Affaires municipales

Apparence de transparence

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Voilà sans doute le mot le plus galvaudé de l’univers de la politique. Un appât qui sert à réaliser de gros gains en période électorale. Après, on le range tout au fond du tiroir à boniments, pour la prochaine fois. Le plus étonnant, c’est que ça fonctionne, car les citoyens veulent y croire. Et ils ont raison de garder la foi, car parfois, la transparence — ou ce qui s’en approche le plus — dépasse l’apparence et devient réalité.

Mais les ingrédients de la recette de la transparence sont rares et difficiles à trouver. Et à Sainte-Adèle, nous sommes en rupture de stock, et ce, depuis l’ère de l’administration Cardinal. La soupe municipale a, depuis cette époque, ce même arrière-goût qui fait grimacer les citoyens qui ont faim de démocratie. Que l’on brasse cette soupe dans un sens ou dans l’autre, le goût reste le même, car les ingrédients ne changent jamais. Nous sommes condamnés à avaler ce potage indigeste et à produire des rots plutôt que des idées.

Plus c’est pareil, moins ça change

En novembre 2007, alors que l’Hôtel de Ville de Sainte-Adèle vivait une profonde crise, le conseiller Guinard annonçait sa démission en ces termes :

«Je souhaite au bénéfice de tous que la rigueur et la transparence soient empreintes des valeurs que j’ai toujours promues: l’équité, la justice sociale et l’humanisme dans les rapports entre la municipalité et ses citoyens… le tout, loin des “agendas cachés”, loin de la petite politique et loin des décisions prises à l’avance et en petits groupes. Je souhaite également que le développement de Sainte-Adèle en soit un qui respectera la qualité de vie du citoyen, qui respectera son environnement en remettant toujours le citoyen à l’avant-plan des décisions du quotidien et de l’avenir et qui respectera sa capacité de payer.»

Sans prétendre que le conseiller Guinard était le porte-étendard de ces valeurs, ses mots traduisent un écœurement bien senti d’une certaine vision de la politique municipale adéloise.

11 ans plus tard, plusieurs citoyens engagés tiennent le même discours à l’endroit de l’actuelle administration. Et devant l’insistance de leur questionnement légitime, les élus et fonctionnaires retournent à leurs chaudrons pour nous servir leur ratatouille, ce plat adélois traditionnel où il fait si bon se mettre les pieds.

Plusieurs citoyens soutiennent que la seule chose qui est véritablement transparente à Sainte-Adèle, c’est la volonté des élus de ne pas l’être.

Élus et «hauts fonctionnaires» souhaiteraient-ils exercer une démocratie excluant la participation citoyenne? Doit-on leur rappeler qu’une saine démocratie ne peut s’exercer sans transparence? Doit-on leur rappeler également qu’au sens figuré, la transparence signifie divulgation de l’information au public? Le Dico de la langue de bois édition 2018 serait-il le best-seller en vogue à l’Hôtel de Ville!

Quand on se compare, on se désole

Alors que l’administration Brière tente malhabilement de justifier sa décision de rompre avec une tradition de plus 35 ans de télédiffusion des séances du conseil, à Saint-Colomban, on diffuse cet exercice démocratique et public en direct sur Facebook. L’auditoire oscille en moyenne entre 2000 et 3000 personnes. Les citoyens peuvent poser des questions en direct et recevoir des réponses en temps réel. De plus, sur le site de la Ville, on retrouve les archives vidéo des séances du conseil. Rappelons que les conseillers de cette municipalité — comparable à Sainte-Adèle — possèdent tous une page Facebook où ils interagissent avec les citoyens et répondent à leurs questions.   

Nous sommes ici devant deux modèles diamétralement opposés. La bonne vieille politique à saveur d’obscurantisme — attitude d’opposition, d’hostilité à la diffusion des informations—  et une politique qui est de son époque et qui intègre les progrès technologiques permettant la libre circulation de l’information auprès du plus grand nombre de citoyens.

Quand on y met un peu de bonne volonté, la transparence devient possible. L’exemple de Saint-Colomban est très éloquent. A contrario, si l’on choisit de contrôler l’information, de compliquer sa libre circulation, de rédiger des règlements frileux afin de complexifier, autant qu’il est légalement possible de le faire, l’expression citoyenne, nous créons de la grogne, de la division, de la colère. Ne pas répondre aux questions et interdire de façon arbitraire la télédiffusion des séances du conseil ne fait que cristaliser l’impression que l’on nous cache quelque chose, que l’on pratique l’évitement, que l’on ne maîtrise pas les dossiers et que les questions pointues nous déstabilisent.

Boileau a dit, si justement : «Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément». Quand les choses sont difficiles à concevoir, les moyens pour ne rien dire arrivent eux aussi aisément.

Démocratie 101 : la mairesse Brière recalée?

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«Le pouvoir d’autoriser un citoyen à filmer, à photographier ou à enregistrer ne peut être laissé à la discrétion d’un élu ou d’un fonctionnaire.»

«Les moyens technologiques contemporains ne sont pas en mesure d’influencer le décorum et le maintien de l’ordre»

— Ministères des Affaires municipales du Québec

Dans la foulée de l’affaire de la télédiffusion des séances du conseil de Sainte-Adèle, ces deux citations tirées d’un article publié en août 2017  mettent en évidence la méconnaissance des principes de base  en matière de démocratie et de transparence de la mairesse Brière. Sa décision arbitraire et discrétionnaire de mettre fin à la télédiffusion des séances du conseil devrait faire l’objet d’un blâme, comme ce fut le cas pour la mairesse de l’Arrondissement de LaSalle (lire article plus bas).

