Commentaires de lecteurs

LES ANONYMES INQUIÉTUDES

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PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

Chers ‘’inquiets(es)’’ de Sainte-Adèle, vous m’excuserez ce piètre qualificatif à votre endroit, mais à défaut de savoir qui vous êtes, c’est ainsi que je vous appellerai. D’abord un mot pour souligner vos louables efforts à vouloir nous instruire et à nous mobiliser à l’ère d’un chacun pour soi généralisé. Or, aussi nobles que soient vos belles intentions, bien des lacunes s’inscrivent dans votre démarche mobilisatrice — dont celle inappropriée — de nous solliciter dans un total anonymat. Il y a aussi une obsession presque maladive à ne voir que les défauts d’une dette municipale et finalement il y a votre inaptitude navrante à ne jamais taper sur le bon clou.

En effet, sans possibilité d’identifier les auteurs de votre lettre, ni connaître vos porte-parole, comment savoir qui se cache derrière votre prétendu mouvement citoyen? Comment ne pas imaginer que certains candidats défaits aux dernières élections puissent dans les coulisses manoeuvrer et instrumentaliser adroitement quelques chiffres à des fins partisanes ou électoralistes?  Aussi comment ne pas voir certains propriétaires fonciers tirer peut-être sur quelques ficelles citoyennes afin de faire avorter le projet du parc pour ensuite mieux spéculer sur la valeur marchande de leurs terrains? D’autres questions me viennent aussi à l’esprit. Quelles sont vos compétences? Quelle est votre formation? Combien êtes-vous? Quels sont vos méthodes, vos sources, vos analyses, vos recherches, vos rencontres et vos savants calculs pour conclure aussi catégoriquement qu’un parc est un projet irréaliste, coûteux et déraisonnable? Pourquoi considérer la conservation durable d’une nature de plus en plus menacée comme une dépense et un luxe, alors qu’il est si facile de voir qu’ailleurs on considère les espaces verts comme de réels investissements et un bien collectif si ardemment défendu.

Que notre dette municipale soit un motif réel d’inquiétude, je ne vois aucun mal à  discuter et à débattre, mais que cela se fasse à travers une vision inspirante et inspirée et non pas en diabolisant ou en pénalisant les adeptes de plein air et leur mode de vie sain et harmonieux.  Voilà mon souhait le plus cher et sans doute celui d’une grande majorité de gens qui veulent vivre dans des lieux vastes, verts, accessibles et conservés.

Ce projet de parc est né dans un contexte d’espoir et de progrès et devant un argumentaire aussi contrit, faiblard et résigné que le vôtre, je ne vois nulle raison d’y renoncer. Certes, il y a encore bien des questions à poser sur son usage, sa fréquentation, son accès, sa gestion et son coût final, mais qu’avons-nous de mieux à nous donner et à offrir aux générations suivantes qu’une nature belle et intacte?

Que celui ou celle qui a une meilleure idée vienne me la dire, je la recevrai avec égard, attention, respect et plaisir…  surtout si elle est dûment assumée et signée…

JEAN PIERRE LÉTOURNEAU

Voir la Publicité payée par des Adélois dans Accès, p 2,,30-01-2019

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L’énoncé de vision stratégique, des ingrédients sans chef ni recette…

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Voici un texte de mon ami Jean-Pierre Létourneau en réaction à la publication de l’énoncé de la vision stratégique 2011-2020 de la MRC des Pays-d’en-Haut, publié dans le journal Accès. Malheureusement, les hebdos locaux ne l’ont pas publié dans son intégralité. J’ai donc le plaisir de vous le livrer ici, sans censure ni coupures.

