Lettre ouverte

LES ANONYMES INQUIÉTUDES

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PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

Chers ‘’inquiets(es)’’ de Sainte-Adèle, vous m’excuserez ce piètre qualificatif à votre endroit, mais à défaut de savoir qui vous êtes, c’est ainsi que je vous appellerai. D’abord un mot pour souligner vos louables efforts à vouloir nous instruire et à nous mobiliser à l’ère d’un chacun pour soi généralisé. Or, aussi nobles que soient vos belles intentions, bien des lacunes s’inscrivent dans votre démarche mobilisatrice — dont celle inappropriée — de nous solliciter dans un total anonymat. Il y a aussi une obsession presque maladive à ne voir que les défauts d’une dette municipale et finalement il y a votre inaptitude navrante à ne jamais taper sur le bon clou.

En effet, sans possibilité d’identifier les auteurs de votre lettre, ni connaître vos porte-parole, comment savoir qui se cache derrière votre prétendu mouvement citoyen? Comment ne pas imaginer que certains candidats défaits aux dernières élections puissent dans les coulisses manoeuvrer et instrumentaliser adroitement quelques chiffres à des fins partisanes ou électoralistes?  Aussi comment ne pas voir certains propriétaires fonciers tirer peut-être sur quelques ficelles citoyennes afin de faire avorter le projet du parc pour ensuite mieux spéculer sur la valeur marchande de leurs terrains? D’autres questions me viennent aussi à l’esprit. Quelles sont vos compétences? Quelle est votre formation? Combien êtes-vous? Quels sont vos méthodes, vos sources, vos analyses, vos recherches, vos rencontres et vos savants calculs pour conclure aussi catégoriquement qu’un parc est un projet irréaliste, coûteux et déraisonnable? Pourquoi considérer la conservation durable d’une nature de plus en plus menacée comme une dépense et un luxe, alors qu’il est si facile de voir qu’ailleurs on considère les espaces verts comme de réels investissements et un bien collectif si ardemment défendu.

Que notre dette municipale soit un motif réel d’inquiétude, je ne vois aucun mal à  discuter et à débattre, mais que cela se fasse à travers une vision inspirante et inspirée et non pas en diabolisant ou en pénalisant les adeptes de plein air et leur mode de vie sain et harmonieux.  Voilà mon souhait le plus cher et sans doute celui d’une grande majorité de gens qui veulent vivre dans des lieux vastes, verts, accessibles et conservés.

Ce projet de parc est né dans un contexte d’espoir et de progrès et devant un argumentaire aussi contrit, faiblard et résigné que le vôtre, je ne vois nulle raison d’y renoncer. Certes, il y a encore bien des questions à poser sur son usage, sa fréquentation, son accès, sa gestion et son coût final, mais qu’avons-nous de mieux à nous donner et à offrir aux générations suivantes qu’une nature belle et intacte?

Que celui ou celle qui a une meilleure idée vienne me la dire, je la recevrai avec égard, attention, respect et plaisir…  surtout si elle est dûment assumée et signée…

JEAN PIERRE LÉTOURNEAU

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Notre démocratie mise à mal

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Lettre ouverte
Jean-Pierre Létourneau, citoyen de Sainte-Adèle

Nous vivons dans un pays d’inspiration démocratique où la libre circulation des gens, des biens et des idées est une réalité reconnue et appréciée de tous. Hormis de vouloir volontairement propager la haine ou la violence, toute opinion a le droit d’être d’abord, puis de pouvoir être dite, entendue et partagée. Cette liberté d’expression vient, par voie de conséquence, avec le devoir de la défendre, et ce, peu importe que nous soyons d’accord ou non avec les mots des autres, leurs parcours singuliers et la portée de leurs concepts.

Accepter le débat, l’argumentation – et même la confrontation – fait partie intégrante du noble désir de chacun, à savoir, à chaque intention, de vouloir faire davantage et mieux. Brimer de quelques façons que ce soit, l’émission, la diffusion ou la réception de la parole citoyenne n’est jamais, on le sait, un gage d’avancement et de progrès. Priver des citoyens d’un accès temporaire, provisoire ou partiel à toute forme d’information est un abus de pouvoir déplorable et malsain.