La position du ministère est on ne peut plus claire: interdire de filmer, photographier, enregistrer les séances du conseil n’est pas une façon de maintenir l’ordre durant les séances. Par extension, instrumentaliser leur télédiffusion après 35 ans devient une mesure imbuvable, injustifiée et injustifiable, envers la dissidence, ingrédient essentiel à toute démocratie en santé. 

En choisissant arbitrairement de mettre fin à la diffusion des séances du conseil quand «ça l’arrange», la mairesse Brière s’adonne à une censure digne d’une république de bananes. Et quand elle qualifie de «loufoque» la manifestation démocratique du 24 novembre dernier, elle nous rappelle qu’elle fut sans doute recalée à son examen de démocratie 101.   

Article paru sur le site de Radio-Canada en août 2017

À quelques semaines de la campagne électorale municipale, les élus se font rappeler à l’ordre, car de nombreux maires québécois refusent encore que les citoyens filment, photographient ou enregistrent les séances du conseil.

Un texte de Thomas Gerbet

La lettre du ministère des Affaires municipales du Québec adressée à l’arrondissement de LaSalle est claire : un citoyen a le droit de filmer un conseil municipal. Pourtant, le plaignant a été expulsé de la salle du conseil par la police, en mai dernier, pour avoir tenté de le faire.

Dans sa réponse à la plainte, le ministère indique que le règlement de l’arrondissement contrevient à la Loi sur les cités et villes. « Les moyens technologiques contemporains ne sont pas en mesure d’influencer le décorum et le maintien de l’ordre », peut-on lire dans la lettre, obtenue par Radio-Canada.

Le ministère ajoute que le pouvoir d’autoriser un citoyen à filmer, à photographier ou à enregistrer ne peut être laissé à la discrétion d’un élu ou d’un fonctionnaire.

À la suite de cette décision, Francisco Moreno, à l’origine de la plainte, compte de nouveau tenter de filmer la séance du conseil de LaSalle le 14 août.

M. Moreno s’était présenté aux élections de 2013 contre la mairesse en poste, Manon Barbe. « Pour moi, c’est un gain pour les citoyens et pour la démocratie », réagit-il.

Francisco Moreno est satisfait de la lettre, mais il aurait aimé qu’elle soit plus ferme. Selon lui, le ministère ne devrait pas seulement rappeler à l’ordre, mais « forcer l’arrondissement LaSalle à changer son règlement. »

Les cas de conseils municipaux qui empêchent des citoyens ou des médias de filmer sont nombreux au Québec.

La Fédération professionnelle des journalistes doit prendre position régulièrement. « Les images de citoyens posant des questions au micro font partie de l’information que les électeurs ont le droit d’obtenir par les médias au même titre que s’ils étaient sur place », a déjà déclaré la FPJQ.

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1048384/quebec-reitere-droit-filmer-seance-conseil-municipal?fbclid=IwAR3YK662QTSUDN47JCge90UAeK5GhyiCmi61XFz325kCANumjr8oezum_2o
Lettre du ministère des Affaires municipales

 

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Une manifestation «loufoque» selon la mairesse Nadine Brière

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Selon Nadine Brière, mairesse de Sainte-Adèle, le rassemblement du 24 novembre dernier où des citoyens demandaient le retour de la télédiffusion des séances du conseil était une manifestation «loufoque».

«Nous avons vu la manifestation. Étrangement, ce sont les mêmes gens qui viennent au conseil de Ville qui étaient présents à la manifestation, il y avait des citoyens de Saint-Sauveur présents pour le retour des caméras. On trouve ça un peu loufoque comme manifestation»

Ah bon? Loufoque? Doit-on rappeler à la mairesse que si une manifestation mérite, selon elle, le qualificatif «loufoque», il se peut fort bien que l’événement ayant incité des citoyens à manifester se réclame lui-même de la parodie? Ce qui est loufoque dans le cas qui nous occupe, est-ce la manifestation, ou plutôt ce qui l’a motivée?

Annuler la télédiffusion des séances du conseil pour les raisons évoquées par la mairesse Brière n’est-elle pas en soi une action loufoque, saugrenue et dont l’argumentaire est aussi mince et bancal que la vision de cette dernière en matière de démocratie participative? À la suite de la diffusion de l’entrevue accordée à Nous TV par la mairesse, on ne doit plus s’étonner que bien des Adélois soient irrités et perdent à l’occasion patience devant son attitude condescendante vis-à-vis des actions démocratiques et «loufoques» des citoyens.

La mairesse ne comprend pas la réaction de la population: « Au départ, quand on a demandé à Cogeco d’arrêter de filmer ce n’était que temporaire. On trouve ça assez étrange que les gens aient l’impression que l’on a coupé complètement la télévision.» Doit-on expliquer à la mairesse que oui, nous avions tous compris que la mesure était temporaire, et lui signaler que c’est elle qui n’a pas compris que ce n’est pas la durée de la privation qui met les citoyens en colère, mais la mesure elle-même et, surtout, ce qu’elle révèle sur sa vision de la transparence? À notre tour de trouver ça «étrange».

Et maintenant que la télé est éteinte, il semble évidemment très compliqué de la rallumer :  « On regarde présentement pour ramener la télévision en janvier ou février, nous sommes en discussion avec M. Fournier (Cogeco) à ce sujet-là.»  Vous regardez quoi au juste, Mme Brière? Je vous parie que l’équipe de Cogeco arriverait à vous rediffusée à la demande et en un rien de temps.