Ainsi donc, M. Garnier après des mois de tergiversations nous présente enfin, le fruit de sa longue réflexion et de son ardu travail. Un document dont j’appréhendais la venue tant l’exercice de consultation m’était apparu incomplet et très mal adapté à la complexité du sujet. Le résultat confirme mes pires appréhensions. Il n’y a pas dans ce document autre chose que des constats de l’évidence, de belles et bonnes intentions de circonstances et tout un lot de vains vœux pieux. Soyons clairs, ce document n’a aucune destination précise. Cette démarche ne sert qu’à valider un exercice de relation publique et n’est qu’une suite de questions sans réponse, noyée dans un jargon nébuleux et bureaucratique. C’est une prise de conscience sans obligation de résultat, une suite de problèmes en quête d’une vision d’ensemble qui n’est ni définie, expliquée, unifiée, cohérente, éprouvée et approuvée. Ce serait comme de décrire sa faim, et se disant, qu’il faudrait bien manger sans savoir par la suite quand et comment faire pour se nourrir. Nous dire, par exemple, qu’il faut encourager la préservation des boisées d’intérêt, je suis parfaitement d’accord, mais lesquels choisir? Avec quel argent les acquérir? À quel prix? Pour en faire quoi et pour qui? Comment, combien et quand? Y a-t-il pour de tels projets, une intention d’achat réelle, ferme et affirmée? Avec un vrai budget, des endroits déjà choisis et des dates d’acquisition? Ou est-ce uniquement du vent et des mots pour sauver du temps, pour nous faire taire et nous laisser naïvement rêver à des Laurentides plus vertes que nature…

Nous sommes ici, comme partout ailleurs, de plus en plus confrontés à un monde qui n’en finit plus de ne pas savoir comment se sortir d’une pensée unique, axée essentiellement sur la croyance insensée d’une expansion sans fin ni limite. Dans cette ère des paradoxes, nous sommes des villes et villages en quête de sens et d’identité. Pour faire l’avenir autrement, il nous faudra donc une pensée neuve et j’ai bien peur que l’essence de ce travail manque de cette part d’inédit et de renouveau. Nulle part je vois de solutions globales et systémiques et l’idée d’un autre paradigme qui protègerait davantage nos territoires et rendrait nos villes plus conviviales, originales et agréables. Je ne vois nul désir de moderniser nos outils démocratiques ou de mettre en marche des actions audacieuses et novatrices et de repenser tous ces développements domiciliaires diffus, mal planifiés et inadaptés. Où sont les solutions drastiques, mais nécessaires, les échéanciers serrés, les budgets détaillés et les règlements adéquats pour revitaliser nos centres-villes et endiguer la venue des magasins à grande surface et les néfastes fast-food, tellement incompatibles avec la vocation de villégiature et de prestige de nos villes et villages? Voyez comment Sainte-Agathe fut massacrée par l’arrivée de ces commerces insipides et dont quelques crédules élus espèrent encore la renaissance en embrasant son ciel d’été de quelques pathétiques et dispendieux pétards.

Cet énoncé de vision stratégique n’en est pas un. C’est uniquement un honnête travail de constats et d’intentions, sans plus. Dans un tel climat et en pareille circonstance, je vous l’accorde, M. Garnier, la population est bien tannée d’être ainsi consultée et vous le seriez tout autant, tant cette manière est désuète et périmée dans la forme et le fond. On nous invite à parler voyage, mais nous ne sommes limités qu’au choix des valises… Trop souvent nous ne servons qu’à meubler le décor et à acquiescer à des slogans vides et creux. Nous agissons en pur faire-valoir pour valider des décisions déjà prises.

Le citoyen n’est qu’un éternel témoin, qui n’a que trop peu de places publiques pour débattre et confronter périodiquement ses idées et enrichir sa réflexion citoyenne de façon respectueuse et civilisée. On le muselle, on l’infantilise, on l’isole, on l’emmure dans des pièges à cons et finalement le citoyen, las de ce marché de leurres et de dupes, préfère rester chez lui, plutôt qu’aller s’ennuyer à ces exercices de prétendues consultations publiques. Le citoyen est tanné d’entendre une chose et son contraire, sans jamais espérer pouvoir donner son aval et son accord à de véritables projets de vie et de société. À quand une culture de sommets citoyens, de conférences thématiques et de rencontres entre experts et citoyens afin de nous renseigner, de nous aviser et de nous éduquer? À quand une réelle volonté de nous donner collectivement une voix au chapitre qui donnerait à chaque individu le sentiment réel de participer au destin de sa communauté tout en créant des liens de solidarité et d’amitié? Bien sûr cela demande des efforts, la prise de décision sera souvent plus longue, fastidieuse et exaspérante, mais c’est le prix d’une démocratie qui se veut saine et en bonne santé.

