Projet controversé dans le Vieux Saint-Sauveur

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Crédit photo : Cime FM
PAROLE CITOYENNE
Un texte de Patrice LLavador

Je me souviens quand j’étais architecte en Provence, dans une vie antérieure. Un Parisien après l’autre achetait une maison dans un petit village, et demandait immédiatement que celui-ci soit mis sous une cloche de verre. Que plus une maison ne se construise, que plus rien ne bouge. Dans un de ces très beaux villages, j’ai eu le malheur de faire un projet de 20 HLM pour les domestiques et les maçons, leurs enfants, ainsi que ceux de l’épicier et du boulanger, qui tous travaillaient pour ces Parisiens (il y avait aussi des ethnies du Nord de l’Europe, il faut l’admettre). Donc, ce projet d’HLM, une nécessité absolue, m’a valu les foudres de ces Parisiens, jusqu’à me taper une émission nationale d’Antenne 2, la « France défigurée ». Rien que ça. Mais on a tenu bon, avec la puissance publique, et les HLM ont été livrés. Tourtour, c’est le nom du village, si un jour vous y passez, vous ne verrez même pas que ce sont des HLM. Tempête dans un verre d’eau.

Cette histoire de 15 logements de Saint Sauveur m’a fait revivre cet épisode de ma carrière. Mais j’ajouterai qu’on ne les a pas beaucoup entendus lorsque la Ferme Molson a été détruite, ces braves Parisiens si préoccupés par le patrimoine ! Ou plus vieux encore, quand un vieux Sauverois a démoli la plus vieille maison de Saint Sauveur rue de la Gare juste avant que la loi sur le patrimoine ne soit votée et pour échapper aux conséquences de celle-ci.

Il faut s’y faire. Les Sauverois sont fâchés avec leur patrimoine, et je l’ai bien compris quand j’ai perdu la bataille de la Ferme Molson, où je me suis senti bien seul. Et après tout, les Sauverois sont maîtres chez eux, ils peuvent bien y faire ce qu’ils veulent. J’ai tenté de leur faire comprendre que le patrimoine de demain c’était aujourd’hui qu’on le fabriquait. Mais ça ne les intéresse pas, et ce village qui était pittoresque s’est développé selon une logique qui n’est qu’une absence de logique. Cela étant, rendons hommage à M. Taillibert qui est un très grand architecte habitué aux grandes choses, et devrait laisser passer pour cette fois, car je crois qu’il se trompe de combat. Il est juste un voisin qui pense que sa tranquillité ou son actif vont être pénalisés. Quant au promoteur, il ne sert à rien qu’il se manifeste, un promoteur est là pour promouvoir, et faire du profit, c’est comme ça que le monde marche, et c’est tant mieux. Je suis allé voir ce projet, c’est aussi une tempête dans un verre d’eau.

Ailleurs dans les médias

https://www.cime.fm/nouvelles/politique/241908/controverse-a-st-sauveur-le-promoteur-immobilier-landco-se-defend

https://www.journalacces.ca/la-pression-monte-au-conseil-municipal-de-saint-sauveur/

https://www.cime.fm/nouvelles/politique/243031/malgre-lopposition-des-citoyens-saint-sauveur-ne-reculera-pas-dans-le-projet-de-landco

https://www.ledevoir.com/societe/transports-urbanisme/560511/urbanisme

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Sortir des sentiers battus

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Crédit photo: Wikipédia
PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

Un certain citoyen outré et méprisant, muni d’un argumentaire pleurnichard et parfois insignifiant, voudrait nous faire croire que le parc linéaire du Petit Train du Nord deviendrait, une fois asphalté, une véritable piste de course remplit d’un trop plein de cyclistes lobotomisés et serait un désastre écologique sans fin et sans fond.

Or, loin de souscrire à cette vision paranoïaque et apocalyptique, j’estime au contraire que nous avons mieux à faire que d’écouter ces prophètes de malheur. Le plein air, reconnu comme l’élément central de notre économie locale, mérite davantage et beaucoup mieux que ce genre de propos.