La mairesse confirme donc qu’il ne sera pas possible, comme le réclament les citoyens, de reprendre la télédiffusion pour la prochaine séance du conseil où sera présenté le budget de la Ville: «Le budget, les gens vont en avoir connaissance de toute façon, il va y avoir une présentation faite à la population concernant le budget. Il n’y aura pas de retour de la télédiffusion avant janvier, il faut vraiment que l’on s’entende avec Cogeco à cet effet-là».

Les séances du conseil sont télédiffusées depuis 35 ans à Sainte-Adèle, qu’y a-t-il donc de si compliqué à reprendre la télédiffusion? À moins qu’il soit avantageux de faire compliqué quand les choses peuvent être simples, le temps de déposer le budget hors ondes?

Au niveau provincial et fédéral, les discours du budget sont télédiffusés. Mais pas à Sainte-Adèle. Devons-nous conclure que la mairesse n’estime pas que l’ensemble des citoyens de Sainte-Adèle mérite de connaître les décisions budgétaires et la gestion des finances publiques de son administration?  Quel autre moyen compte-t-elle prendre afin que l’information atteigne le plus grand nombre de citoyens? 

La punition «plus de télé» infligée aux Adélois prendra donc fin quand la mairesse le décidera. Ainsi, les citoyens qui pourraient ternir cette belle présentation en posant des questions possiblement embarrassantes le feront devant un auditoire restreint.

Qu’on se le tienne pour dit!

Loufoque qu’elle disait?

Les citations de la mairesse sont tirées du reportage diffusé sur les ondes de Nous TV

Les enfants, soyez sages, sinon, vous serez privés de télé!

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À Sainte-Adèle, des citoyens «tannants» et un conseiller «turbulent» ont poussé la mairesse à priver de télé l’ensemble de la population adéloise. Ainsi, depuis plusieurs semaines, les séances du conseil municipal ne sont plus télédiffusées, comme ce fut le cas durant les 35 dernières années.

Le temps que le calme revienne en classe nous dit-on.

Une décision qui rappelle l’ancienne manière qui consistait à punir toute la classe pour les frasques du seul élève turbulent. Histoire de bien faire comprendre à l’élément perturbateur que c’est la maîtresse qui mène! Une vieille astuce qui vise à prendre en otage le groupe en entier pour forcer le ou les quelques dissidents à abdiquer sous le poids du nombre. On transforme les mécontents en méchants. On les bâillonne pour ne plus entendre grincer ce grain de sable qui fait gémir la belle machine municipale.

Car le principal argument de la mairesse de Sainte-Adèle pour justifier cette décision est celui de l’image. Ça paraît mal tous ces questionnements insistants, ces citoyens qui reviennent sans relâche sur les mêmes sujets, toute cette agitation en classe. Ça fait désordre.

L’image toujours l’image. Le vernis doit briller, être lisse et reluisant, sans aspérité, sinon, on a l’air de quoi à Sainte-Adèle?

Alors on ferme la télé, fini la permission de regarder cette émission qui donne le mauvais exemple aux enfants (lire les citoyens).

Sauf que, ce qui paraît mal en ce moment, c’est la mairesse et l’ensemble du conseil qui, par cette décision, font la démonstration de leur incapacité à faire face à l’exercice d’une saine démocratie, à gérer le «conflit» et à maintenir l’ordre lors de la période de questions, cette trop brève plage de temps mensuelle soumise à un lourd protocole où les citoyens peuvent, parfois, s’adresser directement aux élus devant la population.

La mesure vise plus particulièrement le conseiller Pierre Lafond et quelques citoyens qui s’intéressent à certains dossiers éternellement (volontairement?) nébuleux.

La décision de la mairesse de Sainte-Adèle a un arrière-goût de censure grossière et obsolète à la limite de l’insulte à l’intelligence des citoyens qu’elle croit incapables de faire preuve de discernement et de juger par eux-mêmes. Elle ne semble pas être consciente que c’est sa décision qui fait mal paraître la Ville de Sainte-Adèle aux yeux de la population et non pas le conseiller Lafond ou les quelques citoyens plus curieux et engagés que la moyenne. Les élus doivent accepter de répondre aux questions, de rendre des comptes, et d’êtres imputables de leurs décisions, devant la population, et non pas au sein d’un cercle restreint. Et à Sainte-Adèle, plusieurs dossiers laissent perplexes et soulèvent des questions tout à fait légitimes : La Rolland, le promoteur Malouf, le garage municipal, la croix de Sainte-Adèle, les frais juridiques ruineux qui donnent une couleur «vert avocat» à notre ville. Et bien d’autres…

L’un des devoirs de notre municipalité est de rendre les lieux publics accessibles au plus grand nombre. Un principe qui semble exclure la salle du conseil. Moins il y aura de témoins, mieux ce sera. En interdisant la télédiffusion des séances du conseil, la mairesse accepte de restreindre l’accès virtuel à cet exercice démocratique au nom d’un principe esthétique : mal paraître.

C’est injustifié et injustifiable.

Cette mesure, malhabile, risque de créer un effet pervers en transformant le conseiller Lafond en martyr et les citoyens curieux en victimes. S’ensuivra une croisade qui, elle, sera médiatisée.

Un rassemblement citoyen est prévu le 24 novembre de 13h à 15h, près de la SAQ, à Sainte-Adèle.  La manifestation vise à contester publiquement la fin de la télédiffusion des séances du conseil.

NousTV poursuit la télédiffusion des séances de Sainte-Agathe-des-Monts et en collaboration avec TVCL, celles de Mont-Tremblant, Saint-Donat et Sainte-Lucie-des-Laurentides.