Or, si tant de gens s’insurgent à Sainte-Adèle – et partout ailleurs – c’est peut-être qu’ils en ont assez de se faire bâillonner, de jouer les seconds violons et les faire-valoir de circonstances. Trop souvent, on demande aux gens leur simple avis, on les consulte à l’occasion pour la forme, mais sans jamais les rendre parties prenantes des décisions majeures et essentielles les concernant. Quand une population entière n’a qu’une seule rencontre mensuelle pour s’exprimer sur une chose et son contraire. Toujours sous pression, dans l’urgence et à la va-vite, comment ne pas percevoir les limites, voire l’absurdité de l’exercice, à vouloir construire un monde qui nous rassemble et nous ressemble…

Assister à une réunion d’un conseil de ville, c’est trop souvent, pour plusieurs, vivre un moment douloureux et vain : être contraint de  »réagir » à chaud sans recul, ni débat sur divers enjeux compliqués et complexes conduit inévitablement à une absence systématique de mise en commun des idées et empêche l’émergence d’une véritable solidarité citoyenne. En fait, on pourrait presque croire qu’il est parfois souhaitable, voire avantageux, de maintenir volontairement la population dans une certaine forme d’ignorance, de dépendance et de médiocrité décisionnelle.

Face à ce sentiment d’incomplétude et d’inachèvement, j’espère que tous comprendront qu’il nous faudrait bien plus que le simple retour d’une quelconque caméra pour se satisfaire socialement de notre apport citoyen. Cela étant dit, j’invite en terminant tous ceux et celles qui ont l’art si facile du franc-parler, dont par exemple M. le conseiller Pierre Lafond (ce mal si nécessaire), à user également d’une plus franche écoute, afin de faire en sorte que l’exercice de la démocratie se fasse bien avant celui du pouvoir. C’est à la fois une invitation, un souhait et un immense défi lancés à tous ceux et celles qui exigent rigueur, constance et humilité…

Jean Pierre Létourneau

QUI POURSUIT QUI? ET POURQUOI?

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Il vaut la peine de prendre 30 minutes pour s’informer et s’impliquer, et ainsi sauver des millions de dollars.

 

Lettre ouverte faisant appel à l’intelligence et au bon jugement des Adélois en vue de les mobiliser pour exiger dès 2017 la fin du ruineux conflit de la Croix de Sainte-Adèle. 

 

M. Milot, le 20-06-2016, vous affirmiez : « On n’a pas le choix, il faut qu’on se défende! » (Accès, 29-06-2016). 

Mme Brière, le 3-10- 2017 vous affirmiez à M. J-R Bernier: «  Il faut comprendre dans le présent dossier que M. Lupien poursuit la ville et non pas l’inverse.  Il est donc du devoir d’un conseil de ville de voir à se défendre… »

MM. Bellerose et Lavallée, tous candidats au poste de maire, 

VOICI DES FAITS HISTORIQUES ET NON EXHAUSTIFS QUI NE MENTENT PAS :