Asphalter la piste du Petit Train du Nord, c’est accroître sa période d’utilisation lors des débuts et fins de saison.  C’est s’assurer d’une surface plus lisse, stable et uniforme et conséquemment plus sécuritaire.  C’est envisager de nouvelles retombées économiques.  C’est ajouter de la facilité et du confort à la conduite et au roulement.  C’est permettre la pratique de nouvelles activités telle que le patin à roues alignées et faciliter l’accès aux gens à mobilité réduite.  C’est savoir que le gravier a aussi une durée de vie, un coût et un impact environnemental.  Finalement, une piste plus achevée, ce n’est pas d’aller vers le pire et le moindre, mais vers le mieux et le meilleur.

Or, dans une optique de progrès, d’excellence et d’avancement, je demande à nos dirigeants d’envisager, le plus tôt possible, le pavage du parc linéaire du Petit Train du Nord sur l’ensemble de son parcours afin de rajouter encore plus de plaisir au bonheur de citoyens capables de vivre avec la diversité des usages.

Projet Maalouf APPEL À TOUS

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L’été dernier, on a effectué d’importants travaux de réfection des infrastructures d’une partie de la rue Rolland (de l’allée d’accès du garage municipal jusqu’à la rue Saint-Georges) au coût de 2 700 000$ (règlement d’emprunt 1253). Quelques observateurs ont formulé des doutes concernant ces travaux. Puisqu’ils ont été menés à proximité de l’ancienne usine La Rolland, certains soupçonnent que c’était dans le but de mettre à niveaux les infrastructures — conduites d’aqueduc, conduites d’égout sanitaire et pluvial — en prévision du projet récréotouristique du promoteur Maalouf, les infrastructures actuelles n’étant pas en mesure de répondre à la demande qu’imposerait l’ajout d’un grand nombre d’unités d’habitation, de jeux d’eau, etc., prévues dans les plans du complexe.

Si tel est le cas, est-ce la population adéloise qui assumera le coût élevé de cette mise à niveau afin d’accommoder le promoteur Maalouf et son projet? La question est pertinente, elle est maintenant posée.

Si une personne possède des informations privilégiées à ce sujet, elle peut nous contacter par le formulaire qui se trouve dans l’onglet «à propos de l’auteur». Je garantis la confidentialité des sources. Si la Ville de Sainte-Adèle souhaite publier des précisions à ce sujet, elle est également invitée à le faire.

 

 

 

 

Projet Maalouf

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Complément d’information sur le projet Maalouf et les activités de lobbyiste du promoteur. 

Le promoteur a mandaté Mme Sophie Labonne de l’entreprise Groupe CFO Conseil «afin d’entreprendre des négociations/représentations auprès des Ministères du Tourisme, MESI et Ministère de la Culture et des Communications qui lui permettront d’obtenir des subventions relativement à l’ouverture d’un Musée sur les anciens terrains de la Papeterie Rolland, de Ste­-Adèle.»

La lecture du Registre des lobbyistes du Québec nous apprend que  «Les montants demandés sont actuellement inconnus, mais nous misons sur l’obtention des subventions maximales possibles pour chacun des programmes, ex: Programme FDT de la MRC Pays d’en Haut, montant souhaité 100 000$; Aide à la concertation dans le domaine muséal, ministère Culture et Commm, montant max possible 25 000$ Ces fonds serviront à finaliser la construction du musée, l’aménagement des espaces intérieurs, l’acquisition de matériel multimedia servant à la présentation de films vintage sur l’ancienne papeterie La Rolland, frais d’honoraires pour experts­conseil, etc.» (sic)

Le document nous incite à conclure que le musée promis par Maalouf International ne sera donc pas «offert» à la communauté par le promoteur, mais sera plutôt financé par les fonds publics. Il est de plus en plus fréquent que des développeurs financent à l’aide de fonds publics leurs opérations de charme auprès des communautés visées par leurs projets, et ce, dans le but de se bâtir un capital de sympathie et de bons citoyens corporatifs. Que la population de Sainte-Adèle soit avisée que si le musée voit le jour, ce ne sera pas un don de Maalouf à la communauté. 