Un regard lucide sur la politique municipale

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Xavier-Antoine Lalande, conseiller municipal indépendant de Saint-Colomban, « Personnalité élue » 2016 de la Ligue d’action civique du Québec. Crédit photo: courtoisie
Xavier-Antoine Lalande, conseiller municipal indépendant de Saint-Colomban, « Personnalité élue » 2016 de la Ligue d’action civique du Québec. Crédit photo: courtoisie.

Le conseiller indépendant de Saint-Colomban, Xavier-Antoine Lalande  reçoit le prix «Personnalité élue» 2016 de la Ligue d’action civique du Québec. Une entrevue exclusive menée par la journaliste Nathalie Deraspe, une ex-collègue. Un excellent papier porteur d’espoir incarné par ce jeune politicien animé d’une vision lucide et saine de la politique municipale. À quand un tel vent de fraîcheur dans notre ville où la politique empeste la naphtaline et se contente des vieilles recettes et des lieux communs?

POUR LIRE L’ARTICLE, CEST ICI

 

 

 

L’équipe Milot : retour sur l’affaire Roch Bédard

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Bedard-photoÀ plusieurs reprises, tout au long de la campagne électorale, l’équipe Milot a dénoncé le «scandale Roch Bédard» et les possibles liens d’affaires unissant le conseiller du district 2 et le promoteur Maalouf propriétaire de La Rolland.

L’histoire a pris naissance durant la période des questions suivant une séance du conseil de la Ville de Sainte-Adèle. Un citoyen questionna le conseiller à propos d’un contrat intervenu entre lui et le promoteur. Nous apprenions que M. Bédard avait effectivement accepté le mandat d’attirer de nouveaux locataires dans le parc d’affaires. Ce dernier se défendait d’être en conflit d’intérêts, position également défendue par le maire Charbonneau. Malgré tout, deux conseillers, Mme Nadine Brière et M. Pierre Morabito, avaient exprimé publiquement leur malaise à propos de cette situation.

Le 12 mai 2016, l’équipe Milot «revient sur l’affaire Roch Bédard» dans les pages du journal des Pays-d’en-Haut La Vallée et se rétracte suite à la lecture d’un avis juridique statuant que le conseiller n’était pas en conflit d’intérêts au moment où l’avis fut rendu, soit le 18 mars 2015, car à cette date rien n’avait encore été signé entre la Ville et le promoteur.

C’est tout?

Si, d’un point de vue éthique, M. Bédard brille d’une blancheur virginale, nous avons maintenant le devoir de nous questionner sur son bon jugement et son interprétation originale de la transparence et de la bonne gouvernance. Car les questions concernant ses liens avec le promoteur Maalouf ne visent pas le seul élément qui fut l’objet de l’avis juridique, mais bien un ensemble de comportements.

Est-il acceptable qu’un conseiller municipal de surcroît directeur de la corporation d’affaires la Rolland travaille pour le compte du promoteur à qui la Ville compte vendre le parc d’affaires alors qu’il reçoit un premier salaire de conseiller et possiblement un deuxième pour sa fonction de directeur général du parc d’affaires?

Est-ce que l’avis juridique aborde ce problème?

S’il n’y a pas ici un conflit d’intérêts avéré, il y a possiblement un «conflit de mission» qui se produit lorsque deux responsabilités sont exercées simultanément alors qu’elles peuvent entrer en conflit. Est-il normal que l’on doive produire un avis juridique pour expliquer les activités «extramunicipales» du conseiller Bédard?

Nous aimerions également connaître l’identité des auteurs de cet avis juridique et qui en assume le coût, les citoyens ou le conseiller?  Rappelons que M. Pierre Morabito souhaitait que l’avis soit produit par l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques ou par l’Union des municipalités du Québec. Cette proposition fut rejetée. Le conseiller Morabito affirme même qu’on lui a refusé la consultation du document.

L’insoutenable légèreté de la gouvernance.

Conflit d’intérêts ou non, le conseiller Bédard n’est certes pas un modèle de bon jugement. À marcher de la sorte sur le fil du rasoir, même chaussé d’avis juridiques, il est inévitable que les choses finissent par déraper. Mais qu’ont-ils donc ces conseillers qui portent autant de chapeaux pour une seule tête? Ce que nous demandons à M. Bédard, c’est d’être un conseiller, point à la ligne et non pas un homme-orchestre qui tente de jouer de tous les instruments à la fois dans une cacophonie agaçante. Les conflits de mission de M. Bédard ont jeté le discrédit sur l’administration, semé la discorde au sein du conseil et contribué à nourrir le cynisme des électeurs envers la classe politique municipale de Sainte-Adèle.

Souhaitons que le nouveau maire de Sainte-Adèle veille à ce que des situations équivoques de cette nature ne se reproduisent plus. Nos élus doivent agir en plein jour et non pas dans les zones d’ombres et les vides juridiques, car les apparences de conflit d’intérêts causent autant de dommages qu’un réel conflit.

Un groupe de citoyens enquête sur les agissements de M. Bédard afin de s’assurer que ses liens passés et présents avec le promoteur répondent aux critères stricts de la bonne gouvernance et de l’éthique. Toute personne ayant des informations pertinentes et vérifiables à ce sujet est invitée à nous les communiquer. La confidentialité des sources est assurée. bloguenotes@hotmail.com 

Si M. Bédard souhaite faire une mise au point, corriger des informations qu’il estime inexactes ou simplement s’exprimer par voie de communiqué, il est évidemment bienvenu. La meilleure façon de dissiper les doutes est la libre circulation de l’information. 

