Vérité

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LETTRE OUVERTE

Cher Monsieur le Maire,

D’abord un mot pour vous exprimer combien j’imagine votre fonction souvent ardue et ingrate.  Devoir répondre à des demandes parfois impossibles ou impopulaires doit être le lot de nombreux jours.  Dans ce contexte, je reconnais la réelle valeur de votre engagement de même que votre dévouement, et pour cela, je vous en félicite et vous en remercie sincèrement.

Néanmoins, vous n’êtes pas sans savoir que certains faits et allégations se colportent à votre endroit.  L’histoire d’un certain chèque de $100.00 maladroitement encaissé me semble davantage du domaine de l’erreur humaine et d’une tempête dans un verre d’eau.  Je considère cela comme une simple faute d’attention, un fait plutôt anecdotique qu’il faut certes sanctionner, mais sans plus.

Cependant, la seconde affaire m’apparaît beaucoup plus sérieuse, car ce sont les règles fondamentales de notre démocratie qui sont en causes.  En effet, cacher sciemment des dépenses électorales est profondément malhonnête et injuste pour vos adversaires.  Notre fragile démocratie si souvent malmenée a besoin de gens qui se doivent d’être totalement intègres et irréprochables.  Nul ne peut tolérer que de tels gestes existent tant ils sont source de cynisme et de désengagement.

Monsieur le Maire, vous ayant rencontré avec plaisir à plusieurs reprises, je me permets maintenant de vous parler comme si je parlais à un ami.  Or mes amis, Robert, n’ont nulle part chez-moi où trouver refuge et tranquillité s’ils me ménagent ou me mentent.  Je suis sur ce point intraitable et sans compromis possible.  Dans cette optique, je me dois donc de poser cette incontournable et nécessaire question qui demande une réponse vraie et sans détour.   Bref, Robert as-tu sciemment transgressé les règles électorales en cachant des dépenses, des dons ou des rémunérations lors de la dernière campagne électorale?  Dans un village où tout finit par se savoir, j’attends une nécessaire réponse…

Jean Pierre Létourneau
Citoyen de Sainte-Adèle

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Causerie annulée : précisions de Pierre Grignon

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Oui, je veux bien m’exprimer sur cette malheureuse expérience que nous avons vécue à Sainte-Adèle samedi avant-midi dans le cadre du Quartier dit littéraire. Mon attachement à Sainte-Adèle ne peut faire de doute. Aucun doute. Je voulais depuis longtemps que ma dernière conférence, la centième peut-être à travers le Canada français, ait lieu dans mon cher village. J’ai 75 ans et les déplacements me pèsent de plus en plus. Et pourtant… Même si je n’habite plus Sainte-Adèle, j‘ai accepté avec enthousiasme d’y présenter une causerie et de la préparer avec beaucoup de soin. J’étais présent vendredi, le 1er septembre, pour l’ouverture de l’événement » dans le parc Claude-Henri-Grignon.
On m’a alors dit que je prendrais la parole à l’extérieur, dans un chapiteau. J’étais aussi présent le samedi 9 septembre, plus de 40 minutes avant l’heure de la causerie. Quelle déception de voir un petit abri bleu à la limite du parc, où était stationné un énorme « pickup » à quelques pieds de l’abri. Quatre ou cinq longs bancs de bois, donc sans dossiers, reposaient sur une pelouse imbibée, juste à côté d’une grande flaque d’eau. Le bruit du boulevard proche, l’activité du marché, les adorables enfants jouant dans leur parc et l’inconfort évident des personnes qui seraient « assises » pendant une heure et demie… Devant cette situation déplorable, nous avons décidé, (car je n’étais pas seul), de quitter les lieux après en avoir avisé la jeune préposée.
Sans autre commentaire.

Bravo pour le dégât!

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Bravo à Transport Québec (ou à l’entrepreneur) pour le beau dégât dans la Rivière aux Mulets qui passe sous le viaduc de l’autoroute 15 où l’on effectue des travaux en ce moment. Qui va réparer ce dégât et quand? Il se peut aussi qu’il s’agisse de la cargaison perdue d’un camion de transport qui passait sur le viaduc. Peu importe, quelqu’un doit prendre ses responsabilités et nettoyer ce dégât le plus rapidement possible!

Le génie du peuple

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Extraits d’une conférence donnée par le philosophe Michel Onfray

«Comment le peuple pourrait-il penser correctement alors qu’il est sous les feux perpétuels d’une domination médiatique qui lui dit insidieusement ce qu’il faut penser, comment il faut le penser, etc. ?»