  1. Le 11 décembre 2002 : Lise Proulx et Marc Lupien (Société en commandite Sommet Bleu) achètent au 701, rue de la Croix, les terrains sur lesquels  sont érigés la croix et le bassin d’eau appartenant à la Ville pour les besoins en eau potable des résidents du Somme Bleu.  Par la suite, M. Lupien (Société en commandite Grande Corniche) achète 1,2 millions de pieds carrés de terrain adjacent pour un développement de condos résidentiels d’une valeur d’environ 25 millions de dollars et nécessitant un changement de zonage.
  2. 2003 : présentation de plans de la future résidence du 701, rue de la Croix, qui sont refusés puisque la Ville prétend que la maison entre en conflit avec la croix.
  3. 2004 : présentation de nouveaux plans de la résidence, pressions de la population pour ne pas construire (pétition de plus ou moins 3 000 noms).  Le maire  Jean-Paul Cardinal convoque une réunion au sous -sol de l’église.  Face à l’opposition des citoyens, M. Lupien, présent, suggère  que la Ville achète le terrain et paye les dépenses encourues. Le premier  déclare que la Ville n’a pas les moyens financiers pour cela ni pour  des investissements d’un million en aménagement. M. Lupien déclare alors qu’il sera le gardien de la Croix des Adélois. 
  4. Le 20 août 2004 : émission du  permis de construction de la résidence du 701, rue de la Croix, (2004-00548) avec six mois de retard et début immédiat des travaux par le dynamitage.  Arrêt du projet en décembre 2004 à cause de ce retard.
  5. Le 3 février 2005 : émission du permis 2005-0033 pour la construction au 701, rue de la Croix, d’un bâtiment mécanique incluant une barrière adjacente. 
  6. Le 1er septembre 2005  M. Benoit Huneault  se présente sur le chantier  sans en avoir avisé le directeur du chantier, vêtu de shorts et de sandales, sans casque de sécurité et sans aucune identification.  Ce dernier, responsable du chantier et de l’application  normes de sécurité, ne peut le laisser entrer car il n’a pas d’habit règlementaire.  Il téléphone  à M. Lupien qui s’était fait voler des matériaux deux jours auparavant.    Il lui demande d’attendre afin de vérifier ses dires.  M. Lupien  téléphone à M. Dontigny qui confirme que cet homme est un employé de la Ville.  M. Lupien le laisse partir et va rencontrer M. Dontigny.  Sept jours plus tard, M. Huneault, revient sans protection et accompagné de deux policiers sans casque.   Après la première visite, il avait accusé faussement Marc Lupien de l’avoir séquestré et d’avoir entravé son travail.  En effet, le 11 mai 2011, le Juge Dominique Larochelle conclut son jugement (700-01-059981-053) ainsi : «… le Tribunal (…) acquitte l’accusé de l’infraction portée contre lui. »
  7. 5 décembre 2005 : M. André Mongeau, directeur général, envoie une directive à tous les départements de la Ville et à tous les employés les informant « … qu’à compter du mercredi 7 décembre 2005, les requérants du projet 701 chemin de la Croix, (…) n’ont plus accès directement aux services de la Ville de Sainte-Adèle de façon écrite ou verbale. 

Je vous demande, par conséquent, d’informer les requérants…  de communiquer avec  Me Jean-François Gagné du Cabinet d’avocats Deveau, Lavoie, Bourgeois, Lalande et Associés, SENC »   

  1. Le 16 mai 2006, le couple Lupien reçoit par huissier la requête en injonction de la Ville visant la démolition des barrières (700-17-003433-066).  Pourtant, la Ville avait accordé le permis  le 3 février 2005.  Elle demande aussi de passer par un chemin appelé « Chemin Bell » pour aller entretenir la Croix, au lieu d’utiliser la servitude inscrite au contrat de vente du terrain sous la Croix à M. Dufresne en 1970, prétextant qu’ils n’étaient pas capables de passer par cette dernière.    En conséquence,  M. Lupien a dû fermer le chantier et annuler  la vente de sa maison sur la rue des Chanterelles à Sainte-Adèle.  Il a  essuyé une perte de 75 000$ lors de la vente de celle-ci un an plus tard. Le 4 août 2014, le juge Michel Delorme   (cause 700-17-003433-066) rejette cette demande de la démolition des barrières et du changement de servitude et confirme les deux prétentions de M. Lupien.  
  1. Le 10 juillet 2006 : résolution adoptée par le conseil de ville pour la démolition de la résidence en construction, (Résolution 2006-337), ce qui rendait impossible d’hypothéquer ou de vendre la propriété.   Le maire Jean-Paul  Cardinal affirme dans sa déposition du 14 décembre 2007  que c’était uniquement « pour mettre de la pression » sur M. Lupien.  Durant le procès intenté par la Ville, à la  demande du juge Michel Delorme en 2014, le conseil de ville a dû annuler la résolution de démolition de la résidence.  Cela confirme que M. Lupien avait agi conformément  au permis et à la règlementation. 

De plus, M. Lupien renonce définitivement à son projet de condos de 25 millions de dollars qui auraient rapporté environ 350 000$ à la Ville en revenus de taxation à cause du comportement abrasif de la Ville.