Crédit photo : André Bérard

Le maire Milot reçoit un constat d’infraction du DGEQ. Salissage ou information?

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Moins de 24 heures suivant son élection, le maire Robert Milot reçoit un constat d’infraction du directeur général des élections du Québec (DGEQ). S’il est reconnu coupable de manœuvre électorale frauduleuse, il devra quitter son siège.

Voilà une nouvelle qui n’apaisera pas le cynisme des électeurs adélois! Je propose que nous y réfléchissions calmement. Une mise en contexte en quelque sorte. Ceux qui ne savent rien de cette affaire peuvent consulter ce lien pour en apprendre plus.

Mon objectif ne consiste pas à défendre M. Milot. Nouvellement élu, il n’a encore rien réalisé de probant pour sa communauté. Après seulement 14 jours, c’est tout à fait normal. Pour l’heure, je me contente de m’interroger sur cette nouvelle, son libellé et le moment où elle paraît. L’exercice peut s’avérer utile.

La lecture des faits, tels que présentés dans l’article du Journal de Montréal, laisse croire à une erreur commise de bonne foi par M. Georges Sabbah qui, approché par M. Milot alors solliciteur pour la CAQ, a accepté d’effectuer un don de 100 $ pour le parti politique. Le chèque fut produit au nom de l’entreprise de M. Sabbah. Il s’agit d’une infraction. Le commerçant affirme qu’il ignorait que c’était interdit. M. Milot aurait dû l’aviser.

Le chèque n’a toutefois jamais été encaissé et, du côté de la CAQ, le dossier est clos. Toute cette histoire reposerait donc sur l’intention de M. Milot de contourner la loi électorale. Plutôt mince, car si sa volonté était d’agir illégalement, il n’aurait certainement pas suggéré stupidement à un donateur de produire un chèque d’entreprise sachant pertinemment que la manœuvre n’est pas permise et qu’elle serait inévitablement soumise à l’attention du DGEQ. Généralement, les fraudeurs usent de meilleures astuces. Qui brûlerait un feu rouge tout en saluant gentiment un policier au passage en croyant s’en tirer sans contravention?

De plus, l’événement remonte à 2014. Pourquoi ce papier est-il publié en page 2 du Journal de Montréal le lendemain des partielles du 1er mai dernier ? La divulgation de cette présumée fraude n’aurait-elle pas provoqué plus de dégâts à l’époque où elle fut commise, c’est-à-dire dans le cadre des élections provinciales? Si cette munition représentait un véritable potentiel létal, nous compterions déjà les victimes. Si elle fut mise de côté par ceux qui, en 2014, auraient pu en tirer avantage, c’est qu’elle n’était qu’un malheureux pétard mouillé.

Alors pourquoi ce pétard éclate-t-il maintenant? 

Plusieurs croient qu’il devient évident qu’on a fouillé dans les ordures afin d’en tirer quelques morceaux malodorants à jeter sur la place publique, espérant ainsi susciter le dégoût du bon peuple de Sainte-Adèle, et ce, dans un but bien précis. Même avis formulé par une source au DGEQ contactée par téléphone : « il me semble évident que le traitement que l’on donne à cette histoire est nettement exagéré. C’est trop gros et ça soulève des questions». Si le DGEQ était au fait qu’un candidat a agi illégalement, n’est-il pas raisonnable de croire qu’il serait intervenu, de façon responsable, durant la campagne et non le lendemain de l’élection? 

S’agirait-il d’une manœuvre de salissage?

Le contentieux du DGEQ accomplira son travail et prendra les décisions qui s’imposent en fonction des informations en sa possession. Toutefois, la fragilité du fondement de cette affaire telle que présentée dans l’article du Journal de Montréal appelle à la prudence quant aux conclusions à tirer. 

Récemment, M. Milot exprimait sa volonté de mettre fin le plus rapidement possible au conflit de la croix de Sainte-Adèle et d’obtenir des réponses concernant La Rolland, deux dossiers fortement controversés. À Sainte-Adèle, toute personne qui s’y intéresse devient la cible de certains groupes qui agissent en coulisses. Je peux moi-même en témoigner, car j’ai été victime de salissage à l’époque où j’écrivais dans l’hebdomadaire Accès à propos de ces affaires.

Voilà qu’un nouveau maire se présente avec l’intention ferme d’y voir plus clair. Il se fait servir un «avertissement» quelques heures seulement après son élection.

Bien que l’on doive rester vigilants, le timing semble trop bon pour n’être qu’un hasard. 

N’hésitez pas à laisser vos commentaires. Tous les points de vue sont acceptés pourvu qu’ils soient formulés avec respect et intelligence

Société Mère Meera : troisième tentative de changement de zonage

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Sans titre. - copie 2

Blogue-Notes a obtenu copie d’une lettre adressée au nouveau maire de Sainte-Adèle et à l’ensemble du conseil municipal, rédigée par Gilles E. Néron, un citoyen qui vit dans le secteur de l’ancienne chapelle Saint-Bernard, propriété de la société Mère Meera Dashan Canada. La société tenterait d’obtenir, pour la troisième fois, un changement de zonage, ce à quoi s’opposent M. Néron et un groupe de citoyens qui vivent dans les zones adjacentes à la chapelle. M. Néron exprime les raisons qui motivent l’opposition des citoyens à ce changement de zonage dans une lettre que nous avons le plaisir de diffuser pour la libre circulation de l’information dans notre communauté.

Secte, mouvement spirituel, groupe religieux, quelle est la nature exacte de la société Mère Meera? Pour en savoir plus, visitez le site Mère Meera Darshan Canada.

