Journalisme civique

Démocratie 101 : la mairesse Brière recalée?

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«Le pouvoir d’autoriser un citoyen à filmer, à photographier ou à enregistrer ne peut être laissé à la discrétion d’un élu ou d’un fonctionnaire.»

«Les moyens technologiques contemporains ne sont pas en mesure d’influencer le décorum et le maintien de l’ordre»

— Ministères des Affaires municipales du Québec

Dans la foulée de l’affaire de la télédiffusion des séances du conseil de Sainte-Adèle, ces deux citations tirées d’un article publié en août 2017  mettent en évidence la méconnaissance des principes de base  en matière de démocratie et de transparence de la mairesse Brière. Sa décision arbitraire et discrétionnaire de mettre fin à la télédiffusion des séances du conseil devrait faire l’objet d’un blâme, comme ce fut le cas pour la mairesse de l’Arrondissement de LaSalle (lire article plus bas).

La position du ministère est on ne peut plus claire: interdire de filmer, photographier, enregistrer les séances du conseil n’est pas une façon de maintenir l’ordre durant les séances. Par extension, instrumentaliser leur télédiffusion après 35 ans devient une mesure imbuvable, injustifiée et injustifiable, envers la dissidence, ingrédient essentiel à toute démocratie en santé. 

En choisissant arbitrairement de mettre fin à la diffusion des séances du conseil quand «ça l’arrange», la mairesse Brière s’adonne à une censure digne d’une république de bananes. Et quand elle qualifie de «loufoque» la manifestation démocratique du 24 novembre dernier, elle nous rappelle qu’elle fut sans doute recalée à son examen de démocratie 101.   

Article paru sur le site de Radio-Canada en août 2017

À quelques semaines de la campagne électorale municipale, les élus se font rappeler à l’ordre, car de nombreux maires québécois refusent encore que les citoyens filment, photographient ou enregistrent les séances du conseil.

Un texte de Thomas Gerbet

La lettre du ministère des Affaires municipales du Québec adressée à l’arrondissement de LaSalle est claire : un citoyen a le droit de filmer un conseil municipal. Pourtant, le plaignant a été expulsé de la salle du conseil par la police, en mai dernier, pour avoir tenté de le faire.

Dans sa réponse à la plainte, le ministère indique que le règlement de l’arrondissement contrevient à la Loi sur les cités et villes. « Les moyens technologiques contemporains ne sont pas en mesure d’influencer le décorum et le maintien de l’ordre », peut-on lire dans la lettre, obtenue par Radio-Canada.

Le ministère ajoute que le pouvoir d’autoriser un citoyen à filmer, à photographier ou à enregistrer ne peut être laissé à la discrétion d’un élu ou d’un fonctionnaire.

À la suite de cette décision, Francisco Moreno, à l’origine de la plainte, compte de nouveau tenter de filmer la séance du conseil de LaSalle le 14 août.

M. Moreno s’était présenté aux élections de 2013 contre la mairesse en poste, Manon Barbe. « Pour moi, c’est un gain pour les citoyens et pour la démocratie », réagit-il.

Francisco Moreno est satisfait de la lettre, mais il aurait aimé qu’elle soit plus ferme. Selon lui, le ministère ne devrait pas seulement rappeler à l’ordre, mais « forcer l’arrondissement LaSalle à changer son règlement. »

Les cas de conseils municipaux qui empêchent des citoyens ou des médias de filmer sont nombreux au Québec.

La Fédération professionnelle des journalistes doit prendre position régulièrement. « Les images de citoyens posant des questions au micro font partie de l’information que les électeurs ont le droit d’obtenir par les médias au même titre que s’ils étaient sur place », a déjà déclaré la FPJQ.

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1048384/quebec-reitere-droit-filmer-seance-conseil-municipal?fbclid=IwAR3YK662QTSUDN47JCge90UAeK5GhyiCmi61XFz325kCANumjr8oezum_2o
Lettre du ministère des Affaires municipales

 

À LIE AUSSI :

Une manifestation «loufoque» selon la mairesse Nadine Brière

Les enfants, soyez sages, sinon, vous serez privés de télé!

