Opinion

Ce que le confinement dit sur nous

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RÉFLEXION EN PÉRIODE DE CONFINEMENT

En cette période de crise sanitaire et économique d’envergure mondiale, on dit que le monde est actuellement sur «pause». C’est le terme exact. Après, nous recommencerons là où nous en étions. C’est la fonction du mode pause.

Il est vrai que la tragédie qui nous accable en ce moment est une occasion de ralentir, de réfléchir, de cesser de s’agiter et de s’étourdir. Une invitation à l’introspection, au bilan et à une remise en question.

Mais nous agissons comme si nous étions en punition, tels des enfants turbulents enfermés dans leur chambre afin de réfléchir à leurs fautes, mais qui, au contraire, s’amusent le temps que passe leur claustration.

Les réseaux sociaux témoignent de la nature de notre confinement qui se déroule en mode «punition récréative» et non en mode réflexion. La priorité est accordée au divertissement. Nous cherchons désespérément des occupations et des distractions. Nous reproduisons dans le microcosme de nos demeures la turbulence extérieure, la frénésie, la course folle qui nous maintient dans cette perpétuelle et déshumanisante accélération de nos vies.

Nous sommes à des années-lumière d’un processus de remise en question de notre mode de vie et de nos habitudes de consommation. Et encore plus éloignés, comme le souhaitent plusieurs, d’un processus de refonte du système économique que l’on critique avec virulence.

Lorsque l’on n’est plus shooté aux injonctions de notre monde, le manque s’installe. Le désœuvrement intérieur revient en force nous laissant sans ressources devant certaines incohérences et absurdités de nos vies. Et la peur de la rencontre avec soi-même, des prises de conscience et d’actions qui pourraient en découler nous pousse à faire la sourde oreille à l’appel qui nous est lancé en ce moment.

Voilà en partie ce que dit le confinement sur nous.

La pandémie actuelle est l’un des nombreux coups de semonce servis à l’humanité au fil de notre histoire, mais il ne s’agit pas du dernier. Cette crise ne sera pas le point de bascule vers un monde renouvelé. En revanche, elle peut nous révéler à nous-mêmes, nous donner la mesure de notre capacité — ou incapacité — à effectuer des changements significatifs sur le plan personnel qui agiraient positivement sur notre monde.

Le confinement nous propose un sevrage de notre dépendance à la frénésie et à certaines valeurs toxiques et mortifères de nos vies. Avant de souhaiter que le monde soit magiquement différent après cette crise, travaillons à être nous-mêmes juste un peu changés au retour.

Ce sera déjà une petite victoire sur nous-mêmes.

Le philosophe Abdennour Bidar nous dit que «l’optimiste est une responsabilité». Un engagement auquel chacun d’entre nous doit être lié, car «le monde», cette entité désincarnée plutôt abstraite, n’est au fond que la représentation des individus qui le compose.

Parlant d’optimisme, voici deux sites qui présentent les statistiques — malheureusement peu populaires dans les médias —, des avancées de l’humanité dans plusieurs domaines.

https://www.humanprogress.org/index

https://ourworldindata.org/

Je suis en colère!

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Cette pandémie me met en colère. Nous devrions tous l’être, une saine colère, viscérale et rugissante. Pas celle que l’on retourne contre soi ou vers les autres, mais celle qui vous allonge une gifle et vous tire de l’apathie. De celle qui fait bouger les choses et qui pousse à l’action. Cette colère qui donne un coup de pied au cul à la résignation et réveille la vie en soi.

La colère est l’une des émotions fondamentales chez l’être humain. Elle a une fonction utile si l’on sait comment l’utiliser. Ce qui n’est pas le cas. Non, dans notre monde que l’on veut lisse et sans aspérité, on ne doit pas se fâcher, remettre à sa place, pointer du doigt, élever la voix ou critiquer. La colère sanitaire et libératrice est enfermée à double tour dans un placard, remplacée par cette tolérance béate et pathologique qui nous fait tolérer l’intolérable nous transformant en témoins désossés devant l’effritement du monde dont nous ne sommes que les locataires indisciplinés.

Je suis en colère devant cette foi aveugle et bête en une économie déprédatrice — et de ses truands — qui se révèle indifférente quand la chair qui la nourrit souffre de ses abus. En colère parce que nous acceptons docilement d’être au service de cette économie en furie, alors que c’est elle qui devrait nous servir.