  1. Octobre 2006 : M. Lupien avait octroyé un contrat à Toiture Alto. Il constate qu’il y a infiltration d’eau  dans les boites électriques.  Le vendredi, 3 octobre, il envoie une mise en demeure à cette compagnie pour  des dommages de 25 000$.  Ce même vendredi, le manœuvre quitte les lieux avec un camion et en laisse un sur le chantier.   Le lundi, 6 octobre, jour de l’Action de grâce, l’entrepreneur veut aller chercher son camion, pensant que M. Lupien est absent.  Il se présente avec 4 policiers parce que les barrières l’empêchent d’entrer au 701, de la Croix.   M. Lupien qui est présent lui a dit de venir le lendemain.    L’inspecteur  Aumont, de la police municipale, accuse faussement Marc Lupien de voies de faits envers Marc-André Hivon  venu sur la propriété des Lupien et de vol d’un camion de la Toiture Alto au 701, de la Croix.  Le 9 octobre, il l’accuse faussement d’entrave au travail de policiers.  Le 24 septembre 2008, le Juge Marc Vanasse, J.C.Q., a acquitté M. Lupien de ces trois accusations. En termes légaux, il est ici question d’un conflit civil car il y a réclamation de dommages pour avoir mal exécuté un travail.  On l’a transformé en dossier criminel

La conséquence : le 19 octobre 2016,  le Juge Jean-Yves Lalonde a condamné solidairement les policiers Aumont, Paquin et Rioux qui travaillaient à la Sureté municipale de Sainte-Adèle au moment des accusations, ainsi que la Ville de Sainte-Adèle,  à payer des dommages à M. Lupien.    Le juge qualifie le climat ainsi : « un antagonisme inflationnaire, nourri par l’acrimonie et la haine que se livrent les deux parties. »    C’est la première des poursuites en dommages par M. Lupien.

  1. À l’automne 2006, la Ville dépose une plainte criminelle de méfaits publics contre M. Lupien au sujet du pavage de rue, grâce à la déposition faite par M. Tim Watchorn, ingénieur et directeur des travaux publics, à la demande de  M. Mongeau, dg, qui lui a demandé « d’officialiser » son rapport.  La Couronne n’a pas retenu cette plainte.
  1. Le 25 octobre 2006, la Ville fait une requête en injonction à la Cour Supérieure pour la démolition des travaux d’asphaltage et pavé-uni (cause 700-17-003781-068).  Le 6 décembre 2006, le Juge Journet a déclaré « clos » le recours intenté par la Ville.   (Accès, 15-12-2006).  Il a affirmé: « Je vous avoue, moi, je me sens mal à l’aise… à s’en aller dans un interlocutoire dépenser l’argent du peuple. » (p. 104) « J’essaie de fermer un dossier, de couper court et puis d’arrêter des procédures inutiles. » (p. 119)  Il ajoute à la page 120 : «Alors, il n’est pas nécessaire de faire tout un débat, de déranger plein de monde, de faire des dépenses d’avocats pour faire des interrogatoires et puis des auditions alors que c’est clair comme de l’eau de roche.  Monsieur Lupien reconnait qu’il a fait des travaux, une partie était sur le terrain de la ville et puis ça appartient à la ville.  Point final. » 
  2. M. Lupien n’avait intenté aucune poursuite avant le 11 décembre 2006.  Ce n’est qu’à partir de cette date, suite aux poursuites abusives  de la Ville et aux fausses accusations criminelles, qu’il commence à entreprendre des procédures judiciaires contre la Ville et certains de ses employés et élus dans le seul but de se défendre et de réclamer des dommages et des intérêts.
  3. Le 9-11-2007, Michel Sarrazin, qui s’est présenté dans l’équipe de Réjean Charbonneau, intente un recours collectif contre la Ville pour avoir négligé d’entretenir et de nettoyer le bassin d’eau.  Le 14 novembre 2007 : lettre de Me Francis Gervais (avocat de la ville) à SEC Sommet Bleu et Lise Proulx stipulant que la ville a l’intention de les appeler en garantie, pour la somme du recours collectif du bassin d’eau potable du Sommet Bleu (2 500 000$), à titre de propriétaire des lieux, alors que c’est la Ville qui est propriétaire du bassin et qui est accusée de négligence, et non pas les propriétaires du 701, de la Croix.  Ce recours est tombé le 23 juin 2009.
  4. À l’automne 2009, MM. Marc Lupien et Réjean Charbonneau, maire nouvellement élu, participent à une conférence de règlement à l’amiable. C’est le nouveau conseil de ville qui a refusé de revenir pour une deuxième séance de négociation, malgré la promesse du maire et malgré l’insistance répétée du Juge
  5. Le 6 décembre  2011, la Ville a initié une requête en injonction pour remblai-déblai (700-17-008558-115), arguant que M. Lupien avait fait des travaux sans permis sur le terrain vacant.  Elle s’est désistée le 21 mars 2016 (résolution 2016-070) parce qu’elle a jugé qu’elle ne gagnerait pas.
  6. Le 18-02-2016, M. Pierre Dionne, directeur général initie une requête en injonction pout outrage au tribunal, suite au jugement Delorme.  C’est une poursuite de nature semi-criminelle pouvant conduire à une amende de 50 000$ et à un emprisonnement du couple Lupien.  Depuis quand un directeur général a le pouvoir de poursuivre un citoyen?  Ce n’est que 4 mois plus tard, soit le 15-06-2015, que le conseil de ville ratifie le mandat donné aux procureurs de la Ville d’instituer ce recours. (Résolution 2015-200).
  7. Les 24, 25 et 26 mai 2016 la Conférence de règlement à l’amiable  fut un échec malgré deux propositions faites avant la conférence par Marc Lupien, discutées et jugées acceptables par le maire Robert Milot en présence du curé André Daoust.
  8. Le 1er septembre 2016, soit trois mois après s’être désistée de la requête pour remblai-déblai de 2011, la Ville initie une nouvelle requête en injonction pour remblai-déblai pour visiter terrains et résidence du couple Lupien accompagnée du service de police et d’un serrurier.  Le 8 septembre 2016, le Juge Michel A. Pinsonnault  rejette la demande de s’introduire dans la résidence familiale et de changer les serrures pour y parvenir.  Il ordonne de suivre la loi en ne faisant pas de travaux illégaux nécessitant un permis.
  9. En 2017, les avis d’infraction numéros 06A000059, 06A000062, 06A000083,06A0000194 et 06A0000381, concernant la propriété du 701 de la Croix et émanant du département d’urbanisme en 2005, 2006 et 2011, ont tous été rejetés par les Juges de la Cour municipale, Jean Beauséjour et Monique Perron, venant de l’extérieur car le Juge Lalande de Sainte-Adèle est associé au Cabinet Deveau, avocats.