Notre démocratie mise à mal

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Un regard lucide sur la politique municipale

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Xavier-Antoine Lalande, conseiller municipal indépendant de Saint-Colomban, « Personnalité élue » 2016 de la Ligue d’action civique du Québec. Crédit photo: courtoisie
Xavier-Antoine Lalande, conseiller municipal indépendant de Saint-Colomban, « Personnalité élue » 2016 de la Ligue d’action civique du Québec. Crédit photo: courtoisie.

Le conseiller indépendant de Saint-Colomban, Xavier-Antoine Lalande  reçoit le prix «Personnalité élue» 2016 de la Ligue d’action civique du Québec. Une entrevue exclusive menée par la journaliste Nathalie Deraspe, une ex-collègue. Un excellent papier porteur d’espoir incarné par ce jeune politicien animé d’une vision lucide et saine de la politique municipale. À quand un tel vent de fraîcheur dans notre ville où la politique empeste la naphtaline et se contente des vieilles recettes et des lieux communs?

POUR LIRE L’ARTICLE, CEST ICI

 

 

 

Centre-Ville de Sainte-Adèle : domination sans partage des voitures sur les piétons ?

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Sainte-Adèle doit se doter d’une politique et d’une réglementation plus sévères en matière de gestion de la circulation dans son centre-ville et aux abords du parc Claude-Henri-Grignon. Une vision novatrice de l’aménagement des espaces de vie où le piéton adélois cessera de n’être qu’une nuisance à la libre circulation des véhicules à moteur.

Actuellement, le centre-ville de Sainte-Adèle est considéré par plusieurs comme un lieu où les citoyens doivent circuler parmi les véhicules.  Ce qui n’est pas loin de la vérité. Et si nous tentions de voir la chose autrement ?  Pourquoi le centre-ville ne deviendrait-il pas un milieu de vie où des véhicules doivent circuler parmi les piétons?  Un changement de perspective où les réflexions, les décisions et les actions seraient prises en fonction des citoyens et non des seuls véhicules. C’est d’ailleurs la tendance dans nombre de municipalités : la piétonnisation de certaines rues. Sans bannir complètement les voitures, ce qui serait irréaliste, voire impossible, certaines initiatives concrètes peuvent toutefois être mises en œuvre afin d’alléger cette tendance lourde qui favorise la circulation des véhicules automobiles et qui dégrade la qualité de vie dans le quartier et menace la sécurité des résidents et des usagers du parc. Il sera impossible de redonner un cachet au centre-ville de Sainte-Adèle tant que les voitures exerceront un empire sur la vie citoyenne.

L’une des rues lourdement affectées par cette tolérance excessive envers les véhicules motorisés est la rue Sigouin qui borde le parc Claude-Henri-Grignon. Un comité de citoyens s’est formé il y a quelques années afin de sensibiliser les élus à la dégradation de la qualité de vie des résidents et aux dangers auxquels sont exposés les familles, les visiteurs et les cohortes d’enfants qui fréquentent le parc Claude-Henri-Grignon.  Cette rue connaît, à certaines périodes, un volume de trafic indécent et les automobilistes, pour la plupart, ne respectent pas les limitations de vitesse, font fi des dos-d’âne et des piétons (voir la vidéo plus bas). Un changement de culture s’impose et, pour y arriver, certaines mesures plus musclées doivent rapidement être appliquées.

Tout au long des prochaines semaines, je publierai, avec l’accord des membres du comité rue Sigouin 2.0, les détails des documents, communications et propositions transmis à la Ville et au ministère des Transports.

En guise d’apéritif, je vous propose ce qui suit :

Dans cette vidéo, on constate l’inefficacité du type de dos d’âne choisis pour ralentir la vitesse des véhicules en surnombre sur la rue Sigouin.

Cette deuxième vidéo vient en appui à une demande formulée l’été dernier par le comité rue Sigouin 2.0 et transmise au ministère des Transports afin que soit installé un arrêt toutes directions à l’intersection de la route 370 (Pierre-Péladeau) et de la rue Sigouin. Au moment de publier cet article, le comité de citoyens n’a reçu aucune nouvelle de la part du ministère ou de la Ville de Sainte-Adèle qui a appuyé officiellement sa demande auprès du ministère. 

