bellerose et Lavallée, tous candidats au poste de maire, 

VOICI DES FAITS HISTORIQUES ET NON EXHAUSTIFS QUI NE MENTENT PAS :

  1. Le 11 décembre 2002 : Lise Proulx et Marc Lupien (Société en commandite Sommet Bleu) achètent au 701, rue de la Croix, les terrains sur lesquels  sont érigés la croix et le bassin d’eau appartenant à la Ville pour les besoins en eau potable des résidents du Somme Bleu.  Par la suite, M. Lupien (Société en commandite Grande Corniche) achète 1,2 millions de pieds carrés de terrain adjacent pour un développement de condos résidentiels d’une valeur d’environ 25 millions de dollars et nécessitant un changement de zonage.
  2. 2003 : présentation de plans de la future résidence du 701, rue de la Croix, qui sont refusés puisque la Ville prétend que la maison entre en conflit avec la croix.
  3. 2004 : présentation de nouveaux plans de la résidence, pressions de la population pour ne pas construire (pétition de plus ou moins 3 000 noms).  Le maire  Jean-Paul Cardinal convoque une réunion au sous -sol de l’église.  Face à l’opposition des citoyens, M. Lupien, présent, suggère  que la Ville achète le terrain et paye les dépenses encourues. Le premier  déclare que la Ville n’a pas les moyens financiers pour cela ni pour  des investissements d’un million en aménagement. M. Lupien déclare alors qu’il sera le gardien de la Croix des Adélois. 
  4. Le 20 août 2004 : émission du  permis de construction de la résidence du 701, rue de la Croix, (2004-00548) avec six mois de retard et début immédiat des travaux par le dynamitage.  Arrêt du projet en décembre 2004 à cause de ce retard.
  5. Le 3 février 2005 : émission du permis 2005-0033 pour la construction au 701, rue de la Croix, d’un bâtiment mécanique incluant une barrière adjacente. 
  6. Le 1er septembre 2005  M. Benoit Huneault  se présente sur le chantier  sans en avoir avisé le directeur du chantier, vêtu de shorts et de sandales, sans casque de sécurité et sans aucune identification.  Ce dernier, responsable du chantier et de l’application  normes de sécurité, ne peut le laisser entrer car il n’a pas d’habit règlementaire.  Il téléphone  à M. Lupien qui s’était fait voler des matériaux deux jours auparavant.    Il lui demande d’attendre afin de vérifier ses dires.  M. Lupien  téléphone à M. Dontigny qui confirme que cet homme est un employé de la Ville.  M. Lupien le laisse partir et va rencontrer M. Dontigny.  Sept jours plus tard, M. Huneault, revient sans protection et accompagné de deux policiers sans casque.   Après la première visite, il avait accusé faussement Marc Lupien de l’avoir séquestré et d’avoir entravé son travail.  En effet, le 11 mai 2011, le Juge Dominique Larochelle conclut son jugement (700-01-059981-053) ainsi : «… le Tribunal (…) acquitte l’accusé de l’infraction portée contre lui. »
  7. 5 décembre 2005 : M. André Mongeau, directeur général, envoie une directive à tous les départements de la Ville et à tous les employés les informant « … qu’à compter du mercredi 7 décembre 2005, les requérants du projet 701 chemin de la Croix, (…) n’ont plus accès directement aux services de la Ville de Sainte-Adèle de façon écrite ou verbale. 

Je vous demande, par conséquent, d’informer les requérants…  de communiquer avec  Me Jean-François Gagné du Cabinet d’avocats Deveau, Lavoie, Bourgeois, Lalande et Associés, SENC »   

