Saga judiciaire de la croix de Sainte-Adèle | Réponse à la mairesse Brière

Publié le Mis à jour le

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Crédit photo : Blogue-notes
Parole citoyenne.
Lettre ouverte publiée par quatre citoyens adélois en réponse aux propos de la mairesse Nadine Brière rapportés dans l’édition du 11 septembre 2019 du journal Accès.

 

Sans préjudice

La saga judiciaire de la Croix de Sainte-Adèle qui oppose Marc Lupien et la Ville est en voie de se régler, car selon une source sûre, l’arbitre Pierre Dalphond a convoqué récemment les trois parties (M. Lupien, la Ville et l’assureur de la Ville) pour une troisième conférence de gestion d’ici au début d’octobre prochain.

La mairesse a encore des devoirs à faire

Dans sa lettre du 11 septembre 2019 publiée dans le journal Accès,  Mme Brière affirmait : « J’ai tout fait pour faire de la médiation et pour aller en arbitrage ». Pourtant, elle affirmait à Cime FM le 12 août dernier : « Moi, ça c’est vraiment entre les avocats, l’avocat qui fait la demande entre les différents partis et eux. Moi, je n’ai pas l’autorisation de savoir qui est en faveur et qui ne l’est pas. »

Depuis quand un avocat, engagé par la Ville, peut-il imposer sa décision à celui qui l’engage et depuis quand une mairesse obéit-elle aveuglément et servilement à son avocat? En effet, n’est-ce pas Me Gervais, et non l’arbitre ni la mairesse, qui a opté pour l’opacité (la confidentialité et l’anonymat quant à la réponse des 21 poursuivis par M. Lupien), sachant très bien que cela ferait avorter le processus d’arbitrage?

Les Adélois ont élu une mairesse et un conseil de ville, et non un bureau d’avocats, pour diriger la Ville et prendre des décisions dans leurs intérêts. De par son mandat démocratique, la mairesse a l’autorisation, le droit et le devoir de savoir quels sont ceux qui refusent le processus d’arbitrage alors qu’ils sont défendus gratuitement par la Ville et que c’est la Ville et l’assureur qui paieront s’ils sont reconnus coupables.

La mairesse a également le devoir de rencontrer ceux qui s’objectent à l’arbitrage et de les convaincre de l’accepter . S’ils refusent, qu’ils se défendent seuls et, s’ils sont condamnés, qu’ils assument seuls les frais. Nous considérons que M. Lupien a le droit de poursuivre personnellement 18 personnes et 3 successions s’il juge qu’ils ont commis des fautes lourdes et intentionnelles.

Oui à l’arbitre de Pierre Dalphond accepté par les deux parties

Le juge Pierre Dalphond avait été recommandé aux deux parties par l’Honorable Céline Hervieux Payette et toutes deux l’avaient accepté. Qu’il ait été nommé par la suite au Sénat, cela ne change rien à ses compétences et à la présidence de l’arbitrage. Des avocats mènent bien plusieurs dossiers de front.

Nous, Adélois, nous voulons en finir définitivement avec ce conflit qui est un véritable scandale tant par les sommes faramineuses dépensées (environ 3 millions $) que par l’enjeu minime, soit d’aller à la croix et au bassin d’eau pour y faire l’entretien environ deux fois par année. Nous faisons confiance à l’arbitre Dalphond pour mener à bien l’arbitrage qui sera la voie la moins coûteuse. En effet, la poursuite du dossier par la voie des tribunaux coûterait encore des millions en frais judiciaires et pourrait aboutir en Cour suprême alors que le jugement de l’arbitre sera final et sans possibilité d’en appeler.

« Ce dossier a vu passer six maires et 36 élus»
— Nadine Brière

Nous, Adélois, nous posons la question suivante à la mairesse et aux conseillers : Comment six maires et 36 élus ont-ils pu laisser pourrir un tel conflit ayant un enjeu si minime durant 13 ans, comment ont-ils réussi à engloutir environ 3 millions de dollars de l’argent des Adélois pour payer des frais judiciaires et autres, et se retrouver avec une poursuite de 13 millions de dollars? Si vous ne pouvez répondre, ne vaudrait-il pas mieux laisser votre place à des élus compétents?

Signé par :
Hon. Céline Hervieux Payette, LL. L, C. P.
André Lavallée.
Johanne Morrissette.
Guy Denoncourt.

Une réflexion au sujet de « Saga judiciaire de la croix de Sainte-Adèle | Réponse à la mairesse Brière »

    ALAIN DAVIAULT a dit:
    22 septembre 2019 à 9:52

    Comme il est mentionné, le pouvoir politique semble avoir été absent comme décideur, laissant ainsi place au pouvoir administratif, une cible de meilleur choix pour les firmes d’avocats. Voyons plutôt ces grands défenseurs comme groupe d’intérêt. Ces derniers ont un rôle important dans l’élaboration de certaines stratégies qui vont dans le sens de leurs revendications et intérêts. Toutefois, il convient de noter ,là encore, que la relation qui s’établit entre une administration et un groupe d’intérêt est à double sens. Un dossier en: or massif, qui démontre l’incompétence de bien des élus. Un dossier public perturbateur que les élus se transfèrent d’élections en élections, sans se préoccuper de la gestion des avoirs et pertes de la qualité de vie de la population. En résumé, comment voulez-vous qu’une mairesse qui traite certains groupes citoyens de loufoque, soit apte à reconnaitre la dimension centrale d’un tel dossier public.

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