Pour consulter ou télécharger le document et connaître la liste des instances visées par le lobbyiste, suivez ce lien : Consultation de l’inscription

LES ANONYMES INQUIÉTUDES

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PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

Chers ‘’inquiets(es)’’ de Sainte-Adèle, vous m’excuserez ce piètre qualificatif à votre endroit, mais à défaut de savoir qui vous êtes, c’est ainsi que je vous appellerai. D’abord un mot pour souligner vos louables efforts à vouloir nous instruire et à nous mobiliser à l’ère d’un chacun pour soi généralisé. Or, aussi nobles que soient vos belles intentions, bien des lacunes s’inscrivent dans votre démarche mobilisatrice — dont celle inappropriée — de nous solliciter dans un total anonymat. Il y a aussi une obsession presque maladive à ne voir que les défauts d’une dette municipale et finalement il y a votre inaptitude navrante à ne jamais taper sur le bon clou.

En effet, sans possibilité d’identifier les auteurs de votre lettre, ni connaître vos porte-parole, comment savoir qui se cache derrière votre prétendu mouvement citoyen? Comment ne pas imaginer que certains candidats défaits aux dernières élections puissent dans les coulisses manoeuvrer et instrumentaliser adroitement quelques chiffres à des fins partisanes ou électoralistes?  Aussi comment ne pas voir certains propriétaires fonciers tirer peut-être sur quelques ficelles citoyennes afin de faire avorter le projet du parc pour ensuite mieux spéculer sur la valeur marchande de leurs terrains? D’autres questions me viennent aussi à l’esprit. Quelles sont vos compétences? Quelle est votre formation? Combien êtes-vous? Quels sont vos méthodes, vos sources, vos analyses, vos recherches, vos rencontres et vos savants calculs pour conclure aussi catégoriquement qu’un parc est un projet irréaliste, coûteux et déraisonnable? Pourquoi considérer la conservation durable d’une nature de plus en plus menacée comme une dépense et un luxe, alors qu’il est si facile de voir qu’ailleurs on considère les espaces verts comme de réels investissements et un bien collectif si ardemment défendu.

Que notre dette municipale soit un motif réel d’inquiétude, je ne vois aucun mal à  discuter et à débattre, mais que cela se fasse à travers une vision inspirante et inspirée et non pas en diabolisant ou en pénalisant les adeptes de plein air et leur mode de vie sain et harmonieux.  Voilà mon souhait le plus cher et sans doute celui d’une grande majorité de gens qui veulent vivre dans des lieux vastes, verts, accessibles et conservés.

Ce projet de parc est né dans un contexte d’espoir et de progrès et devant un argumentaire aussi contrit, faiblard et résigné que le vôtre, je ne vois nulle raison d’y renoncer. Certes, il y a encore bien des questions à poser sur son usage, sa fréquentation, son accès, sa gestion et son coût final, mais qu’avons-nous de mieux à nous donner et à offrir aux générations suivantes qu’une nature belle et intacte?

Que celui ou celle qui a une meilleure idée vienne me la dire, je la recevrai avec égard, attention, respect et plaisir…  surtout si elle est dûment assumée et signée…

JEAN PIERRE LÉTOURNEAU

Voir la Publicité payée par des Adélois dans Accès, p 2,,30-01-2019

Apparence de transparence

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Voilà sans doute le mot le plus galvaudé de l’univers de la politique. Un appât qui sert à réaliser de gros gains en période électorale. Après, on le range tout au fond du tiroir à boniments, pour la prochaine fois. Le plus étonnant, c’est que ça fonctionne, car les citoyens veulent y croire. Et ils ont raison de garder la foi, car parfois, la transparence — ou ce qui s’en approche le plus — dépasse l’apparence et devient réalité.