  1. Le 16 mai 2006, le couple Lupien reçoit par huissier la requête en injonction de la Ville visant la démolition des barrières (700-17-003433-066).  Pourtant, la Ville avait accordé le permis  le 3 février 2005.  Elle demande aussi de passer par un chemin appelé « Chemin Bell » pour aller entretenir la Croix, au lieu d’utiliser la servitude inscrite au contrat de vente du terrain sous la Croix à M. Dufresne en 1970, prétextant qu’ils n’étaient pas capables de passer par cette dernière.    En conséquence,  M. Lupien a dû fermer le chantier et annuler  la vente de sa maison sur la rue des Chanterelles à Sainte-Adèle.  Il a  essuyé une perte de 75 000$ lors de la vente de celle-ci un an plus tard. Le 4 août 2014, le juge Michel Delorme   (cause 700-17-003433-066) rejette cette demande de la démolition des barrières et du changement de servitude et confirme les deux prétentions de M. Lupien.  
  1. Le 10 juillet 2006 : résolution adoptée par le conseil de ville pour la démolition de la résidence en construction, (Résolution 2006-337), ce qui rendait impossible d’hypothéquer ou de vendre la propriété.   Le maire Jean-Paul  Cardinal affirme dans sa déposition du 14 décembre 2007  que c’était uniquement « pour mettre de la pression » sur M. Lupien.  Durant le procès intenté par la Ville, à la  demande du juge Michel Delorme en 2014, le conseil de ville a dû annuler la résolution de démolition de la résidence.  Cela confirme que M. Lupien avait agi conformément  au permis et à la règlementation. 

De plus, M. Lupien renonce définitivement à son projet de condos de 25 millions de dollars qui auraient rapporté environ 350 000$ à la Ville en revenus de taxation à cause du comportement abrasif de la Ville.

  1. Octobre 2006 : M. Lupien avait octroyé un contrat à Toiture Alto. Il constate qu’il y a infiltration d’eau  dans les boites électriques.  Le vendredi, 3 octobre, il envoie une mise en demeure à cette compagnie pour  des dommages de 25 000$.  Ce même vendredi, le manœuvre quitte les lieux avec un camion et en laisse un sur le chantier.   Le lundi, 6 octobre, jour de l’Action de grâce, l’entrepreneur veut aller chercher son camion, pensant que M. Lupien est absent.  Il se présente avec 4 policiers parce que les barrières l’empêchent d’entrer au 701, de la Croix.   M. Lupien qui est présent lui a dit de venir le lendemain.    L’inspecteur  Aumont, de la police municipale, accuse faussement Marc Lupien de voies de faits envers Marc-André Hivon  venu sur la propriété des Lupien et de vol d’un camion de la Toiture Alto au 701, de la Croix.  Le 9 octobre, il l’accuse faussement d’entrave au travail de policiers.  Le 24 septembre 2008, le Juge Marc Vanasse, J.C.Q., a acquitté M. Lupien de ces trois accusations. En termes légaux, il est ici question d’un conflit civil car il y a réclamation de dommages pour avoir mal exécuté un travail.  On l’a transformé en dossier criminel

La conséquence : le 19 octobre 2016,  le Juge Jean-Yves Lalonde a condamné solidairement les policiers Aumont, Paquin et Rioux qui travaillaient à la Sureté municipale de Sainte-Adèle au moment des accusations, ainsi que la Ville de Sainte-Adèle,  à payer des dommages à M. Lupien.    Le juge qualifie le climat ainsi : « un antagonisme inflationnaire, nourri par l’acrimonie et la haine que se livrent les deux parties. »    C’est la première des poursuites en dommages par M. Lupien.