Cher M, Garnier, malgré tout mon respect, quelle vilaine mouche vous a piqué, pour ainsi présumer et conclure si maladroitement au désintérêt et à l’indifférence du simple citoyen envers les affaires de sa communauté et du sort des siens? En vous croyant victime du succès de votre gérance, vous ne faites qu’exposer les limites de votre compréhension face à la supposée démission citoyenne, dont vous êtes en partie la cause. Vous regardez tout simplement par le mauvais bout de la lorgnette et usez du pire ou du meilleur des sophismes pour affirmer une vérité qui n’en est pas une.

Malgré tous vos efforts à nous inviter, votre cœur n’y est pas. Nous ne sommes plus à l’ère de la bougie, mais du laser. La façon de faire de ces rencontres est archaïque et outrageante et ne respecte en rien la connaissance, la conscience, la volonté de dialoguer et l’intelligence de gens qui sont très souvent plus avisés et compétents que vos convocations le laissent paraître. C’est d’abord là et avant tout que le bât blesse et que conséquemment vous devriez entreprendre votre première réforme, c’est à dire dans votre propre cour, au cœur de vos compétences, fonctionnement, fondements, rôles et structures. Du succès de cette entreprise en dépendra le reste… À moins que vous vouliez que rien véritablement ne change…

Bien à vous

Jean-Pierre Létourneau

jpl.fables@gmail.com

Municipalité et chambre de commerce: copinage?

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Blogue-Notes a toujours consenti à laisser la parole à quiconque souhaite s’exprimer dans ses pages. Seule condition : les articles doivent être signés. Pierre Morabito, qui fut candidat à un poste de conseiller municipal lors des élections partielles de février dernier, nous livre ce qui suit.

La confusion des genres

Dans son bulletin du 15 décembre dernier, la Chambre de commerce de Sainte-Adèle nous annonce la venue prochaine d’un site internet qui regroupera «toutes les instances de Sainte-Adèle, dont la Ville et la Chambre de commerce». Il me semble que l’on franchit ici, une fois de plus, une frontière que la ville comme palier de gouvernement local ne devrait pas franchir.

Je ne conteste pas la légitimité de la Chambre de commerce. Je ne conteste pas non plus sa volonté de faire la promotion du commerce et de ses membres.

Mais je suis souverainement en désaccord avec plusieurs positions de la Chambre; que ce soit la privatisation du réseau de la santé ou même un certain type de développement du territoire adélois.

Comme gouvernement municipal la ville doit garder une distance raisonnable envers les groupes de lobbyistes. Croyez-vous vraiment qu’un tel site pourrait accueillir à bras ouvert le Conseil central des Laurentides CSN?

Pourtant, le Conseil central CSN représente les employés de la Ville, ceux du Métro Chèvrefils, du IGA, les professionnels et les employées de bureau du CLSC,les ambulanciers para-médics, les chauffeurs d’autobus scolaire de La Diligence ,les employées de soutien des écoles primaires et secondaires.

Quand on pose la question sous cet angle, on voit bien que cela n’a pas de bon sens. Comme gouvernement municipal, la Ville ne s’associera pas avec la CSN Laurentides. Pas plus, à mon sens, qu’elle ne devrait s’associer avec une association de marchands et de gens d’affaires.

Mesdames et Messieurs les élus, gardez-vous une petite gêne! Et dites-vous bien que ce que vous vous apprêtez à faire ce n’est pas de la convergence, mais cela ressemble de plus en plus à du copinage

Pierre Morabito
Citoyen de Sainte-Adèle

Pentes 40/80 : une proposition

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[J’observe, depuis quelque temps, l’émergence d’une volonté de s’exprimer chez les Adélois. Il suffit d’assister à une séance du conseil municipal pour s’en convaincre. À la dernière assemblée, la file de citoyens qui souhaitaient prendre la parole devant le micro s’allongeait jusqu’à la sortie. Plusieurs lecteurs me communiquent des textes pour publication. C’est le cas d’ Yvon Nielly, urbaniste, qui pousse même «l’audace» jusqu’à accompagner son texte de sa photo. Je me plais à croire que le travail de journalisme civique entrepris par ce carnet n’est pas étranger à cette prise de parole citoyenne. Bonne lecture!]