Monsieur le maire, on m’informe que l’organisation de Mère Meera, propriétaire des lieux de l’ancienne chapelle Saint-Bernard,  sur le chemin Pierre-Péladeau,  (près de la piste cyclable) entend adresser à la Ville, une nouvelle demande de changement de zonage. Si cette information est exacte ce serait la troisième tentative en ce sens, en moins d’une année.

La Ville a déjà rejeté la demande de l’organisme à deux occasions, devant les arguments soulevés par des citoyens de Sainte-Adèle, résidant dans la zone concernée et dans les zones contigües. 

En conformité avec les lois du Québec et selon les règlements de la ville, les citoyens ont exprimé par la voix d’une pétition leur désaccord avec un changement de zonage visant à changer la vocation de cet espace, pour y tenir des réunions de culte. Cinquante quatre personnes ont signé la pétition laquelle fut remise à la ville dans les délais requis, en juillet 2015.

Ce n’est pas par caprice que les gens ont manifesté leur opinion. Ils l’ont fait par respect pour leur mode de vie, leur quiétude et pour l’environnement. Tous les signataires sont des résidents de Sainte-Adèle, ils paient leurs taxes municipales à Sainte-Adèle et ils participent à la vie de leur ville. 

À l’origine, le groupe qui demandait ce changement de zonage, ne comptait aucun résident de Sainte-Adèle. L’intention du groupe est de changer l’aspect physique des lieux et de s’adonner à leurs activités sous le couvert d’un organisme de charité pour être exempt de payer des taxes. Tous les citoyens de notre ville et tous les commerçants paient leur part de taxes pour obtenir les services de la municipalité. Il n’existe aucune raison qui pourrait exempter l’organisation de Mère Meera d’agir en marge de la société.

La croyance de chacun, l’adhésion à une religion ou à une autre, relève des droits et des libertés de chacun. Ce qui se passe à l’intérieur des murs d’un édifice, d’une maison, d’un centre, est de nature privée et ne regarde personne d’autre que le gens concernés. 

Mais lorsque l’on souhaite modifier l’environnement et les règlements municipaux, transformer l’apparence physique des lieux, altérer la vocation d’un espace déjà zoné,  ces questions concernent alors toute la communauté. Lorsqu’une entreprise ou un organisme souhaite opérer sans payer de taxe,  les réactions, les choix et les actions deviennent l’affaire de toute la communauté. La communauté a déjà statué sur ses droits et sur ses choix.

Ce sont des choix collectifs et non pas des choix privés.

Monsieur le maire, présentement, quatre des conseillers de la ville étaient présents pour les deux premières rondes de la demande de changement de zonage de l’organisme. Le directeur général, M. Pierre Dionne ainsi que des professionnels du personnel à l’urbanisme et au greffe de la ville ont aussi été témoin et partie prenante des décisions.

Je vous invite à vous référer à toutes ces personnes pour être bien au fait de ce qui semble se préparer.

Je répète que les citoyens et le conseil de ville se sont déjà prononcés sur ce dossier.  On ne peut pas le ramener à l’ordre du jour périodiquement en espérant qu’un manque de vigilance de la Ville et/ou des citoyens permettrait de passer une modification en douce et à l’insu des citoyens.

Étant assuré que vous ferez le nécessaire pour un,  vous renseigner correctement  et deux,  maintenir le zonage actuel à cet endroit.

Je vous serais reconnaissant de m’informer de la suite des choses et d’informer aussi, tous les citoyens de Sainte-Adèle.

Je vous remercie de votre bienveillante attention.

Gilles E. Néron
Citoyen de Sainte-Adèle

Le curé André Daoust invitera le futur maire de Sainte-Adèle à se rendre à la croix

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Andre daoustAndré Daoust, curé de Sainte-Adèle, est très impliqué dans le dossier de la croix, et ce, depuis plusieurs années. Une situation qui en dérange plusieurs, mais pas moi. Il est vrai qu’à une certaine époque, l’influence du clergé pesait lourdement sur les affaires publiques. Cette époque est bel et bien révolue. Y en a-t-il qui en doute encore? Nous sommes ici en présence d’un citoyen, tenace, il faut en convenir, qui ne cherche que la vérité et la justice au nom des Adélois qu’il estime floués par cette coûteuse saga de la croix. Le fait qu’il porte le collet romain ne devrait pas nous distraire du contenu de son message. À Sainte-Adèle, peu se sont levés de la sorte. Je salue le courage de cet homme qui a su mobiliser des citoyens et les convaincre qu’ils ont un poids au sein de leur communauté. Et, honnêtement, en quoi le collet romain devrait-il nous agacer davantage  que les toges de l’autre chapelle, celle des avocats, qui veulent eux aussi notre bien, et qui prennent  les moyens pour l’obtenir ?

Il me fait donc plaisir de publier intégralement le communiqué qu’il m’a fait parvenir.

Dans le cadre du conflit de la croix de Sainte-Adèle, le 21 mars dernier, M. Pierre Dionne, directeur général de la Ville, annonçait publiquement la tenue d’une conférence de règlement à l’amiable ordonnée par le juge.    

En tant que curé qui a comme mission d’œuvrer à la réconciliation et à la justice et qui tente, en vain, depuis maintenant deux ans, d’amener les deux parties à s’entendre à l’amiable,  j’exulte à l’annonce de cette décision du juge Jean-Yves Lalonde. Après dix ans de déchirements et de luttes stériles, par avocats interposés, lesquels ont profité allègrement de l’entêtement des élus à poursuivre par la voie des tribunaux, il est impératif, pour le bien de la communauté adéloise, que les deux parties soient appelées à participer, de bonne foi, à une ultime conférence de règlement à l’amiable. Ceux qui refuseront d’y participer devront s’expliquer et en répondre devant la population adéloise.