  1. À l’automne 2006, la Ville dépose une plainte criminelle de méfaits publics contre M. Lupien au sujet du pavage de rue, grâce à la déposition faite par M. Tim Watchorn, ingénieur et directeur des travaux publics, à la demande de  M. Mongeau, dg, qui lui a demandé « d’officialiser » son rapport.  La Couronne n’a pas retenu cette plainte.
  1. Le 25 octobre 2006, la Ville fait une requête en injonction à la Cour Supérieure pour la démolition des travaux d’asphaltage et pavé-uni (cause 700-17-003781-068).  Le 6 décembre 2006, le Juge Journet a déclaré « clos » le recours intenté par la Ville.   (Accès, 15-12-2006).  Il a affirmé: « Je vous avoue, moi, je me sens mal à l’aise… à s’en aller dans un interlocutoire dépenser l’argent du peuple. » (p. 104) « J’essaie de fermer un dossier, de couper court et puis d’arrêter des procédures inutiles. » (p. 119)  Il ajoute à la page 120 : «Alors, il n’est pas nécessaire de faire tout un débat, de déranger plein de monde, de faire des dépenses d’avocats pour faire des interrogatoires et puis des auditions alors que c’est clair comme de l’eau de roche.  Monsieur Lupien reconnait qu’il a fait des travaux, une partie était sur le terrain de la ville et puis ça appartient à la ville.  Point final. » 
  2. M. Lupien n’avait intenté aucune poursuite avant le 11 décembre 2006.  Ce n’est qu’à partir de cette date, suite aux poursuites abusives  de la Ville et aux fausses accusations criminelles, qu’il commence à entreprendre des procédures judiciaires contre la Ville et certains de ses employés et élus dans le seul but de se défendre et de réclamer des dommages et des intérêts.
  3. Le 9-11-2007, Michel Sarrazin, qui s’est présenté dans l’équipe de Réjean Charbonneau, intente un recours collectif contre la Ville pour avoir négligé d’entretenir et de nettoyer le bassin d’eau.  Le 14 novembre 2007 : lettre de Me Francis Gervais (avocat de la ville) à SEC Sommet Bleu et Lise Proulx stipulant que la ville a l’intention de les appeler en garantie, pour la somme du recours collectif du bassin d’eau potable du Sommet Bleu (2 500 000$), à titre de propriétaire des lieux, alors que c’est la Ville qui est propriétaire du bassin et qui est accusée de négligence, et non pas les propriétaires du 701, de la Croix.  Ce recours est tombé le 23 juin 2009.
  4. À l’automne 2009, MM. Marc Lupien et Réjean Charbonneau, maire nouvellement élu, participent à une conférence de règlement à l’amiable. C’est le nouveau conseil de ville qui a refusé de revenir pour une deuxième séance de négociation, malgré la promesse du maire et malgré l’insistance répétée du Juge
  5. Le 6 décembre  2011, la Ville a initié une requête en injonction pour remblai-déblai (700-17-008558-115), arguant que M. Lupien avait fait des travaux sans permis sur le terrain vacant.  Elle s’est désistée le 21 mars 2016 (résolution 2016-070) parce qu’elle a jugé qu’elle ne gagnerait pas.
  6. Le 18-02-2016, M. Pierre Dionne, directeur général initie une requête en injonction pout outrage au tribunal, suite au jugement Delorme.  C’est une poursuite de nature semi-criminelle pouvant conduire à une amende de 50 000$ et à un emprisonnement du couple Lupien.  Depuis quand un directeur général a le pouvoir de poursuivre un citoyen?  Ce n’est que 4 mois plus tard, soit le 15-06-2015, que le conseil de ville ratifie le mandat donné aux procureurs de la Ville d’instituer ce recours. (Résolution 2015-200).
  7. Les 24, 25 et 26 mai 2016 la Conférence de règlement à l’amiable  fut un échec malgré deux propositions faites avant la conférence par Marc Lupien, discutées et jugées acceptables par le maire Robert Milot en présence du curé André Daoust.
  8. Le 1er septembre 2016, soit trois mois après s’être désistée de la requête pour remblai-déblai de 2011, la Ville initie une nouvelle requête en injonction pour remblai-déblai pour visiter terrains et résidence du couple Lupien accompagnée du service de police et d’un serrurier.  Le 8 septembre 2016, le Juge Michel A. Pinsonnault  rejette la demande de s’introduire dans la résidence familiale et de changer les serrures pour y parvenir.  Il ordonne de suivre la loi en ne faisant pas de travaux illégaux nécessitant un permis.
  9. En 2017, les avis d’infraction numéros 06A000059, 06A000062, 06A000083,06A0000194 et 06A0000381, concernant la propriété du 701 de la Croix et émanant du département d’urbanisme en 2005, 2006 et 2011, ont tous été rejetés par les Juges de la Cour municipale, Jean Beauséjour et Monique Perron, venant de l’extérieur car le Juge Lalande de Sainte-Adèle est associé au Cabinet Deveau, avocats.