Je suis en colère devant cet à-plat-ventrisme qui consiste à se prosterner devant les pires dérives culturelles, les croyances, les superstitions et les traditions ankylosantes, véritables  boulets qui ralentissent l’avancement de la pensée humaine et mettent en péril la santé à une échelle planétaire. Nous le vérifions douloureusement en ce moment avec la covid-19.

Je suis en colère que l’on endorme nos enfants avec la berceuse «Ça va bien aller», alors que le ventre plein, nous leur léguons sans complexe une planète vampirisée. Car soyons lucides, après la covid-19, d’autres défis les attendent. Ils devront bientôt composer avec les autres conséquences de nos laxismes. C’est à eux que reviendra la lourde corvée de réanimer les océans, rendre l’air plus respirable, et régler le thermostat planétaire.

«Mes enfants, voici votre héritage, le monde dont on s’est rassasié. Il est un peu en désordre, mais n’ayez crainte, ça va bien aller!» 

C’est le syndrome Ponce Pilate dans toute sa force.

N’attendons pas que ça aille bien. Soyons en colère, révoltés, combatifs et vivants. Le monde est ce que nous en faisons. L’ennemi que nous combattons n’est pas invisible, il a un visage qui porte actuellement un masque pour se protéger de ses propres négligences.

Notre colère est l’antidote à notre passivité et à notre mécontentement. Elle se doit d’être constructive, déterminée, persévérante. Se mettre en colère, c’est se mettre en mouvement, se lever, se secouer.

Ça va bien aller seulement si nous nous laissons porter par cette sainte colère et la mettons positivement en action pour devenir simplement plus humains.

L’idée piscine/aréna un projet à mettre sur la glace (prise 2)

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PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

À Piedmont, en bordure de la 117 et de la rue Principale, il y a un parc en l’honneur de Jack Rabbit, pionnier du ski de fond dans les Laurentides.  Son pathétique emplacement, aux abords d’une insipide voie de circulation, illustre parfaitement combien collectivement nous n’avons pas su conserver la magie et la beauté d’une œuvre devenue peu à peu inexistante.

À l’époque et pendant des décennies, nous avons tous cru que la nature était sans fin et appartenait à tous. Un développement se faisait quelque part, on déplaçait, sans trop de problèmes, les sentiers sur le terrain d’un voisin compréhensif et conciliant. Or, en 2020, nous avons atteint les limites de cette façon de faire. La pression démographique est devenue trop forte.  Jour après jour, la nature s’amenuise et s’estompe de façon continue. Si la disparition des forêts du Brésil et de l’Australie nous émeuvent tant, pourquoi les nôtres nous laissent-elles si passifs et indifférents? Pourquoi est-il possible d’espérer des dizaines de millions pour un complexe sportif, mais si ardu de demander 10 fois moins pour le parc du Mont Loup Garou, dont on doit en plus et constamment, justifier la valeur et la pertinence?

La nature est collectivement notre richesse. Chaque jour, on nous dit combien elle est tant essentielle à notre économie que nécessaire à notre bien-être.  C’est donc dans cet esprit que je demande que soit mis sur la glace le projet aréna/piscine, le temps que l’on trouve tous ensemble les moyens financiers, normatifs et législatifs qui pourront assurer la sauvegarde et la pérennité d’espaces verts proches, accessibles et d’envergure. Ce douloureux report, s’il en est un, est la bonne chose à faire, si nous voulons conserver pour nous et nos enfants, un art de vivre qui a inspiré tant de nos illustres prédécesseurs.

Le projet de la piscine-aréna prend l’eau …

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PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

Ainsi donc, ce projet mal conçu et né dans un climat de controverse se heurte avant même sa construction à un dépassement de coût. Permettez-moi d’en rire un peu, tant je ne suis point surpris de voir avec quel amateurisme nos élus ont mené ce dossier.

D’abord, un mot pour dire que si nous sommes la seule MRC qui n’a pas ce genre d’équipement, nous sommes sans doute aussi l’une des seules à ne pas avoir d’hôpital, de piste d’atterrissage, d’industries lourdes, d’agriculture, ou d’un Walmart. Et pourtant, nous vivons ici quand même, parce que nous avons autre chose qui nous rend la vie belle et heureuse. 

Nous avons des forêts, montagnes, lacs et rivières qui incitent des milliers de touristes et villégiateurs à venir jouir de nos lieux. Mais dans un excès de pensées magiques, beaucoup pensent que tout cela nous est acquis, alors qu’il en est rien. Tous ces beaux paysages, ces grandioses espaces et cette infinie quiétude sont du domaine du privé et peuvent à tout moment disparaître.