Le 9 avril dernier, un groupe des sept Adélois, dont M. André Dubé, octogénaire très connu et apprécié des Adélois, ont signé une lettre intitulée : « Qui dirige la Ville?  Le directeur général, les élus ou les avocats? »  La dépêche citoyenne affirmait ceci : « Selon nos informations, lors de la conférence de règlement à l’amiable de 2009, c’est le conseil actuel qui a refusé à quatre reprises de participer à une deuxième journée de séance, malgré l’insistance du juge. » 

Information que j’ai pu valider en obtenant une copie d’une lettre de  Me Francis Gervais, avocat de la Ville, datée du 26 avril 2010 et adressée au Juge chargé de la conférence de règlement à l’amiable : « Lors de la conférence téléphonique, vous nous avez demandé de tenter une ultime démarche auprès de notre cliente en signalant même que je pourrais utiliser le fait que c’était à votre demande spécifique que je m’adressais à eux.  J’ai fait cette démarche et je reçois, pour la quatrième fois, une réponse de la Ville affirmant qu’il n’existe, selon elle, aucun motif ou raison de retourner en conférence de règlement à l’amiable et qu’elle désire que l’ensemble du dossier soit soumis aux tribunaux aux fins d’adjudication. »

Afin de maximiser les chances de réussite de cette «ultime conférence», le lendemain des élections, soit le 2 mai, je communiquerai avec le maire qui sera élu pour le féliciter et je l’inviterai, lui et tous les conseillers, à m’accompagner sur le sentier de la croix dès la première semaine de mai afin de constater de visu ce qui a été fait et afin que ce sentier cesse d’être celui de la guerre.  Je leur ferai également rencontrer la famille Lupien.  Cela sera un premier contact qui permettra d’humaniser le conflit en mettant un visage sur un nom.

Je crois fermement qu’il est non seulement possible, mais impératif d’en arriver à une entente à l’amiable. Quand les conflits deviennent des guerres, il n’y a que des pertes pour les belligérants. Après dix ans, le conflit de la croix de Sainte-Adèle n’apporte que cynisme et discorde. Il dresse une communauté contre elle-même. Il est donc du devoir des nouveaux élus de tout tenter pour mettre fin à cette «guerre civile» dont le coût se chiffre bien au-delà des dollars dépensés en pure perte.

André Daoust, curé.
Sainte-Adèle le 28 avril 2016.

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À qui l’administration Charbonneau a-t-elle cédé la Rolland?

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À qui, et à quelles conditions l’administration Charbonneau a-t-elle cédé La Rolland? La question est légitime. Sainte-Adèle a son lot de projets «éléphant blanc», mal intégrés et qui minent le paysage et la réputation de notre belle ville. Rappelons les tristement célèbres condos Delacroix et la saga qui s’y rattache. Puisque dans notre ville, les plans d’avenir sont confiés à des promoteurs «visionnaires», ces derniers ont les coudées franches et planifient l’exploitation de notre bien commun au profit du leur. Plusieurs observateurs allumés de Sainte-Adèle (il en reste) se questionnent à juste titre sur l’avenir de La Rolland et des magnifiques terrains avoisinants.

M. Maalouf et son organisation tentaculaire nous promettent monts et merveilles. Telle une sirène, il a su charmer une administration naïve et même se faire un allier au sein du conseil municipal en la personne de M. Bédard. L’acceptabilité sociale n’est visiblement pas un principe connu de nos édiles municipaux qui, nous le savons maintenant, ont été élus pour décider et non pour consulter. Ils ont donc décidé pour nous en statuant que le promoteur et son projet étaient bons pour la ville et la région.

Mais qu’en est-il de ce M. Maalouf et de ses projets «internationaux»?

Sur le site de MMC International Project Developpement, dans la section «projets», on nous présente le pharaonique complexe de La Rolland (en développement), ainsi que deux autres «réalisations». Or, après seulement quelques clics de souris, nous constatons que le projet brésilien Ondazul Alagoas Grand Hyatt Beach Resort , présenté comme une réalisation, n’existe pas selon la carte satellite Google de 2016.

Donc, Maalouf a participé à ce projet, mais il n’a jamais vu le jour. Pourquoi? Quelques explications  plus bas dans un article fort intéressant tiré d’un journal brésilien.

Nos «décideurs» ont-ils effectué ces quelques recherches que nous avons menées et qui sont accessibles au premier internaute venu? Quelles conclusions en ont-ils tirées? Et M. Maalouf pourrait-il, par simple respect pour la région qu’il s’apprête à «transfigurer», s’assurer de l’acceptabilité sociale de son projet et nous donner quelques explications concernant les raisons qui ont mené à l’échec du projet brésilien? Ça pourrait s’avérer fort instructif.

En cette veille d’élections partielles à Sainte-Adèle, il est important de connaître le point de vue des candidats concernant ce projet et d’obtenir des réponses à quelques questions simples : À quel prix la Rolland a-t-elle été vendue à Maalouf? Si le projet se réalise, qui assumera les coûts des nouvelles infrastructures municipales qu’il faudra nécessairement mettre à jour? (Accès routiers, aqueduc, etc.).

Existe-t-il des études d’impact et si oui, peut-on en connaître les conclusions?