Attention à la renaissance monsieur le maire

Récemment, la fermeture des pentes 40/80 par le Conseil municipal mettait fin aux déficits accumulés depuis plusieurs années. L’incapacité financière municipale actuelle nous indique clairement qu’il n’y a pas les centaines de milliers de dollars nécessaires dans le bas de laine. De plus, le bâtiment principal et les équipements alpins sont vétustes et dans une désuétude totale. Je ne peux qu’applaudir votre décision, monsieur le maire. Toutefois, sans vision et sans projet de remplacement, vous ouvrez toute grande la porte aux spéculateurs, aux vendeurs d’idées, aux initiés du rêve.

Un retour à la vocation initiale des pentes 40/80 m’apparaît plutôt surréaliste et toute aventure qui viserait à prolonger son agonie ne m’apparaît pas non plus la solution. Mes années passées à la ville m’ont appris qu’une certaine méfiance s’impose dans une telle situation. Dans un passé pas si lointain, certains promoteurs et spéculateurs sont arrivés avec des idées qui devaient sauver la ville, si j’utilise bien leur terme. Dans bien des cas, nous n’avons sauvé que les meubles et encore. Certains d’entre eux ont souvent inutilement soutiré l’énergie des dirigeants. Des idées, beaucoup de gens peuvent vous en donner, monsieur le maire. Toutefois, avoir les moyens financiers de les réaliser peut être une tout autre paire de manches. Hélas, ce sont souvent des projets privés qui appuient leur mode de financement sur des subventions à venir. Le gouvernement, la municipalité et les organismes économiques régionaux sont sollicités. Ces formes d’aide sont trop souvent ponctuelles, non récurrentes et n’assurent en rien la pérennité des projets qu’ils soutiennent. La capacité financière doit être avant tout celle du promoteur.

Ces modèles sont fragiles et plus souvent qu’autrement, ne tiennent pas la route. Plus récemment, on n’a qu’à se rappeler l’exemple de la Rolland où la ville venue à la rescousse a accumulé des déficits importants. Un tel exemple devrait à lui seul nous interpeller.

Sainte-Adèle profite de la présence de deux centres de ski dont la renommée ne fait aucun doute. Le Mont Gabriel et le Mont Chantecler rivalisent en qualité et réussissent bon an mal an à offrir un service impeccable aux skieurs. D’ailleurs, beaucoup d’enfants de la région y suivent des cours de ski à tous les niveaux. N’y aurait-il pas lieu d’établir un partenariat avec ces entreprises? Ainsi, les enfants de Sainte-Adèle adeptes du ski, pourraient profiter de certains avantages négociés par la Ville. Voilà un compromis qui ne nécessite pas un investissement massif. Pourquoi les enfants de Sainte-Adèle ne profiteraient-ils pas de l’un ou l’autre des centres de ski situés à leur porte? D’ailleurs, ski-études y entraîne déjà l’élite du ski.

Sommes-nous suffisamment proactifs, monsieur le maire?

Que faire du site des pentes 40/80 ?

Je me permettrai une suggestion, laquelle est basée sur un courant de société. Notre petite ville à deux avantages marqués qui la distingue de bien d’autres. Un lac naturel et une montagne en plein cœur de la ville. L’accès au lac Rond a presque échappé à la communauté, le pourtour étant privé à plus de 95 %. Le versant sud de la montagne 40/80, quant à lui, est demeuré entièrement municipal. À cet égard, il pourrait faire place à un projet public audacieux et rassembleur qui tiendrait compte d’un impératif indiscutable, l’environnement.