Notre principal moteur économique est la nature et nous sommes souvent incapables d’en assurer la sauvegarde et la pérennité tant nous sommes pressés de tout développer et de bâtir des infrastructures lourdes, coûteuses et extrêmement énergivores.

Cela étant dit, je suis pour tous les sports et loisirs, mais assurons-nous d’abord d’établir une véritable politique d’acquisitions et de protection durable d’espaces verts à des fins économiques, environnementales et communautaires.  Si après, il nous reste encore de l’argent, nous tenterons alors de combler les envies et désirs du meilleur projet qui soit.

Censure au journal Accès

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MISE À JOUR. Magiquement, après publication de cet article, mon commentaire est apparu sur le site du journal.

À quelques reprises, on m’a signalé que le journal Accès s’adonnait à une censure dans la section «commentaires» de son site Internet. L’argument évoqué par l’hebdomadaire était le fameux «problème technique». À la suite de la parution de cet article dans la dernière édition du journal, j’ai décidé de faire un test qui fut fort concluant. La nouvelle concerne le conseiller Pierre Lafond, reconnu coupable par la Commission municipale du Québec (CMQ) d’avoir commis des manquements à plusieurs articles du règlement du code d’éthique et de déontologie des élus de la municipalité. J’ai commenté la nouvelle avec, ma foi, un texte très poli qui soulève une simple interrogation et remet en contexte la nouvelle.

Voici le commentaire refusé:

«M. Lafond est un cas en soi. Sur le fond, ses revendications, du moins certaines d’entre elles, sont justifiées et pertinentes, mais c’est dans la manière de les présenter que les choses achoppent. Étant une voix discordante au sein du conseil, M. Lafond est évidemment la cible à abattre. Cependant, les citoyens ne doivent pas prendre de raccourci intellectuel et conclure que puisque la CMQ reconnaît les manquements du conseiller, les élus sont par là même blanchit. Dans le cas qui nous intéresse, le problème n’est-il pas le messager et non le message?»

Comme vous pouvez le constater, je ne plaide pas en faveur du conseiller, au contraire. J’émets simplement une opinion valable, je soumets un point de vue, un angle différent. Mon commentaire a été refusé, sans explication! Je me désole de constater à quel point ce journal est frileux. Une censure aussi grossière ne peut qu’attiser l’idée auprès des lecteurs que le journal «oriente» les débats. Un média peut influencer l’opinion sans rien écrire en choisissant simplement de ne pas publier certains textes. Ainsi, la palette de points de vue s’appauvrit et ne présente que quelques nuances de gris.

Qu’on me comprenne bien, je ne me porte d’aucune façon à la défense du conseiller Lafond. J’ai mainte fois rappelé au conseiller que je ne cautionnais pas ses méthodes. Je m’en remets donc aux conclusions de la CMQ. En revanche, cette décision ne rend pas caducs tous les points soulevés par le conseiller dissident. Cette position mérite-t-elle d’être censurée?

Je vous laisse en décider par vous-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saga judiciaire de la croix de Sainte-Adèle | Réponse à la mairesse Brière

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Crédit photo : Blogue-notes
Parole citoyenne.
Lettre ouverte publiée par quatre citoyens adélois en réponse aux propos de la mairesse Nadine Brière rapportés dans l’édition du 11 septembre 2019 du journal Accès.

 

Sans préjudice

La saga judiciaire de la Croix de Sainte-Adèle qui oppose Marc Lupien et la Ville est en voie de se régler, car selon une source sûre, l’arbitre Pierre Dalphond a convoqué récemment les trois parties (M. Lupien, la Ville et l’assureur de la Ville) pour une troisième conférence de gestion d’ici au début d’octobre prochain.

La mairesse a encore des devoirs à faire

Dans sa lettre du 11 septembre 2019 publiée dans le journal Accès,  Mme Brière affirmait : « J’ai tout fait pour faire de la médiation et pour aller en arbitrage ». Pourtant, elle affirmait à Cime FM le 12 août dernier : « Moi, ça c’est vraiment entre les avocats, l’avocat qui fait la demande entre les différents partis et eux. Moi, je n’ai pas l’autorisation de savoir qui est en faveur et qui ne l’est pas. »

Depuis quand un avocat, engagé par la Ville, peut-il imposer sa décision à celui qui l’engage et depuis quand une mairesse obéit-elle aveuglément et servilement à son avocat? En effet, n’est-ce pas Me Gervais, et non l’arbitre ni la mairesse, qui a opté pour l’opacité (la confidentialité et l’anonymat quant à la réponse des 21 poursuivis par M. Lupien), sachant très bien que cela ferait avorter le processus d’arbitrage?