QUI POURSUIT QUI?  Les faits relatés ici révèlent que c’est la Ville et certains de ses employés qui ont initié des poursuites de façon abusives et répétées car M. Lupien et Mme Proulx n’ont été condamnés pour aucune d’entre elles. POURQUOI LES AVOIR POURSUIVIS? Ce qu’on sait, c’est que la Ville a payé  2,6 millions aux avocats et fait face maintenant à des poursuites de 6-7 millions.  M. Lupien poursuit à son tour la Ville et certains de ses employés et élus.  POURQUOI?  Pour réclamer en droit les dommages causés contre lui et son épouse par les poursuites abusives et les fausses déclarations criminelles.

Nous rappelons que la première offre de règlement de M. Lupien du 8 février 2007 était d’environ 325 000$ en dommages et intérêts, plus 12 000$ annuellement pour le système de télémétrie.  Il n’en aurait probablement pas coûté beaucoup plus en 2009.  M. Réjean Charbonneau et son équipe ont malheureusement manqué cette occasion en or puisque la Ville fait maintenant face à des poursuites de 6-7 millions de dollars et que, selon les avocats de la Ville, il lui en coûtera 2 millions uniquement pour se défendre en cour.

VOUS, CANDIDAT-ES À LA MAIRIE, QUE FEREZ-VOUS?

  1. Mme Brière et MM. Milot, Bellerose et Lavallée, quelles actions précises vous engagez-vous à prendre pour mettre un terme à l’hémorragie de plusieurs millions de dollars à venir? Allez-vous négocier de bonne foi et, si nécessaire, choisir d’un commun accord un arbitre, ou allez-vous poursuivre dans la voie de la confrontation et de la judiciarisation qui coûte et coûtera une fortune aux Adélois? 
  2. Comme c’est une des responsabilités d’un maire, allez-vous vous préoccuper du bien-être de tous vos  concitoyens, y compris de celui du couple Lupien? Auriez-vous supporté personnellement des poursuites civiles, semi-criminelles et criminelles de façon répétée contre votre propriété et votre personne, et auriez-vous eu les énergies et l’argent (1,6 million de dollars) pour vous défendre durant douze ans?
  3. Finalement, comment allez-vous attirer des investisseurs avec un comportement si abrasif envers eux? 