Établir une planification pour l’aménagement d’un premier parc thématique urbain au Québec, consacré aux écosystèmes forestiers. Voilà, à mon avis, le genre de projet public dont plusieurs rêvent. Ainsi, son caractère public et innovateur permettrait d’y associer les partenaires des gouvernements provincial et fédéral. Actuellement, le domaine foncier de Sainte-Adèle est presque totalement privé et les espaces verts publics se font rares ou inaccessibles. Pourquoi ne pas se distinguer et mettre en valeur ce que l’on a près de notre fenêtre? Nous vivons dans un courant vert, à nous d’assumer maintenant nos responsabilités pour les générations futures. Cela s’appelle passer de la parole aux actes. Qu’en pensent les trois urbanistes du service d’urbanisme de la Ville, le Comité consultatif d’urbanisme et le Comité aviseur en environnement ?

Monsieur le maire, la mise en place d’un tel projet permettrait de vous applaudir à nouveau. L’occasion serait également bien choisie pour trouver un nom plus représentatif et plus original pour ce nouveau parc.

Yvon Nielly

Qu’elle est votre question?

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La dernière séance du conseil municipal de Sainte-Adèle, une pièce d’anthologie en matière de débâcle, d’inélégance et de rusticité, fera l’objet d’un éditorial qui sera publié prochainement dans le journal Accès. D’ici là, je vous propose ce texte reçu au journal pour publication.

« L’îlot Grignon… un roman-fleuve.

Lundi soir dernier le 15 septembre, nous avons déposé au Conseil municipal une pétition de 1100 signatures d’Adélois adultes qui s’opposent à toute nouvelle expropriation. Il n’y a pas eu d’accusé-réception. Son honneur le Maire a glissé le document sur la table, sans commentaires et les cinq échevins présents n’ont rien dit. Oreilles bouchées, bouches cousues!

Il arrive quelquefois que celui ou celle qui préside une assemblée fasse la sourde oreille, fait le sourd. La personne n’est pas sourde, pas du tout, c’est tout simplement qu’elle ne veut pas écouter, qu’elle ne veut rien entendre. Et tout le monde sait qu’il n’y a pas de pire sourd que celui qui…

Il y a un malaise profond qui s’installe entre notre Conseil et la population. Sérieux manque de transparence malgré les promesses de la dernière campagne électorale. On adopte une attitude hautaine et méprisante. Plutôt que d’écouter l’opinion du citoyen, on l’interrompt constamment. On ne le laisse pas s’exprimer, on le coupe avec impolitesse… « Quelle est votre question? Quelle est votre question? » La délicatesse du « bulldozer »!

Les citoyens présents avaient pourtant été polis et bien élevés. Nous avions suivi sans broncher, religieusement, les quelque 40 articles de l’ordre du jour. « Qui propose? Qui appuie? Adopté! » On nous informait simplement des décisions déjà prises en comité plénier, que ce soit pour 422 $ ou pour 225 000 $.

Mais venue la période de questions… holà, attention!!! Ce devrait être une période de 30 minutes par mois au cours de laquelle les citoyens ordinaires pourraient s’exprimer sur les affaires municipales… NON, NON et NON… Pas d’opinions, pas de commentaires… « Quelle est votre question??? »

Comment peut-on en si peu de temps après avoir été élu, manifester autant d’arrogance, autant de mépris pour ses concitoyens? Nos taxes à Sainte-Adèle sont les plus élevées et comme demandait un honorable citoyen : « Avons-nous les moyens de continuer à dépenser? »

Il n’y a eu aucune consultation avant la fermeture des Pentes 40/80. Il n’y a toujours pas de promesse de consultation dans l’affaire de l’Îlôt Grignon.

Le 15 septembre, nous avons été mal reçus au Conseil municipal. Nous dérangeons. Nos élus ont toute la vérité… et César n’écoute pas!»