Les Adélois ont élu une mairesse et un conseil de ville, et non un bureau d’avocats, pour diriger la Ville et prendre des décisions dans leurs intérêts. De par son mandat démocratique, la mairesse a l’autorisation, le droit et le devoir de savoir quels sont ceux qui refusent le processus d’arbitrage alors qu’ils sont défendus gratuitement par la Ville et que c’est la Ville et l’assureur qui paieront s’ils sont reconnus coupables.

La mairesse a également le devoir de rencontrer ceux qui s’objectent à l’arbitrage et de les convaincre de l’accepter . S’ils refusent, qu’ils se défendent seuls et, s’ils sont condamnés, qu’ils assument seuls les frais. Nous considérons que M. Lupien a le droit de poursuivre personnellement 18 personnes et 3 successions s’il juge qu’ils ont commis des fautes lourdes et intentionnelles.

Oui à l’arbitre de Pierre Dalphond accepté par les deux parties

Le juge Pierre Dalphond avait été recommandé aux deux parties par l’Honorable Céline Hervieux Payette et toutes deux l’avaient accepté. Qu’il ait été nommé par la suite au Sénat, cela ne change rien à ses compétences et à la présidence de l’arbitrage. Des avocats mènent bien plusieurs dossiers de front.

Nous, Adélois, nous voulons en finir définitivement avec ce conflit qui est un véritable scandale tant par les sommes faramineuses dépensées (environ 3 millions $) que par l’enjeu minime, soit d’aller à la croix et au bassin d’eau pour y faire l’entretien environ deux fois par année. Nous faisons confiance à l’arbitre Dalphond pour mener à bien l’arbitrage qui sera la voie la moins coûteuse. En effet, la poursuite du dossier par la voie des tribunaux coûterait encore des millions en frais judiciaires et pourrait aboutir en Cour suprême alors que le jugement de l’arbitre sera final et sans possibilité d’en appeler.

« Ce dossier a vu passer six maires et 36 élus»
— Nadine Brière

Nous, Adélois, nous posons la question suivante à la mairesse et aux conseillers : Comment six maires et 36 élus ont-ils pu laisser pourrir un tel conflit ayant un enjeu si minime durant 13 ans, comment ont-ils réussi à engloutir environ 3 millions de dollars de l’argent des Adélois pour payer des frais judiciaires et autres, et se retrouver avec une poursuite de 13 millions de dollars? Si vous ne pouvez répondre, ne vaudrait-il pas mieux laisser votre place à des élus compétents?

Signé par :
Hon. Céline Hervieux Payette, LL. L, C. P.
André Lavallée.
Johanne Morrissette.
Guy Denoncourt.

Projet controversé dans le Vieux Saint-Sauveur

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Crédit photo : Cime FM
PAROLE CITOYENNE
Un texte de Patrice LLavador

Je me souviens quand j’étais architecte en Provence, dans une vie antérieure. Un Parisien après l’autre achetait une maison dans un petit village, et demandait immédiatement que celui-ci soit mis sous une cloche de verre. Que plus une maison ne se construise, que plus rien ne bouge. Dans un de ces très beaux villages, j’ai eu le malheur de faire un projet de 20 HLM pour les domestiques et les maçons, leurs enfants, ainsi que ceux de l’épicier et du boulanger, qui tous travaillaient pour ces Parisiens (il y avait aussi des ethnies du Nord de l’Europe, il faut l’admettre). Donc, ce projet d’HLM, une nécessité absolue, m’a valu les foudres de ces Parisiens, jusqu’à me taper une émission nationale d’Antenne 2, la « France défigurée ». Rien que ça. Mais on a tenu bon, avec la puissance publique, et les HLM ont été livrés. Tourtour, c’est le nom du village, si un jour vous y passez, vous ne verrez même pas que ce sont des HLM. Tempête dans un verre d’eau.

Cette histoire de 15 logements de Saint Sauveur m’a fait revivre cet épisode de ma carrière. Mais j’ajouterai qu’on ne les a pas beaucoup entendus lorsque la Ferme Molson a été détruite, ces braves Parisiens si préoccupés par le patrimoine ! Ou plus vieux encore, quand un vieux Sauverois a démoli la plus vieille maison de Saint Sauveur rue de la Gare juste avant que la loi sur le patrimoine ne soit votée et pour échapper aux conséquences de celle-ci.