LES ATTENTES DES ADÉLOIS

  1. Les Adélois veulent que le fruit de leurs taxes serve à autre chose qu’à payer des frais d’avocats et des dommages et intérêts toujours plus élevés.  Ils veulent que leurs taxes profitent aux Adélois.
  2. Ils veulent  de façon urgente  une Ville accueillante et humaine pour tous où les tracasseries administratives et la confrontation coûteuse feront place à la volonté de trouver des solutions acceptables pour les deux parties.
  3. Ils veulent des élus compétents, soucieux du bien commun et décidés de diriger eux-mêmes la Ville.  Sinon, des Adélois de plus en plus informés et nombreux se lèveront et verront à ce que cela se réalise.

André Daoust, c. s. s, curé, l’Honorable Céline Hervieux-Payette, André Dubé, André Bérard, Léonard Ayoub, Jeanne d’Arc Groulx, Lise Boivin et Jean-Robert Bernier.

Un curé qui dérange à Sainte-Adèle

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LETTRE OUVERTE AUX ADÉLOIS

 

1ère partie : L’action du curé au temps du maire Réjean Charbonneau

Andre daoustMgr Daoust, dont le mandat vient d’être renouvelé comme curé pour les 6 prochaines années pose des actions concrètes en faveur des Adélois.

Depuis 2014, il s’est attelé à la tâche herculéenne de travailler à mettre fin au conflit de la croix de Sainte-Adèle. Nous estimons que, de 2006 à juillet 2017, en 12,5 ans, ce conflit a coûté aux Adélois environ 2,6  millions uniquement en frais judiciaires, (210 000$ par année) alors que la Ville n’a gagné que le droit de ne pas envoyer d’avis de 48 h avant de se rendre au bassin d’eau ou à la croix en camionnette, et d’opérer un système de télémétrie installé sur la croix sans défrayer 12 000$ par année… Veuillez faire le calcul : des dépenses en frais judiciaires de 2,6 millions à ce jour pour sauver 12 000$ par année.    

En 2014, le juge Delorme a mis un terme à toute possibilité pour la Ville d’obtenir des gains en argent car les propriétaires du 701 de la Croix n’ont pas été condamnés. Ceux-ci réclament 8 millions de dollars et plus à titre de dommages.  La Ville va payer encore 210 000$ par année en frais d’avocats si elle continue dans cette voie. Comment sortir de l’impasse?  En choisissant la voie de la négociation et, si nécessaire, de l’arbitrage.

En septembre 2014, le curé Daoust a encouragé la formation d’un comité de citoyens afin de rapprocher la Ville et le propriétaire du 701de la Croix et de favoriser un règlement à l’amiable. M. Lupien  a fait une proposition de règlement mais les deux parties ne se sont pas entendues.

Ce comité existe toujours et il a accueilli de nouveaux membres au cours des années, tels M. André Bérard, journaliste, M. André Dubé, ancien marguillier et conseiller municipal, l’Honorable Céline Hervieux-Payette, ex-ministre au fédéral et ex-sénatrice à Ottawa, et M. Pierre Grignon, ancien maire de Sainte-Adèle.  Avec le temps, ce comité a élargi son champ d’action car il a découvert, en écoutant des Adélois, que la manière d’agir de la Ville dans ce conflit est la même que dans d’autres dossiers de citoyens aux prises avec la Ville : la confrontation et la judiciarisation des conflits.

Le 12 novembre 2015, suite à la requête de la Ville pour outrage au tribunal contre le couple Lupien, le curé Daoust a écrit au maire Réjean Charbonneau et à son équipe, les invitant à venir dialoguer avec lui.  Au lieu de cela, il a été convoqué au bureau de l’évêque qui était accompagné de M. Marc Gascon, ancien maire de Saint-Jérôme.  Ils lui demandaient de ne plus se mêler du conflit de la croix, prétextant que la paroisse et même l’Évêque pourraient être poursuivis par la Ville.  Plutôt que de céder à la peur,  le curé a demandé un avis juridique  et il a continué courageusement son combat  par esprit de solidarité envers ses paroissiens dont une partie de leurs taxes est engloutie depuis 12,5 ans dans ce conflit judiciarisé à l’extrême.

