Piedmont : vernissage de l’exposition Les Stations du curé Labelle

Publié le Mis à jour le

Du 3 juin au 3 juillet 2016, l’exposition Les Stations du curé Labelle de la peintre fabuliste adéloise Dominique Beauregard fait un arrêt à la salle polyvalente de la gare de Piedmont. Partie de Saint-Jérôme en janvier 2016, elle poursuivra sa montée vers le nord jusqu’à sa prochaine escale à la vieille gare de Labelle. Elle reprendra ensuite la route vers sa destination finale à Mont-Laurier. Présentée par la Société d’histoire de la Rivière-du-Nord à l’occasion du 125e anniversaire du décès du curé Labelle, l’exposition propose une formule originale, à la fois artistique et muséale, permettant de redécouvrir le Roi du Nord sous un jour nouveau à travers dix scènes inspirées de la vie et de l’œuvre du missionnaire colonisateur. Chacune des reproductions tirées des œuvres originales de l’artiste est accompagnée de notes historiques, d’anecdotes racontant la vie et l’œuvre du célèbre curé. L’exposition muséale Les Stations du curé Labelle est l’un des rares projets culturels qui unit plusieurs villes et MRC des Laurentides, soit la Ville de Saint-Jérôme, la MRC des Pays-d’en-Haut, la MRC des Laurentides, la municipalité de Labelle et la Ville de Mont-Laurier.

C’est le 8 juin qu’a eu lieu le vernissage en présence de plusieurs personnalités de la région. À cette occasion l’artiste adéloise a dévoilé une nouvelle œuvre grand format, fraîchement sorti de son atelier et consacré elle aussi au curé Labelle : le cadeau du père Labelle. Les invités ont également eu la chance d’admirer la sculpture du curé Labelle inspirée du personnage tel qu’il apparaît dans l’œuvre de l’artiste. Cette statue est l’œuvre de la sculpteure adéloise Martine Gagnon avec qui Dominique Beauregard a travaillé pour donner vie à son personnage. «Une œuvre à quatre mains», comme elles se plaisent à le dire. Martine-Carole Gagnon a également réalisé, entre autres œuvres, le buste de Claude-Henri Grignon exposé à l’entrée de la Maison de la culture Claude-Henri-Grignon à Saint-Jérôme ainsi que la statue du parc de la famille à Sainte-Adèle.

«Il s’est dit et écrit beaucoup de choses sur le curé Labelle. Certains lui reprochent d’avoir installé des colons sur des terres impropres à l’agriculture, des «terres de roches». Rien de plus faux, les terres qu’ils convoitaient étaient celles situées dans la vallée de la Diable, la vallée de la Rouge, la vallée de la Lièvre et même au-delà, là où se trouvaient les sols riches et fertiles. De plus, bien que l’agriculture et l’élevage furent l’un des fers de lance de son projet de colonisation, il s’est aussi employé à développer le chemin de fer, les mines, l’industrie manufacturière, le commerce, le tourisme et la force hydraulique des rivières. Il s’est aussi intéressé à l’éducation et à la formation technique et commerciale. C’est quand on essaie de résumer l’œuvre du curé Labelle que l’on réalise la véritable ampleur du personnage et que l’on prend la mesure de tout ce qu’on lui doit.»

— Dominique Beauregard

Une démarche à la fois artistique et archivistique

Fortement attachée au thème de la faune et de la flore du pays, sa passion pour l’histoire de la colonisation des Laurentides a fortement influencé sa production artistique. Si bien que les figures marquantes qui ont jalonné les chemins des pionniers des Cantons du Nord se sont imposées dans son imaginaire et dans ses tableaux, empruntant les traits d’animaux anthropomorphisés portant des habits de colons, de prêtres, de politiciens, etc. Un bestiaire pour le moins singulier et intrigant !«Je me sers d’animaux pour instruire les hommes», disait le célèbre fabuliste Jean de La Fontaine. Bien des siècles plus tard, Dominique Beauregard s’inspire également des animaux pour communiquer sa passion pour l’histoire. L’art anthropomorphe, précise l’artiste, est «l’attribution de caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine à d’autres entités, notamment des animaux».

Après plusieurs années de recherches, de lectures et de trouvailles faites lors d’incursions dans plusieurs fonds d’archives, l’artiste adéloise s’emploiera à transposer sur ses toiles le fruit de ses découvertes. La lecture de certains documents inédits lui a permis d’entrer dans l’intimité du personnage et de mieux comprendre sa flamboyante personnalité, en marge de l’histoire officielle. Bien qu’elle n’ait aucunement la prétention d’être une historienne, les scènes présentées, parfois fantaisistes, parfois plus rigoureuses, sont toujours inspirées de faits documentés et d’anecdotes savoureuses, mais authentiques.

Une exposition à ne pas manquer pour tous les amateurs d’art et d’histoire qui souhaitent parfaire leurs connaissances au sujet du curé Labelle et de la colonisation des Laurentides.

 INFORMATIONS

Salle polyvalente de la gare de Piedmont
Du 3 juin au 3 juillet 2016

Adresse (exposition et conférence)
146, chemin de la Gare, Piedmont, Québec J0R 1K0

Heures d’ouverture
Tous les vendredis, samedis et dimanches
du 3 juin au 3 juillet 2016 de 10h à 16h

CONFÉRENCE-CAUSERIE
11 juin 2016 à 14h
RÉSERVATION OBLIGATOIRE
450 229-6637, poste 126 ou par courriel : info@mrcpdh.org.

Autres lieux et dates : ICI

Une réflexion au sujet de « Piedmont : vernissage de l’exposition Les Stations du curé Labelle »

    martinegag a dit:
    8 juin 2016 à 10:04

    BRAVO !!!!! Merci de nous faire connaître de façon artistique notre histoire !!!

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