– Normand Tourangeau


Publié avec l’accord du journal Accès

La Rolland en 1965

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Dans la foulée du précédent billet, je publie avec l’autorisation de l’artiste, une toile de Jean-Pierre St-Germain — réalisée en 2004 dans le cadre d’une série de tableaux portant sur Mont-Rolland — qui représente l’ancienne papetière La Rolland telle qu’elle était en 1965, alors que Jean-Pierre Saint-Germain y travaillait comme «p’tit boss de l’entretien» comme il se plait à le dire. La toile fait aujourd’hui partie de la collection privée de Suzanne Boyer.

Blogue-Notes, ne reculant devant aucune dépense pour satisfaire ses lecteurs, a dépensé sans compter dans la production d’un photomontage simulant la murale de la 117 avec la toile de Jean-Pierre St-Germain.

Photo: Jean-Pierre St-Germain
Photomontage : Dominique Beauregard

Fermeture des pentes 40-80 [prise 2]

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Dans la foulée du précédent billet, je publie, avec la permission du journal Accès, le commentaire d’un Adélois de 74 ans qui a fait parvenir une lettre manuscrite aux bureaux du journal. Certains dossiers suscitent plus de réactions que d’autres. Celui de la fermeture des pentes 40-80 est de toute évidence un de ceux-là et semble jouer sur une des cordes sensibles des Adélois. 

«MONSIEUR LE MAIRE, VILLE DE SAINTE-ADÈLE

Vous avez réussi votre entrée et laissé personne indifférent en annonçant la fermeture des côtes 40/80 de Sainte-Adèle.

La fabrique aurait annoncé le déboulonnement de la croix ou la fermeture de l’église qu’elle n’aurait pas causé plus de surprise. La raison invoquée? La rentabilité.

Est-ce qu’on s’attend et qu’on exige qu’une plage publique, que des terrains de tennis, qu’un aréna ou une patinoire, qu’un parc municipal, etc., soient rentables?

Les coûts de construction et d’opération font partie des raisons du maintien de tels services, bien sûr. Mais, heureusement, font aussi partie des considérations, le bien-être et le sain développement des jeunes et des moins jeunes, la qualité de vie de la communauté, et dans le cas qui nous concerne, l’histoire des côtes 40/80, qui depuis 70 ans, offrent à Sainte-Adèle et aux touristes le plus beau parc naturel.

Puisque vous parlez de rentabilité, alors pourquoi ne pas fournir à la population un état des revenus et dépenses du centre pour les 20 dernières années? Par la même occasion, vous pourriez peut-être nous expliquer pourquoi les ententes avec la commission scolaire n’ont plus lieu. En plus d’apporter des revenus assurés à la municipalité, ces ententes permettaient aux étudiants d’avoir des classes et jours de plein air dans un décor enchanteur. Mens sana in corpore sano, disaient avec sagesse les Romains. Le développement de la jeunesse et son bonheur ont un prix.

Si Sainte-Adèle fut longtemps chef de file, ce n’est pas le fruit du hasard. Il y a eu des gens dynamiques qui ont cru à Sainte-Adèle, qui ont bâti Sainte-Adèle, soit par des hôtels comme le fameux Chanteclerc, le Ste-Adèle Lodge, etc., soit par des activités sportives ou artistiques comme le prestigieux centre d’art de Pauline Rochon et autres associés, qui permis à Sainte-Adèle de rayonner avec les différents cours (céramique, etc.) et le théâtre. Les premières pièces de Dubé (ex. Zone) furent jouées en plein air, le soir, au pied des côtes 40/80. Quelles belles soirées de découverte pour la jeunesse d’alors, dont je faisais partie. J’oubliais la maison blanche et la famille Marin, instigatrice du premier “rope tow” aux dites pentes.

Si le seul critère retenu pour conserver ou fermer les côtes 40/80 est la rentabilité, alors pourquoi pas un marché aux puces dans le magnifique parc de la famille, il deviendrait ainsi sûrement rentable?

Soyons sérieux. Avant de fermer les côtes 40/80 pour cause de non-rentabilité, des réponses devraient être fournies à la population, qui ainsi éclairée, devrait être consultée par référendum.»

– Un natif de Sainte-Adèle de 74 ans

 Vous pourrez lire ce commentaire dans l’édition du journal Accès du 15 août prochain.