La lettre du curé Daoust du 12 novembre 2015 a dérangé également M. Pierre Dionne, directeur de la Ville.  Dans l’article intitulé : «  Le curé se mêle de la chicane de la Croix», Journal de Montréal du 16 décembre 2015, p. 7, M. Stéphan Dussault affirme : « Le directeur général Pierre Dionne demeure insensible aux représentations d’André Daoust. » Il cite ensuite le dg : « En fait, je ne sais pas trop de quoi se mêle le curé ni quels sont ses intérêts. »

Nous pouvons témoigner que le seul intérêt du curé est que les Adélois cessent de faire les frais de cette « saga judiciaire d’une envergure incroyable » qui a drainé jusqu’à ce jour  environ 2,6 millions de dollars pour payer des avocats, puisés à même les taxes des Adélois.  Cet argent pourrait avoir une bien meilleure utilité.

2e partie : L’action du curé au temps du maire Robert Milot

Du printemps 2016 jusqu’au 1er avril 2017, le curé Daoust a été la personne qui a réuni MM. Marc Lupien et Robert Milot à plusieurs reprises afin d’essayer de rapprocher les parties et de trouver une solution négociée en dehors de la confrontation et du système judiciaire.  Malgré ces rencontres, le maire Milot n’a pas suspendu les procédures judiciaires.  De plus, le 1er septembre 2016, la Ville a fait une autre demande en injonction pour qu’elle visite les terrains de Mme Lise Proulx et celui de Gestion Campus Corbusier Ltée, accompagnée de la police et d’un serrurier, si nécessaire, affirmant que M. Lupien avait fait des travaux constatés depuis le 24 août 2016 sans permis et en contravention de  la règlementation municipale sur son terrain. Le Juge Michel A. Pinsonnault n’a pas permis d’aller sur le terrain où est située la maison de Mme Lise Proulx, mais seulement sur le terrain vacant, afin de constater les travaux réalisés.  Nous rappelons qu’en 2011, la Ville avait demandé une injonction similaire, arguant que M. Lupien avait fait des travaux sans permis sur le terrain vacant. Elle s’est désistée en 2016 parce qu’elle a jugé qu’elle ne gagnerait pas.  C’était donc une poursuite inutile, payée à même les taxes des Adélois.   Quelques mois plus tard, elle recommence le même stratagème en ajoutant le terrain où est située la maison.  Pourtant, M. Lupien affirme ne pas avoir fait de travaux différents de ceux de 2011.  Un autre gaspillage de fonds publics?

Le 18 mars 2017, à l’invitation de la présidente de l’Association des riverains du Lac Rond, le curé Daoust a participé à une rencontre des riverains avec la Ville.  S’appuyant sur les conclusions d’études scientifiques, il a demandé  que la Ville n’exige que 10 mètres de végétation à partir de la rive.  Suite à cela, le maire Robert Milot est allé rencontrer l’évêque de Saint-Jérôme et a fait un rapport négatif sur l’intervention du curé en faveur de ses paroissiens du Lac Rond et un rapport négatif sur son implication dans le conflit de la croix, ce qui a valu au curé une deuxième rencontre avec son évêque.

Alors que le curé Daoust n’avait aucun intérêt personnel, le 21 juin 2017, il a témoigné en Cour supérieure en présentant une vidéo du chemin réalisé par M. Lupien pour se rendre à la croix.  Cette vidéo, prise par le curé lui-même,  illustre que ce chemin est maintenant praticable en camionnette ou en auto. À cette occasion, le curé a constaté avec surprise  que la Ville invoquait des affaires personnelles du curé qui n’ont aucun lien avec ce dossier, afin de le discréditer, si possible, aux yeux du Juge Jean-Yves Lalonde.  (Cela avait provoqué une troisième rencontre du curé avec son évêque).  Peut-être M. Milot trouve-il que ce curé dérange l’administration en place et pourrait faire tourner le vent en faveur des payeurs de taxes, et non de l’administration actuelle?

Nous sommes heureux de constater que, malgré les représentations des maires successifs auprès de l’évêque de Saint-Jérôme, celui-ci a continué de faire confiance à Mgr Daoust en lui donnant un second mandat pastoral. Nous lui en sommes très reconnaissants.   