QUI POURSUIT QUI?  Les faits relatés ici révèlent que c’est la Ville et certains de ses employés qui ont initié des poursuites de façon abusives et répétées car M. Lupien et Mme Proulx n’ont été condamnés pour aucune d’entre elles. POURQUOI LES AVOIR POURSUIVIS? Ce qu’on sait, c’est que la Ville a payé  2,6 millions aux avocats et fait face maintenant à des poursuites de 6-7 millions.  M. Lupien poursuit à son tour la Ville et certains de ses employés et élus.  POURQUOI?  Pour réclamer en droit les dommages causés contre lui et son épouse par les poursuites abusives et les fausses déclarations criminelles.

Nous rappelons que la première offre de règlement de M. Lupien du 8 février 2007 était d’environ 325 000$ en dommages et intérêts, plus 12 000$ annuellement pour le système de télémétrie.  Il n’en aurait probablement pas coûté beaucoup plus en 2009.  M. Réjean Charbonneau et son équipe ont malheureusement manqué cette occasion en or puisque la Ville fait maintenant face à des poursuites de 6-7 millions de dollars et que, selon les avocats de la Ville, il lui en coûtera 2 millions uniquement pour se défendre en cour.

VOUS, CANDIDAT-ES À LA MAIRIE, QUE FEREZ-VOUS?

  1. Mme Brière et MM. Milot, Bellerose et Lavallée, quelles actions précises vous engagez-vous à prendre pour mettre un terme à l’hémorragie de plusieurs millions de dollars à venir? Allez-vous négocier de bonne foi et, si nécessaire, choisir d’un commun accord un arbitre, ou allez-vous poursuivre dans la voie de la confrontation et de la judiciarisation qui coûte et coûtera une fortune aux Adélois? 
  2. Comme c’est une des responsabilités d’un maire, allez-vous vous préoccuper du bien-être de tous vos  concitoyens, y compris de celui du couple Lupien? Auriez-vous supporté personnellement des poursuites civiles, semi-criminelles et criminelles de façon répétée contre votre propriété et votre personne, et auriez-vous eu les énergies et l’argent (1,6 million de dollars) pour vous défendre durant douze ans?
  3. Finalement, comment allez-vous attirer des investisseurs avec un comportement si abrasif envers eux? 

LES ATTENTES DES ADÉLOIS

  1. Les Adélois veulent que le fruit de leurs taxes serve à autre chose qu’à payer des frais d’avocats et des dommages et intérêts toujours plus élevés.  Ils veulent que leurs taxes profitent aux Adélois.
  2. Ils veulent  de façon urgente  une Ville accueillante et humaine pour tous où les tracasseries administratives et la confrontation coûteuse feront place à la volonté de trouver des solutions acceptables pour les deux parties.
  3. Ils veulent des élus compétents, soucieux du bien commun et décidés de diriger eux-mêmes la Ville.  Sinon, des Adélois de plus en plus informés et nombreux se lèveront et verront à ce que cela se réalise.

André Daoust, c. s. s, curé, l’Honorable Céline Hervieux-Payette, André Dubé, André Bérard, Léonard Ayoub, Jeanne d’Arc Groulx, Lise Boivin et Jean-Robert Bernier.

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Un curé qui dérange à Sainte-Adèle

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LETTRE OUVERTE AUX ADÉLOIS

 

1ère partie : L’action du curé au temps du maire Réjean Charbonneau

Andre daoustMgr Daoust, dont le mandat vient d’être renouvelé comme curé pour les 6 prochaines années pose des actions concrètes en faveur des Adélois.

Depuis 2014, il s’est attelé à la tâche herculéenne de travailler à mettre fin au conflit de la croix de Sainte-Adèle. Nous estimons que, de 2006 à juillet 2017, en 12,5 ans, ce conflit a coûté aux Adélois environ 2,6  millions uniquement en frais judiciaires, (210 000$ par année) alors que la Ville n’a gagné que le droit de ne pas envoyer d’avis de 48 h avant de se rendre au bassin d’eau ou à la croix en camionnette, et d’opérer un système de télémétrie installé sur la croix sans défrayer 12 000$ par année… Veuillez faire le calcul : des dépenses en frais judiciaires de 2,6 millions à ce jour pour sauver 12 000$ par année.    