D’autres documents suivront.

L’équipe Milot : retour sur l’affaire Roch Bédard

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Bedard-photoÀ plusieurs reprises, tout au long de la campagne électorale, l’équipe Milot a dénoncé le «scandale Roch Bédard» et les possibles liens d’affaires unissant le conseiller du district 2 et le promoteur Maalouf propriétaire de La Rolland.

L’histoire a pris naissance durant la période des questions suivant une séance du conseil de la Ville de Sainte-Adèle. Un citoyen questionna le conseiller à propos d’un contrat intervenu entre lui et le promoteur. Nous apprenions que M. Bédard avait effectivement accepté le mandat d’attirer de nouveaux locataires dans le parc d’affaires. Ce dernier se défendait d’être en conflit d’intérêts, position également défendue par le maire Charbonneau. Malgré tout, deux conseillers, Mme Nadine Brière et M. Pierre Morabito, avaient exprimé publiquement leur malaise à propos de cette situation.

Le 12 mai 2016, l’équipe Milot «revient sur l’affaire Roch Bédard» dans les pages du journal des Pays-d’en-Haut La Vallée et se rétracte suite à la lecture d’un avis juridique statuant que le conseiller n’était pas en conflit d’intérêts au moment où l’avis fut rendu, soit le 18 mars 2015, car à cette date rien n’avait encore été signé entre la Ville et le promoteur.

C’est tout?

Si, d’un point de vue éthique, M. Bédard brille d’une blancheur virginale, nous avons maintenant le devoir de nous questionner sur son bon jugement et son interprétation originale de la transparence et de la bonne gouvernance. Car les questions concernant ses liens avec le promoteur Maalouf ne visent pas le seul élément qui fut l’objet de l’avis juridique, mais bien un ensemble de comportements.

Est-il acceptable qu’un conseiller municipal de surcroît directeur de la corporation d’affaires la Rolland travaille pour le compte du promoteur à qui la Ville compte vendre le parc d’affaires alors qu’il reçoit un premier salaire de conseiller et possiblement un deuxième pour sa fonction de directeur général du parc d’affaires?

Est-ce que l’avis juridique aborde ce problème?

S’il n’y a pas ici un conflit d’intérêts avéré, il y a possiblement un «conflit de mission» qui se produit lorsque deux responsabilités sont exercées simultanément alors qu’elles peuvent entrer en conflit. Est-il normal que l’on doive produire un avis juridique pour expliquer les activités «extramunicipales» du conseiller Bédard?

Nous aimerions également connaître l’identité des auteurs de cet avis juridique et qui en assume le coût, les citoyens ou le conseiller?  Rappelons que M. Pierre Morabito souhaitait que l’avis soit produit par l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques ou par l’Union des municipalités du Québec. Cette proposition fut rejetée. Le conseiller Morabito affirme même qu’on lui a refusé la consultation du document.

L’insoutenable légèreté de la gouvernance.

Conflit d’intérêts ou non, le conseiller Bédard n’est certes pas un modèle de bon jugement. À marcher de la sorte sur le fil du rasoir, même chaussé d’avis juridiques, il est inévitable que les choses finissent par déraper. Mais qu’ont-ils donc ces conseillers qui portent autant de chapeaux pour une seule tête? Ce que nous demandons à M. Bédard, c’est d’être un conseiller, point à la ligne et non pas un homme-orchestre qui tente de jouer de tous les instruments à la fois dans une cacophonie agaçante. Les conflits de mission de M. Bédard ont jeté le discrédit sur l’administration, semé la discorde au sein du conseil et contribué à nourrir le cynisme des électeurs envers la classe politique municipale de Sainte-Adèle.

Souhaitons que le nouveau maire de Sainte-Adèle veille à ce que des situations équivoques de cette nature ne se reproduisent plus. Nos élus doivent agir en plein jour et non pas dans les zones d’ombres et les vides juridiques, car les apparences de conflit d’intérêts causent autant de dommages qu’un réel conflit.