Nous remercions le curé Daoust de nous avoir aidés à lire la réalité politique qui est la nôtre et qui n’est pas très reluisante.  Nous sommes sûrs que sa mission de rassembleur et de défenseur  des pauvres va porter fruit : les Adélois vont s’impliquer davantage dans la politique municipale et ils vont exiger des élus qu’ils règlent les conflits par la médiation plutôt que par la voie très coûteuse de la confrontation et de la judiciarisation.

Un groupe de citoyens, citoyennes :

Léonard Ayoub,

André Bérard,

Lise Boivin,

André Dubé,

Jeanne D’Arc Groulx,

l’Honorable Céline Hervieux-Payette

Conflit de la croix du Sommet bleu : un message important adressé à quatre élus de Sainte-Adèle

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Lettre ouverte à quatre élus de Sainte-Adèle.
Un ultime appel au bon sens dans l’intérêt du bien commun

Le 1er mai dernier, la population s’est exprimée. Elle a choisi le changement en accordant sa confiance à un nouveau maire et à deux nouveaux conseillers. Puisqu’il s’agissait d’élections partielles, seulement trois sièges étaient en jeu, mais ils ont tout de même échappé à votre équipe. En situation d’élections générales, il y a fort à parier que vos propres sièges auraient été en péril, car le message livré par la population est sans équivoque : les Adélois souhaitent un changement et surtout pas l’anémique «continuité» proposée par l’un des candidats à la mairie. C’est la démocratie, et lorsqu’elle s’exprime, vous avez le devoir de tendre l’oreille, d’écouter et de prendre acte de la volonté de la population. 

Le changement auquel aspirent les citoyens de Sainte-Adèle est simple. Il a été formulé par le nouveau maire et son équipe durant la campagne électorale lorsqu’ils ont promis de mettre un terme à certains litiges ruineux. La population a dit : nous sommes d’accord, allez-y! Des millions qui appartiennent aux Adélois sont gaspillés dans l’incompréhensible conflit de la croix du Sommet Bleu. La Ville aurait dépensé plus de deux millions en frais d’avocats dans cette seule cause. Des millions auxquels il faut sans doute ajouter des frais afférents (rapports de spécialistes, études, etc.). Nous savons que depuis le 1er mai dernier, plusieurs tentatives de règlement à l’amiable ont été organisées. Elles ont toutes échoué pour des raisons qui restent inconnues puisque les discussions sont marquées du sceau de la confidentialité. Mais nous avons de bonnes raisons de croire que la position minoritaire de M. Milot au sein du conseil explique l’échec des accords proposés.   

Lorsque sous la recommandation de certaines instances vous manœuvrez dans le but apparent de faire achopper des négociations menées de bonne foi pour le bien de la population, vous méprisez la volonté de vos concitoyens et vous trahissez votre promesse d’œuvrer dans le seul intérêt des Adéloises et des Adélois. Techniquement, cette élection partielle vous place dans une position majoritaire au sein du conseil, mais dans l’opinion publique, votre place est désormais minoritaire. Vous devez l’accepter et agir en conséquence. Votre engagement moral envers la population vous commande de ne pas nuire aux chances que d’autres ont de réussir là où vous avez échoué. Agir autrement serait considéré comme de la mauvaise foi de votre part, de la petite partisannerie et un acharnement inexplicable à maintenir un statu quo aux frais de la population, et ce, sans explications recevables. 

Nous, signataires de cet ultime appel au bon sens, vous enjoignons, devant la population de Sainte-Adèle, de respecter la volonté de changement exprimée le 1er mai dernier. Nous vous demandons formellement de ne pas entraver les efforts du nouveau maire et des nouveaux conseillers et de les appuyer sans réserve dans leur volonté de régler pour le bien de tous une situation qui profite actuellement à quelques-uns. 

Einstein a dit : «La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.» Ne soyez pas de celles et de ceux qui choisissent la folie.

Lettre cosignée solidairement par:

Pierre Grignon, citoyen et ancien maire de Sainte-Adèle
André Bérard, citoyen
André Daoust, curé de Sainte-Adèle
Louise Boulva, citoyenne
Dominique Beauregard, citoyenne
Léonard Ayoub, citoyen
Geneviève Drouin, citoyenne
André Dubé, citoyen ancien conseiller de Sainte-Adèle
Jeanne d’Arc Groulx, citoyenne
Renaud Morin, citoyen
Marie Panet-Raymond, citoyenne