En 2014, le juge Delorme a mis un terme à toute possibilité pour la Ville d’obtenir des gains en argent car les propriétaires du 701 de la Croix n’ont pas été condamnés. Ceux-ci réclament 8 millions de dollars et plus à titre de dommages.  La Ville va payer encore 210 000$ par année en frais d’avocats si elle continue dans cette voie. Comment sortir de l’impasse?  En choisissant la voie de la négociation et, si nécessaire, de l’arbitrage.

En septembre 2014, le curé Daoust a encouragé la formation d’un comité de citoyens afin de rapprocher la Ville et le propriétaire du 701de la Croix et de favoriser un règlement à l’amiable. M. Lupien  a fait une proposition de règlement mais les deux parties ne se sont pas entendues.

Ce comité existe toujours et il a accueilli de nouveaux membres au cours des années, tels M. André Bérard, journaliste, M. André Dubé, ancien marguillier et conseiller municipal, l’Honorable Céline Hervieux-Payette, ex-ministre au fédéral et ex-sénatrice à Ottawa, et M. Pierre Grignon, ancien maire de Sainte-Adèle.  Avec le temps, ce comité a élargi son champ d’action car il a découvert, en écoutant des Adélois, que la manière d’agir de la Ville dans ce conflit est la même que dans d’autres dossiers de citoyens aux prises avec la Ville : la confrontation et la judiciarisation des conflits.

Le 12 novembre 2015, suite à la requête de la Ville pour outrage au tribunal contre le couple Lupien, le curé Daoust a écrit au maire Réjean Charbonneau et à son équipe, les invitant à venir dialoguer avec lui.  Au lieu de cela, il a été convoqué au bureau de l’évêque qui était accompagné de M. Marc Gascon, ancien maire de Saint-Jérôme.  Ils lui demandaient de ne plus se mêler du conflit de la croix, prétextant que la paroisse et même l’Évêque pourraient être poursuivis par la Ville.  Plutôt que de céder à la peur,  le curé a demandé un avis juridique  et il a continué courageusement son combat  par esprit de solidarité envers ses paroissiens dont une partie de leurs taxes est engloutie depuis 12,5 ans dans ce conflit judiciarisé à l’extrême.

La lettre du curé Daoust du 12 novembre 2015 a dérangé également M. Pierre Dionne, directeur de la Ville.  Dans l’article intitulé : «  Le curé se mêle de la chicane de la Croix», Journal de Montréal du 16 décembre 2015, p. 7, M. Stéphan Dussault affirme : « Le directeur général Pierre Dionne demeure insensible aux représentations d’André Daoust. » Il cite ensuite le dg : « En fait, je ne sais pas trop de quoi se mêle le curé ni quels sont ses intérêts. »

Nous pouvons témoigner que le seul intérêt du curé est que les Adélois cessent de faire les frais de cette « saga judiciaire d’une envergure incroyable » qui a drainé jusqu’à ce jour  environ 2,6 millions de dollars pour payer des avocats, puisés à même les taxes des Adélois.  Cet argent pourrait avoir une bien meilleure utilité.

2e partie : L’action du curé au temps du maire Robert Milot

Du printemps 2016 jusqu’au 1er avril 2017, le curé Daoust a été la personne qui a réuni MM. Marc Lupien et Robert Milot à plusieurs reprises afin d’essayer de rapprocher les parties et de trouver une solution négociée en dehors de la confrontation et du système judiciaire.  Malgré ces rencontres, le maire Milot n’a pas suspendu les procédures judiciaires.  De plus, le 1er septembre 2016, la Ville a fait une autre demande en injonction pour qu’elle visite les terrains de Mme Lise Proulx et celui de Gestion Campus Corbusier Ltée, accompagnée de la police et d’un serrurier, si nécessaire, affirmant que M. Lupien avait fait des travaux constatés depuis le 24 août 2016 sans permis et en contravention de  la règlementation municipale sur son terrain. Le Juge Michel A. Pinsonnault n’a pas permis d’aller sur le terrain où est située la maison de Mme Lise Proulx, mais seulement sur le terrain vacant, afin de constater les travaux réalisés.  Nous rappelons qu’en 2011, la Ville avait demandé une injonction similaire, arguant que M. Lupien avait fait des travaux sans permis sur le terrain vacant. Elle s’est désistée en 2016 parce qu’elle a jugé qu’elle ne gagnerait pas.  C’était donc une poursuite inutile, payée à même les taxes des Adélois.   Quelques mois plus tard, elle recommence le même stratagème en ajoutant le terrain où est située la maison.  Pourtant, M. Lupien affirme ne pas avoir fait de travaux différents de ceux de 2011.  Un autre gaspillage de fonds publics?