Un dossier à suivre…

Extrait de la Gazeta de Algoa de juin 2004 à propos du projet Ondazul Alagoas Grand Hyatt Beach Resort.
[Traduit du portugais à l’anglais avec l’outil de traduction de Google]

Delay in work and ambitious figures scratch credibility of the project; ensure investors receive empreendimentoEspecialistas Ondazul with skepticism

Patrycia MONTEIRO

As soon as it was announced in the state in mid-2002, the project Ondazul so impressed by the announced investment values, and by the size of his work. The resort had its information reproduced the main Brazilian media outlets.

Two years later, the mega-project announced dipped slightly in the discrediting of market experts. « The delay suffered due to environmental issues took a bit of credibility of Ondazul » admits Daniel Vasconcelos, one of the partners of the contract.

But according to sources close to the pension funds that invest in the hotel industry, the reasons may not have been exactly the delay in construction of the project. « One must be very adventurous to invest in such a distant resort of Maceió airport, considering the difficult experience of Costa do Sauipe, which has not yet achieved expected occupancy rates, » he says.

Disregarding the possibility that the project does not come, their similarities with the Bahia resort Costa do Sauipe also worries the experts. « The main criticism of the Sauipe were lack of community integration to the staffs of the companies created, » says Lins Polyana, Tourism Marketing professor at the Faculty of Maceio (Fame).

She points out that the initial project proposal, just as is provided for in Ondazul, was to absorb the local hand labor to work in the tourist complex. Only this number of workers was not properly prepared to act in the hotel service, prior to the completion of the works.

« Adaptation only came with the Institute of Hospitality, which enabled the staff, the problem is that this training should come when the work was still in progress, » explains Polyana.

Another aspect raised by the professor is that Sauipe finalization came at a time when the Bahian government had implemented its Development Plan for Tourism, already disposing of infrastructure works, such as the modernization of Luiz Eduardo Magalhães Airport. « Access to pitch Camaragibe, in turn, is still precarious and the city does not have adequate infrastructure to accommodate a port of the development of Ondazul. Without state investment, it is difficult to bet on the success of the enterprise, « says Lins Polyana.

Another questionable aspect, in the opinion of turismóloga, with regard to the values announced for the project. « For comparison purposes, in Sauipe Coast were built five 4 and 5 star hotels, with 1,500 apartments, the village six inns, golf course, sports courts and fifteen were spent R $ 350 million, » says stating that the work Bahia is compatible with the Alagoas project, which will cost R $ 100 million more, considering the exchange rate.

« Over time, there were rumors in the market that investors MMC had left the project, preventing thus the Ondazul. Now, we learn of Socrate group, but it is difficult to predict what will happen because this is a group of investors virtually unknown in Brazil, « he says.

Ondazul

Despite the distrust between the tourist market experts, the project Ondazul Alagoas Hyatt Beach Resort announced in 2002 is confirmed – at least for its investors.

After the imbroglio regarding the environmental issues which delayed the start of work for a year, the Ondazul received the necessary permits from the state level measured by the Institute of the Environment (IMA). However, the project still awaiting the completion of studies by the Brazilian Institute of Environment and Renewable Natural Resources (Ibama), scheduled for mid-October.

According to Marc Ferrari, president of Ondazul International company, a kind of Brazilian subsidiary of Canadian MMC Group Monaco – announced two years ago, as funding the project – will invest US $ 150 million in the venture, about R $ 450 million.

« The Hyatt group will manage the resorts as a whole, both in the hotels, and in real estate part. Financial investors in the project are Canadian group led by Socrate, of Montreal, « says Marc Ferrari, explaining that investors coordinate pension funds in Canada.

In addition to the ambitious figures, the Ondazul is also ambitious in their facilities. The complex, scheduled to be built in two stages, has an area of 180 thousand square meters, located in Passo do Camaragibe.

At first, they will be erected three hotels – the Grand Club Hotel, with 100 beds, the Sport Center Hotel, with 250 beds, and the Conference Center Hotel, with 320 beds. Also, a village intended to build a number of placeholders for leisure, chapel, square, shops, eight restaurants, five bars, hotels, sports fields, swimming pools and a golf course. In the second phase, although it is intended to build an apart hotel and a marina for small boats.

According to Daniel Vasconcelos, Alagoas partner Marc Ferrari, R $ 9 million has been invested in the project, referring to the cost of acquisition of land belonging to the Keys family, owners of the area for eight decades. The payment was made in installments paid by Canadians.

Ran backstage information that the MMC Group had left the project. But according to Vasconcelos, the company created a new company with CGC in Brazil in order to make financial remittances from abroad. The idea of Ondazul dates back to 1994 and gave thanks to the Gold Coast project, the time of Prodetur I. « We have $ 30 million to invest in the first place; just that the project get final approval, « said Vasconcelos. « Canadians have a good deal of capital and aim profitability in the project. »

Daniel Vasconcelos says that 500 jobs will be created in the construction work. When complete, a thousand employees will be hired, generating another thousand indirect jobs.

According to Vasconcelos, in the current phase of prospecting, twenty three professionals are involved in the project, including eight biologists. São Paulo, will leave the architectural design, landscaping and interior decoration, signed by M. Bernard Erbeia, Benedito Abbud and Patricia Anastasiadis. « The inspection of Ondazul will be made by the company Concremat – which currently accompanies the works of Maceió airport – and the marina deployment and a channel has the support of the Engecorps engineers.

If the plans of the International Ondazul materialize, the construction of infrastructure works will begin in January 2005 and the construction of hotels, five months later. The opening of the resort itself is scheduled for September 2007.

Until then, Alagoas will be cheering for the imaginary skirt Ondazul of their creators and materializes in all its ambitions.