Un groupe de citoyens enquête sur les agissements de M. Bédard afin de s’assurer que ses liens passés et présents avec le promoteur répondent aux critères stricts de la bonne gouvernance et de l’éthique. Toute personne ayant des informations pertinentes et vérifiables à ce sujet est invitée à nous les communiquer. La confidentialité des sources est assurée. bloguenotes@hotmail.com 

Si M. Bédard souhaite faire une mise au point, corriger des informations qu’il estime inexactes ou simplement s’exprimer par voie de communiqué, il est évidemment bienvenu. La meilleure façon de dissiper les doutes est la libre circulation de l’information. 

Crédit photo : André Bérard

Pour une démocratisation de la gouvernance à Sainte-Adèle

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«La participation citoyenne pourrait être l’un des leviers les plus efficaces – et révolutionnaires – pour régénérer la démocratie, toujours en chantier. Sous certaines conditions, elle peut renouveler les politiques publiques sur un mode ascendant, en s’appuyant sur l’expertise des citoyens et la codécision.»*

Ce billet annonce la naissance d’un mouvement qui s’organise à Sainte-Adèle. Un mouvement citoyen qui se veut dynamique, pluriel et constructif. Le changement de garde à l’Hôtel de Ville semble ranimer une vigueur qui somnolait depuis plusieurs années au sein de la population. Notre petit groupe s’emploie actuellement à rassembler des forces, à trouver des appuis et des moyens financiers.  Nous entreprendrons ensuite, en collaboration avec la nouvelle administration de Sainte-Adèle,  des actions visant à mettre fin au simulacre des consultations citoyennes«les citoyens ne sont pas dupes. Ils se rendent parfaitement compte de la tromperie lorsqu’on les appelle à participer alors que la décision est déjà prise. La promesse déçue de participation produit des effets délétères pour la démocratie, comme le renforcement des malentendus et stéréotypes entre professionnels et élus d’un côté, population de l’autre»*

Notre intention est de bâtir, pour le bien de la communauté, une organisation solide et crédible encourageant les réflexions collectives sensées et guidées par les courants émergents en matière de gouvernance, de société, d’économie sociale, d’environnement, de tourisme et de commerce.

Notre volonté est de mettre fin au vase clos, à cet univers municipal qui fonctionne en silos, pour employer un terme à la mode, où élus et citoyens vivent en parallèle sans jamais se croiser. Notre mouvement ne souhaite pas imposer une dictature de l’opinion citoyenne aux élus. L’un de nos objectifs sera d’établir un cadre propice aux échanges constructifs, mais critiques, au sein d’une organisation légalement constituée et disposant de moyens qui donneront de l’adhérence aux idées novatrices. Nous souhaitons mettre en place des chantiers citoyens et développer des outils de communications permettant la diffusion de contenus d’intérêt collectif.

Nous souhaitons également obtenir un moratoire sur les «grands projets», afin de limiter les dégâts et de réfléchir collectivement avant d’agir. Notre petite ville — et il n’y a aucun complexe à l’être — a connu son lot de projets grandioses, de promoteurs messianiques, et d’élus «visionnaires» dont la véritable motivation était la satisfaction de leurs propres intérêts ou de gagner du prestige auprès des électeurs (Condos Delacroix, La Rolland, la Place des Citoyens). Des projets dans la majorité des cas socialement inacceptables, inutilement coûteux, ou simplement laissés en plan comme autant de témoins de notre empressement à réaliser sans planifier.

Notre petit groupe est à pied d’œuvre afin de jeter les bases de ce mouvement le plus rapidement possible. Restez branché sur ce blogue afin d’être informé sur l’avancement de nos efforts.

*La gouvernance est-elle démocratique ? Les enjeux de la participation citoyenne. Marion Carrel

Le sentier de la guerre?