Le 18 mars 2017, à l’invitation de la présidente de l’Association des riverains du Lac Rond, le curé Daoust a participé à une rencontre des riverains avec la Ville.  S’appuyant sur les conclusions d’études scientifiques, il a demandé  que la Ville n’exige que 10 mètres de végétation à partir de la rive.  Suite à cela, le maire Robert Milot est allé rencontrer l’évêque de Saint-Jérôme et a fait un rapport négatif sur l’intervention du curé en faveur de ses paroissiens du Lac Rond et un rapport négatif sur son implication dans le conflit de la croix, ce qui a valu au curé une deuxième rencontre avec son évêque.

Alors que le curé Daoust n’avait aucun intérêt personnel, le 21 juin 2017, il a témoigné en Cour supérieure en présentant une vidéo du chemin réalisé par M. Lupien pour se rendre à la croix.  Cette vidéo, prise par le curé lui-même,  illustre que ce chemin est maintenant praticable en camionnette ou en auto. À cette occasion, le curé a constaté avec surprise  que la Ville invoquait des affaires personnelles du curé qui n’ont aucun lien avec ce dossier, afin de le discréditer, si possible, aux yeux du Juge Jean-Yves Lalonde.  (Cela avait provoqué une troisième rencontre du curé avec son évêque).  Peut-être M. Milot trouve-il que ce curé dérange l’administration en place et pourrait faire tourner le vent en faveur des payeurs de taxes, et non de l’administration actuelle?

Nous sommes heureux de constater que, malgré les représentations des maires successifs auprès de l’évêque de Saint-Jérôme, celui-ci a continué de faire confiance à Mgr Daoust en lui donnant un second mandat pastoral. Nous lui en sommes très reconnaissants.   

Nous remercions le curé Daoust de nous avoir aidés à lire la réalité politique qui est la nôtre et qui n’est pas très reluisante.  Nous sommes sûrs que sa mission de rassembleur et de défenseur  des pauvres va porter fruit : les Adélois vont s’impliquer davantage dans la politique municipale et ils vont exiger des élus qu’ils règlent les conflits par la médiation plutôt que par la voie très coûteuse de la confrontation et de la judiciarisation.

Un groupe de citoyens, citoyennes :

Léonard Ayoub,

André Bérard,

Lise Boivin,

André Dubé,

Jeanne D’Arc Groulx,

l’Honorable Céline Hervieux-Payette

Vérité

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LETTRE OUVERTE

Cher Monsieur le Maire,

D’abord un mot pour vous exprimer combien j’imagine votre fonction souvent ardue et ingrate.  Devoir répondre à des demandes parfois impossibles ou impopulaires doit être le lot de nombreux jours.  Dans ce contexte, je reconnais la réelle valeur de votre engagement de même que votre dévouement, et pour cela, je vous en félicite et vous en remercie sincèrement.

Néanmoins, vous n’êtes pas sans savoir que certains faits et allégations se colportent à votre endroit.  L’histoire d’un certain chèque de $100.00 maladroitement encaissé me semble davantage du domaine de l’erreur humaine et d’une tempête dans un verre d’eau.  Je considère cela comme une simple faute d’attention, un fait plutôt anecdotique qu’il faut certes sanctionner, mais sans plus.

Cependant, la seconde affaire m’apparaît beaucoup plus sérieuse, car ce sont les règles fondamentales de notre démocratie qui sont en causes.  En effet, cacher sciemment des dépenses électorales est profondément malhonnête et injuste pour vos adversaires.  Notre fragile démocratie si souvent malmenée a besoin de gens qui se doivent d’être totalement intègres et irréprochables.  Nul ne peut tolérer que de tels gestes existent tant ils sont source de cynisme et de désengagement.