«Le peuple est sous perfusion de conneries, en permanence, depuis des années. On lui dit ce qu’il faut penser et on lui dit que s’il pense autrement, c’est un salaud, un vichyste, un fasciste, un antisémite»

Le peuple aujourd’hui a du mérite de ne pas être plus crétin qu’il l’est, parce que vu les crétins qui nous gouvernent, médiatiquement, éditorialement, intellectuellement, spirituellement, etc., il reste un bon sens populaire.

«Moi je persiste à croire dans le génie du peuple. Il y a un génie du peuple et il y a un maléfice des élites, un maléfice des intellectuels qui disent que le peuple se trompe tout le temps, que le peuple peut errer. Qu’est-ce que ça veut dire le peuple peut errer? La volonté générale peut errer? Ça veut dire que si elle s’exprime et qu’elle pense comme moi, la volonté générale a raison. Si elle ne pense pas comme moi, elle erre. Et si elle erre, ont interdit l’expression populaire. Moi je crois au peuple, je crois au génie du peuple, je crois à la vertu du peuple.»

Au pouvoir pour servir et non se servir du pouvoir

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Au pouvoir pour servir et non se servir du pouvoir, voilà une formule qui devrait faire réfléchir nos édiles municipaux. Quand les fonctionnaires, élus, officiers publics et collabos (lire les procureurs de la Ville) manipulent l’arsenal municipal pour en faire des mines antipersonnel, financées par les victimes elles-mêmes, nous sommes en train d’ériger un monument funéraire à la mémoire de la démocratie municipale.

Nous devons refuser de nous recueillir docilement devant cet odieux cénotaphe. Il n’a de valeur que celle que l’on accepte bien de lui accorder. User du pouvoir contre les citoyens est le propre des faibles qui, par manque de compétences, de contenus, de compréhension de leur rôle, doivent recourir à des procédés moralement condamnables afin de compenser leurs incapacités. Depuis plusieurs mois, des citoyens me relatent leurs mésaventures avec la machine adéloise. Des récits étonnants mettant en scène une municipalité rigide et des officiers publics arrogants flirtant avec le mépris du «citoyen ordinaire». Nous en sommes toujours là en dépit des promesses des administrations qui se succèdent et se ressemblent comme des sœurs jumelles.

On nous promet un «comité des sages», vocable, disons-le, pompeux qui ne désigne en fait qu’une poignée d’individus qui ont contribué au cynisme des citoyens au cours des dernières années. Des acteurs poussiéreux qui parle de Sainte-Adèle au «je». Des «sages» aux allégeances infidèles qui sautent volontiers la clôture pourvu que cette entorse serve leurs intérêts. La sagesse qui prévaudra au sein de ce comité aura-t-elle été préalablement filtrée afin de correspondre au programme du maire? Il ne s’agirait alors que d’un banal cabinet du maire rebaptisé. Il est présomptueux de croire que l’on est à l’abri des regards caché sous une table en verre.

Vous croyez que «j’en beurre épais»? Attendez de voir la suite dans les prochains mois…

Il y a quelque temps, je lançais un appel aux citoyens. Ils ont répondu.

Sainte-Adèle ne semble plus accepter de se définir sans ses citoyens. Il existe une réelle volonté de former un comité des sages citoyens visant à équilibrer les forces dans les débats d’intérêt public. Une organisation qui veillerait à porter à l’attention de la communauté — et sur la place publique — les abus d’un système qui, trop souvent, tire sur une mouche avec un canon aux frais des contribuables. Une organisation qui, aussi, soulignerait les bons coups et stimulerait l’implication citoyenne et les débats d’idées constructifs. Une organisation qui ne se contenterait plus des discours vides. Une organisation qui se consacrerait à découvrir la vérité qui se cache derrière les slogans.

C’est une excellente nouvelle pour la santé démocratique de notre ville.

Élus et citoyens doivent réapprendre la démocratie et refuser de vivre dans cette médiocratie qui paralyse la communauté. Changer le monde sans prendre le pouvoir, c’est possible. Nous devons muscler nos réflexes d’autodéfense intellectuelle devant les assauts de ceux qui, à temps plein et avec l’argent du peuple, se fabriquent un Sainte-Adèle juste à eux.

Employons-nous, comme l’a si bien formulé Barack Obama dans son discours d’adieu à «attacher nos bottines» et travailler à changer le monde à notre échelle et dans la mesure des moyens, des forces, des talents et des possibilités de chacun. Nous devons cesser de croire en ce clivage entre «eux» (les politiciens) et «nous» (les citoyens) et réaliser que nous sommes tous embarqués à bord du même bateau et que, si nous tournons en rond, ou pire, si nous naviguons toutes voiles dehors vers les récifs, nous avons le pouvoir — et le devoir — d’agir sur le gouvernail.

Même en démocratie, le hasard fait parfois bien les choses.

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Une réflexion de Jean-Pierre Létourneau

Le hasard en démocratie.