Mais les ingrédients de la recette de la transparence sont rares et difficiles à trouver. Et à Sainte-Adèle, nous sommes en rupture de stock, et ce, depuis l’ère de l’administration Cardinal. La soupe municipale a, depuis cette époque, ce même arrière-goût qui fait grimacer les citoyens qui ont faim de démocratie. Que l’on brasse cette soupe dans un sens ou dans l’autre, le goût reste le même, car les ingrédients ne changent jamais. Nous sommes condamnés à avaler ce potage indigeste et à produire des rots plutôt que des idées.

Plus c’est pareil, moins ça change

En novembre 2007, alors que l’Hôtel de Ville de Sainte-Adèle vivait une profonde crise, le conseiller Guinard annonçait sa démission en ces termes :

«Je souhaite au bénéfice de tous que la rigueur et la transparence soient empreintes des valeurs que j’ai toujours promues: l’équité, la justice sociale et l’humanisme dans les rapports entre la municipalité et ses citoyens… le tout, loin des “agendas cachés”, loin de la petite politique et loin des décisions prises à l’avance et en petits groupes. Je souhaite également que le développement de Sainte-Adèle en soit un qui respectera la qualité de vie du citoyen, qui respectera son environnement en remettant toujours le citoyen à l’avant-plan des décisions du quotidien et de l’avenir et qui respectera sa capacité de payer.»

Sans prétendre que le conseiller Guinard était le porte-étendard de ces valeurs, ses mots traduisent un écœurement bien senti d’une certaine vision de la politique municipale adéloise.

11 ans plus tard, plusieurs citoyens engagés tiennent le même discours à l’endroit de l’actuelle administration. Et devant l’insistance de leur questionnement légitime, les élus et fonctionnaires retournent à leurs chaudrons pour nous servir leur ratatouille, ce plat adélois traditionnel où il fait si bon se mettre les pieds.

Plusieurs citoyens soutiennent que la seule chose qui est véritablement transparente à Sainte-Adèle, c’est la volonté des élus de ne pas l’être.

Élus et «hauts fonctionnaires» souhaiteraient-ils exercer une démocratie excluant la participation citoyenne? Doit-on leur rappeler qu’une saine démocratie ne peut s’exercer sans transparence? Doit-on leur rappeler également qu’au sens figuré, la transparence signifie divulgation de l’information au public? Le Dico de la langue de bois édition 2018 serait-il le best-seller en vogue à l’Hôtel de Ville!

Quand on se compare, on se désole

Alors que l’administration Brière tente malhabilement de justifier sa décision de rompre avec une tradition de plus 35 ans de télédiffusion des séances du conseil, à Saint-Colomban, on diffuse cet exercice démocratique et public en direct sur Facebook. L’auditoire oscille en moyenne entre 2000 et 3000 personnes. Les citoyens peuvent poser des questions en direct et recevoir des réponses en temps réel. De plus, sur le site de la Ville, on retrouve les archives vidéo des séances du conseil. Rappelons que les conseillers de cette municipalité — comparable à Sainte-Adèle — possèdent tous une page Facebook où ils interagissent avec les citoyens et répondent à leurs questions.   

Nous sommes ici devant deux modèles diamétralement opposés. La bonne vieille politique à saveur d’obscurantisme — attitude d’opposition, d’hostilité à la diffusion des informations—  et une politique qui est de son époque et qui intègre les progrès technologiques permettant la libre circulation de l’information auprès du plus grand nombre de citoyens.

Quand on y met un peu de bonne volonté, la transparence devient possible. L’exemple de Saint-Colomban est très éloquent. A contrario, si l’on choisit de contrôler l’information, de compliquer sa libre circulation, de rédiger des règlements frileux afin de complexifier, autant qu’il est légalement possible de le faire, l’expression citoyenne, nous créons de la grogne, de la division, de la colère. Ne pas répondre aux questions et interdire de façon arbitraire la télédiffusion des séances du conseil ne fait que cristaliser l’impression que l’on nous cache quelque chose, que l’on pratique l’évitement, que l’on ne maîtrise pas les dossiers et que les questions pointues nous déstabilisent.

Boileau a dit, si justement : «Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément». Quand les choses sont difficiles à concevoir, les moyens pour ne rien dire arrivent eux aussi aisément.