Monsieur le Maire, vous ayant rencontré avec plaisir à plusieurs reprises, je me permets maintenant de vous parler comme si je parlais à un ami.  Or mes amis, Robert, n’ont nulle part chez-moi où trouver refuge et tranquillité s’ils me ménagent ou me mentent.  Je suis sur ce point intraitable et sans compromis possible.  Dans cette optique, je me dois donc de poser cette incontournable et nécessaire question qui demande une réponse vraie et sans détour.   Bref, Robert as-tu sciemment transgressé les règles électorales en cachant des dépenses, des dons ou des rémunérations lors de la dernière campagne électorale?  Dans un village où tout finit par se savoir, j’attends une nécessaire réponse…

Jean Pierre Létourneau
Citoyen de Sainte-Adèle

Causerie annulée : précisions de Pierre Grignon

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Oui, je veux bien m’exprimer sur cette malheureuse expérience que nous avons vécue à Sainte-Adèle samedi avant-midi dans le cadre du Quartier dit littéraire. Mon attachement à Sainte-Adèle ne peut faire de doute. Aucun doute. Je voulais depuis longtemps que ma dernière conférence, la centième peut-être à travers le Canada français, ait lieu dans mon cher village. J’ai 75 ans et les déplacements me pèsent de plus en plus. Et pourtant… Même si je n’habite plus Sainte-Adèle, j‘ai accepté avec enthousiasme d’y présenter une causerie et de la préparer avec beaucoup de soin. J’étais présent vendredi, le 1er septembre, pour l’ouverture de l’événement » dans le parc Claude-Henri-Grignon.
On m’a alors dit que je prendrais la parole à l’extérieur, dans un chapiteau. J’étais aussi présent le samedi 9 septembre, plus de 40 minutes avant l’heure de la causerie. Quelle déception de voir un petit abri bleu à la limite du parc, où était stationné un énorme « pickup » à quelques pieds de l’abri. Quatre ou cinq longs bancs de bois, donc sans dossiers, reposaient sur une pelouse imbibée, juste à côté d’une grande flaque d’eau. Le bruit du boulevard proche, l’activité du marché, les adorables enfants jouant dans leur parc et l’inconfort évident des personnes qui seraient « assises » pendant une heure et demie… Devant cette situation déplorable, nous avons décidé, (car je n’étais pas seul), de quitter les lieux après en avoir avisé la jeune préposée.
Sans autre commentaire.

Bravo pour le dégât!

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Bravo à Transport Québec (ou à l’entrepreneur) pour le beau dégât dans la Rivière aux Mulets qui passe sous le viaduc de l’autoroute 15 où l’on effectue des travaux en ce moment. Qui va réparer ce dégât et quand? Il se peut aussi qu’il s’agisse de la cargaison perdue d’un camion de transport qui passait sur le viaduc. Peu importe, quelqu’un doit prendre ses responsabilités et nettoyer ce dégât le plus rapidement possible!

Le génie du peuple

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Extraits d’une conférence donnée par le philosophe Michel Onfray

«Comment le peuple pourrait-il penser correctement alors qu’il est sous les feux perpétuels d’une domination médiatique qui lui dit insidieusement ce qu’il faut penser, comment il faut le penser, etc. ?»

«Le peuple est sous perfusion de conneries, en permanence, depuis des années. On lui dit ce qu’il faut penser et on lui dit que s’il pense autrement, c’est un salaud, un vichyste, un fasciste, un antisémite»

Le peuple aujourd’hui a du mérite de ne pas être plus crétin qu’il l’est, parce que vu les crétins qui nous gouvernent, médiatiquement, éditorialement, intellectuellement, spirituellement, etc., il reste un bon sens populaire.