À une époque marquée par le cynisme, le désengagement et une méfiance quasi généralisée envers nos institutions démocratiques, il me semble de plus en plus nécessaire d’en rechercher les causes et d’en trouver les solutions. En ce sens, le hasard en démocratie pourrait bien être l’une de ces façons inspirantes et novatrices de restaurer et de maintenir un meilleur climat de confiance, de respect et d’entraide entre les élus et les citoyens.

Le hasard, déjà présent dans nos cours de justice, fut abondamment utilisé à l’époque de la Grèce antique. Avec un choix judicieux de règles et de balises appropriées, les Islandais, en 2012, ont utilisé avec succès ce même moyen de représentativité, sans que nul en ait souffert, hormis, peut-être et sans doute, les mégalomanes et les profiteurs de tous genres. D’ailleurs, ceux qui depuis toujours s’opposent à la pertinence de ce pouvoir citoyen sont souvent ceux qui ont le plus à perdre…

Sans entrer ici dans un trop plein de détails, l’ajout au processus démocratique d’un certain nombre de citoyens choisis au hasard, pourrait à certaines conditions, rendre notre système démocratique bien plus crédible encore. L’ajout du hasard en démocratie, c’est espérer une plus grande impartialité, une meilleure représentation et bien plus d’écoute mutuelle. Le hasard, en démocratie, c’est souhaiter, au-delà des séances d’informations sommaires et des consultations bidon, bien moins de réactions émotives et bien plus de réflexions posées.

Le hasard en démocratie, c’est vouloir la disparition des chèques en blanc et des lignes de parti  obtuses et rigides. C’est vouloir rendre le citoyen partie prenante des orientations et des décisions de nos politiciens. C’est vouloir rendre la démocratie aux démocrates. Et c’est, enfin, faire en sorte que le bien commun ne soit plus le bien d’un seul, mais celui de tous…

Jean Pierre Létourneau
jpl.fables@gmail.com

Pour être nous tous tellement plus ensemble…

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Texte publié dans le cadre des chroniques «parole citoyenne».
Une réflexion proposée par Jean-Pierre Létourneau, citoyen de Sainte-Adèle

D’abord, un mot pour dire comment et combien le drame de Québec me touche et m’atteint dans mon humanité la plus profonde. Tuer des hommes de valeur, aimés et aimant, amoureux de l’amour reçu, donné et partagé et de la vie belle est une ignominie sans nom.  Je vous pleure mes amis estimés, et vous pleurerai à jamais.  Bon voyage mes nobles frères, je vous salue à regret, et que l’éternité vous soit bonne, douce et sereine…

Cela étant dit, et parce que  »the show must goes on », il nous faut comprendre pourquoi de telles choses se forgent et arrivent.  Le premier réflexe est de chercher les causes du côté du tueur, de son entourage, de sa communauté, de sa société ou de sa civilisation.  Il est, bien sûr, essentiel de le faire, mais il serait dommage d’en rester là.  En effet, toute médaille a deux côtés, et même un revers, et dans cet esprit, il nous faut comprendre que certains ne manqueront pas d’instrumentaliser ces innocentes victimes.

Or, considérant que nous sommes dans un processus de changement civilisationnel, il y a un devoir de vigilance qui nous force à voir au-delà d’une tristesse bien légitime, tous les aspects de ces évènements pour ne pas faire le jeu des opportunistes de tous genres.

En ce sens, il nous faut dire et redire, que l’Islam n’est pas qu’un exercice de piété et de recueillement, mais que c’est aussi une idéologie politique, inventée par l’homme, pour l’homme, et sans dieu révélé.  Quoi qu’en disent les plus sincères et dévots musulmans, l’Islam, c’est aussi une vision figée du monde qui aliène et conditionne tristement moult de ses adeptes.  Les religions sont prétentieuses, présomptueuses, arrogantes et interprétatives et font que nous ne vivons pas tous ensemble.  Par leurs pouvoirs les religions sont assez fortes pour nous haïr, mais jamais assez puissantes pour tous nous aimer…

Critiquer des conceptions subjectives et arbitraires du monde n’est pas un manque d’égard envers qui que ce soit.  C’est, bien au contraire, un acte courageux de respect et d’humilité à l’endroit d’un appel infiniment plus vaste et profond, celui de vouloir encore et toujours plus de sens, de vrai et de vérité…

Le cosmos est tellement vaste, coi et mystérieux que nous devrions cultiver bien  davantage la tempérance et l’introspection que la foi aveugle et les cultes sectaires.  Notre savoir est si partiel et tellement dérisoire, en regard d’une immensité si dantesque, que nous devrions ÊTRE NOUS TOUS TELLEMENT PLUS ENSEMBLE…

Jean Pierre Létourneau