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Ce billet est un complément d’information au précédent article qui présente la lettre ouverte rédigée par un groupe de citoyens adélois qui tente de connaître les raisons qui expliquent la ponction de plusieurs millions de dollars dans les coffres de leur collectivité. Un pactole versé aux avocats de la ville et à leurs spécialistes dans le cadre d’un conflit qui prend les allures d’une mauvaise tragicomédie.

Les cosignataires de ladite lettre nous apprennent que «lors de l’assemblée télévisée du conseil de ville du 21 mars dernier, M. Pierre Dionne, directeur général, a affirmé que la Ville de Sainte-Adèle poursuivait la famille Lupien pour outrage au tribunal « parce que les travaux n’ont pas été faits » relativement au sentier menant à la croix.»

Pourtant, la vidéo qui précède, gracieusement fournie par M. Lupien, démontre que visiblement des travaux ont été effectués  — à un coût qui s’élèverait à ce jour à plus de 80 000$, selon le propriétaire — et que le chemin est aménagé de telle sorte qu’il est désormais possible d’accéder à la croix en camionnette.  Le directeur général a lui-même monté le chemin à pied derrière le véhicule de M. Lupien.

M. Dionne peut-il préciser quels travaux n’ont pas été faits et nous expliquer au nom de quels arguments il en arrive à autoriser une poursuite  pour outrage au tribunal ?

Va-t-on encore une fois se réfugier dans la commode règle sub judice pour ne rien expliquer à ceux qui financent ces procédures?

Par ailleurs, certains conseillers de l’actuelle administration auraient également prétendu lors d’une séance du conseil que le chemin n’était qu’un «sentier pour les chevaux», donc non carrossable. Ont-ils seulement pris la peine de vérifier par eux-mêmes? Nous pouvons en douter.

Nos administrateurs municipaux autoriseraient-ils des poursuites sans être au fait de tous les détails? Ce ne serait pas la première fois que la chose se produit à Sainte-Adèle.

Voici donc la vidéo fournie par M. Lupien qui confirme que M. Dionne en possède une copie.

La libre circulation de l’information est primordiale à la compréhension des enjeux de la communauté adéloise. Depuis plus de dix ans, ce sentier est source de conflits. Pour la première fois, les citoyens de Sainte-Adèle ont la possibilité, grâce à cette vidéo, de se faire une idée des lieux. Il est quand même étonnant que personne ne l’ait fait avant!

À vous de juger et de poser des questions aux élus de l’actuelle administration.

 

Média citoyen : une étape de franchie?

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MISE À JOUR

Bruno Guglielminetti en parle dans son carnet techno

La saga des mises en demeure a marqué la blogosphère québécoise et française. La vague de solidarité soulevée par cette affaire a écrit un nouveau chapitre de l’histoire des blogues au Québec.

Je crois que nous vivons une « deuxième première », car ce matin, le maire Cardinal a invité Blogue-Notes – c’est-à-dire votre serviteur – à un point de presse concernant le dossier de La Rolland, un dossier chaud qui à maintes reprises a fait la manchette de ce carnet. Assistons-nous aux premiers pas qui mèneront vers la reconnaissance d’un média citoyen par une municipalité? Le journalisme civique viendrait-il de franchir une barrière importante?

Les blogues permettent une couverture plus « chirurgicale » de l’actualité. À l’échelle des municipalités, les citoyens – et manifestement le maire de Sainte-Adèle – constatent que ce média citoyen peut avoir un impact important dans les communautés. Il permet aux citoyens de s’exprimer librement et aux élus de prendre, en direct, le pouls de la population.

L’invitation au point de presse du maire Cardinal est une victoire. Pas la mienne, mais celle de tous les blogueurs qui se sont solidairement tenu debout pour la liberté d’expression, et surtout, pour la reconnaissance des blogues.

J’invite les blogueurs qui se sont intéressés à l’affaire des mises en demeure à ne pas passer sous silence cette étape importante que nous franchissons présentement. Nous sommes en terrain nouveau. Nous devons l’explorer ensemble et encourager les efforts que la municipalité de Sainte-Adèle fait pour s’adapter à ce nouveau média citoyen. Peut-être y aura-t-il d’autres accrochages. L’important, c’est que nous sommes sur la bonne voie et que nous avançons.