«Moi je persiste à croire dans le génie du peuple. Il y a un génie du peuple et il y a un maléfice des élites, un maléfice des intellectuels qui disent que le peuple se trompe tout le temps, que le peuple peut errer. Qu’est-ce que ça veut dire le peuple peut errer? La volonté générale peut errer? Ça veut dire que si elle s’exprime et qu’elle pense comme moi, la volonté générale a raison. Si elle ne pense pas comme moi, elle erre. Et si elle erre, ont interdit l’expression populaire. Moi je crois au peuple, je crois au génie du peuple, je crois à la vertu du peuple.»

Au pouvoir pour servir et non se servir du pouvoir

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Au pouvoir pour servir et non se servir du pouvoir, voilà une formule qui devrait faire réfléchir nos édiles municipaux. Quand les fonctionnaires, élus, officiers publics et collabos (lire les procureurs de la Ville) manipulent l’arsenal municipal pour en faire des mines antipersonnel, financées par les victimes elles-mêmes, nous sommes en train d’ériger un monument funéraire à la mémoire de la démocratie municipale.

Nous devons refuser de nous recueillir docilement devant cet odieux cénotaphe. Il n’a de valeur que celle que l’on accepte bien de lui accorder. User du pouvoir contre les citoyens est le propre des faibles qui, par manque de compétences, de contenus, de compréhension de leur rôle, doivent recourir à des procédés moralement condamnables afin de compenser leurs incapacités. Depuis plusieurs mois, des citoyens me relatent leurs mésaventures avec la machine adéloise. Des récits étonnants mettant en scène une municipalité rigide et des officiers publics arrogants flirtant avec le mépris du «citoyen ordinaire». Nous en sommes toujours là en dépit des promesses des administrations qui se succèdent et se ressemblent comme des sœurs jumelles.

On nous promet un «comité des sages», vocable, disons-le, pompeux qui ne désigne en fait qu’une poignée d’individus qui ont contribué au cynisme des citoyens au cours des dernières années. Des acteurs poussiéreux qui parle de Sainte-Adèle au «je». Des «sages» aux allégeances infidèles qui sautent volontiers la clôture pourvu que cette entorse serve leurs intérêts. La sagesse qui prévaudra au sein de ce comité aura-t-elle été préalablement filtrée afin de correspondre au programme du maire? Il ne s’agirait alors que d’un banal cabinet du maire rebaptisé. Il est présomptueux de croire que l’on est à l’abri des regards caché sous une table en verre.

Vous croyez que «j’en beurre épais»? Attendez de voir la suite dans les prochains mois…

Il y a quelque temps, je lançais un appel aux citoyens. Ils ont répondu.

Sainte-Adèle ne semble plus accepter de se définir sans ses citoyens. Il existe une réelle volonté de former un comité des sages citoyens visant à équilibrer les forces dans les débats d’intérêt public. Une organisation qui veillerait à porter à l’attention de la communauté — et sur la place publique — les abus d’un système qui, trop souvent, tire sur une mouche avec un canon aux frais des contribuables. Une organisation qui, aussi, soulignerait les bons coups et stimulerait l’implication citoyenne et les débats d’idées constructifs. Une organisation qui ne se contenterait plus des discours vides. Une organisation qui se consacrerait à découvrir la vérité qui se cache derrière les slogans.

C’est une excellente nouvelle pour la santé démocratique de notre ville.

Élus et citoyens doivent réapprendre la démocratie et refuser de vivre dans cette médiocratie qui paralyse la communauté. Changer le monde sans prendre le pouvoir, c’est possible. Nous devons muscler nos réflexes d’autodéfense intellectuelle devant les assauts de ceux qui, à temps plein et avec l’argent du peuple, se fabriquent un Sainte-Adèle juste à eux.

Employons-nous, comme l’a si bien formulé Barack Obama dans son discours d’adieu à «attacher nos bottines» et travailler à changer le monde à notre échelle et dans la mesure des moyens, des forces, des talents et des possibilités de chacun. Nous devons cesser de croire en ce clivage entre «eux» (les politiciens) et «nous» (les citoyens) et réaliser que nous sommes tous embarqués à bord du même bateau et que, si nous tournons en rond, ou pire, si nous naviguons toutes voiles dehors vers les récifs, nous avons le pouvoir — et le devoir — d’agir sur le gouvernail.