Démocratie 101 : la mairesse Brière recalée?

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«Le pouvoir d’autoriser un citoyen à filmer, à photographier ou à enregistrer ne peut être laissé à la discrétion d’un élu ou d’un fonctionnaire.»

«Les moyens technologiques contemporains ne sont pas en mesure d’influencer le décorum et le maintien de l’ordre»

— Ministères des Affaires municipales du Québec

Dans la foulée de l’affaire de la télédiffusion des séances du conseil de Sainte-Adèle, ces deux citations tirées d’un article publié en août 2017  mettent en évidence la méconnaissance des principes de base  en matière de démocratie et de transparence de la mairesse Brière. Sa décision arbitraire et discrétionnaire de mettre fin à la télédiffusion des séances du conseil devrait faire l’objet d’un blâme, comme ce fut le cas pour la mairesse de l’Arrondissement de LaSalle (lire article plus bas).

La position du ministère est on ne peut plus claire: interdire de filmer, photographier, enregistrer les séances du conseil n’est pas une façon de maintenir l’ordre durant les séances. Par extension, instrumentaliser leur télédiffusion après 35 ans devient une mesure imbuvable, injustifiée et injustifiable, envers la dissidence, ingrédient essentiel à toute démocratie en santé. 

En choisissant arbitrairement de mettre fin à la diffusion des séances du conseil quand «ça l’arrange», la mairesse Brière s’adonne à une censure digne d’une république de bananes. Et quand elle qualifie de «loufoque» la manifestation démocratique du 24 novembre dernier, elle nous rappelle qu’elle fut sans doute recalée à son examen de démocratie 101.   

Article paru sur le site de Radio-Canada en août 2017

À quelques semaines de la campagne électorale municipale, les élus se font rappeler à l’ordre, car de nombreux maires québécois refusent encore que les citoyens filment, photographient ou enregistrent les séances du conseil.

Un texte de Thomas Gerbet

La lettre du ministère des Affaires municipales du Québec adressée à l’arrondissement de LaSalle est claire : un citoyen a le droit de filmer un conseil municipal. Pourtant, le plaignant a été expulsé de la salle du conseil par la police, en mai dernier, pour avoir tenté de le faire.

Dans sa réponse à la plainte, le ministère indique que le règlement de l’arrondissement contrevient à la Loi sur les cités et villes. « Les moyens technologiques contemporains ne sont pas en mesure d’influencer le décorum et le maintien de l’ordre », peut-on lire dans la lettre, obtenue par Radio-Canada.

Le ministère ajoute que le pouvoir d’autoriser un citoyen à filmer, à photographier ou à enregistrer ne peut être laissé à la discrétion d’un élu ou d’un fonctionnaire.

À la suite de cette décision, Francisco Moreno, à l’origine de la plainte, compte de nouveau tenter de filmer la séance du conseil de LaSalle le 14 août.

M. Moreno s’était présenté aux élections de 2013 contre la mairesse en poste, Manon Barbe. « Pour moi, c’est un gain pour les citoyens et pour la démocratie », réagit-il.

Francisco Moreno est satisfait de la lettre, mais il aurait aimé qu’elle soit plus ferme. Selon lui, le ministère ne devrait pas seulement rappeler à l’ordre, mais « forcer l’arrondissement LaSalle à changer son règlement. »

Les cas de conseils municipaux qui empêchent des citoyens ou des médias de filmer sont nombreux au Québec.

La Fédération professionnelle des journalistes doit prendre position régulièrement. « Les images de citoyens posant des questions au micro font partie de l’information que les électeurs ont le droit d’obtenir par les médias au même titre que s’ils étaient sur place », a déjà déclaré la FPJQ.

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1048384/quebec-reitere-droit-filmer-seance-conseil-municipal?fbclid=IwAR3YK662QTSUDN47JCge90UAeK5GhyiCmi61XFz325kCANumjr8oezum_2o
Lettre du ministère des Affaires municipales

 

À LIE AUSSI :

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Les enfants, soyez sages, sinon, vous serez privés de télé!

Notre démocratie mise à mal