Il faut s’y faire. Les Sauverois sont fâchés avec leur patrimoine, et je l’ai bien compris quand j’ai perdu la bataille de la Ferme Molson, où je me suis senti bien seul. Et après tout, les Sauverois sont maîtres chez eux, ils peuvent bien y faire ce qu’ils veulent. J’ai tenté de leur faire comprendre que le patrimoine de demain c’était aujourd’hui qu’on le fabriquait. Mais ça ne les intéresse pas, et ce village qui était pittoresque s’est développé selon une logique qui n’est qu’une absence de logique. Cela étant, rendons hommage à M. Taillibert qui est un très grand architecte habitué aux grandes choses, et devrait laisser passer pour cette fois, car je crois qu’il se trompe de combat. Il est juste un voisin qui pense que sa tranquillité ou son actif vont être pénalisés. Quant au promoteur, il ne sert à rien qu’il se manifeste, un promoteur est là pour promouvoir, et faire du profit, c’est comme ça que le monde marche, et c’est tant mieux. Je suis allé voir ce projet, c’est aussi une tempête dans un verre d’eau.

Ailleurs dans les médias

https://www.cime.fm/nouvelles/politique/241908/controverse-a-st-sauveur-le-promoteur-immobilier-landco-se-defend

https://www.journalacces.ca/la-pression-monte-au-conseil-municipal-de-saint-sauveur/

https://www.cime.fm/nouvelles/politique/243031/malgre-lopposition-des-citoyens-saint-sauveur-ne-reculera-pas-dans-le-projet-de-landco

https://www.ledevoir.com/societe/transports-urbanisme/560511/urbanisme

Sortir des sentiers battus

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Crédit photo: Wikipédia
PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

Un certain citoyen outré et méprisant, muni d’un argumentaire pleurnichard et parfois insignifiant, voudrait nous faire croire que le parc linéaire du Petit Train du Nord deviendrait, une fois asphalté, une véritable piste de course remplit d’un trop plein de cyclistes lobotomisés et serait un désastre écologique sans fin et sans fond.

Or, loin de souscrire à cette vision paranoïaque et apocalyptique, j’estime au contraire que nous avons mieux à faire que d’écouter ces prophètes de malheur. Le plein air, reconnu comme l’élément central de notre économie locale, mérite davantage et beaucoup mieux que ce genre de propos.

Asphalter la piste du Petit Train du Nord, c’est accroître sa période d’utilisation lors des débuts et fins de saison.  C’est s’assurer d’une surface plus lisse, stable et uniforme et conséquemment plus sécuritaire.  C’est envisager de nouvelles retombées économiques.  C’est ajouter de la facilité et du confort à la conduite et au roulement.  C’est permettre la pratique de nouvelles activités telle que le patin à roues alignées et faciliter l’accès aux gens à mobilité réduite.  C’est savoir que le gravier a aussi une durée de vie, un coût et un impact environnemental.  Finalement, une piste plus achevée, ce n’est pas d’aller vers le pire et le moindre, mais vers le mieux et le meilleur.

Or, dans une optique de progrès, d’excellence et d’avancement, je demande à nos dirigeants d’envisager, le plus tôt possible, le pavage du parc linéaire du Petit Train du Nord sur l’ensemble de son parcours afin de rajouter encore plus de plaisir au bonheur de citoyens capables de vivre avec la diversité des usages.

LES ANONYMES INQUIÉTUDES

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PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

Chers ‘’inquiets(es)’’ de Sainte-Adèle, vous m’excuserez ce piètre qualificatif à votre endroit, mais à défaut de savoir qui vous êtes, c’est ainsi que je vous appellerai. D’abord un mot pour souligner vos louables efforts à vouloir nous instruire et à nous mobiliser à l’ère d’un chacun pour soi généralisé. Or, aussi nobles que soient vos belles intentions, bien des lacunes s’inscrivent dans votre démarche mobilisatrice — dont celle inappropriée — de nous solliciter dans un total anonymat. Il y a aussi une obsession presque maladive à ne voir que les défauts d’une dette municipale et finalement il y a votre inaptitude navrante à ne jamais taper sur le bon clou.

En effet, sans possibilité d’identifier les auteurs de votre lettre, ni connaître vos porte-parole, comment savoir qui se cache derrière votre prétendu mouvement citoyen? Comment ne pas imaginer que certains candidats défaits aux dernières élections puissent dans les coulisses manoeuvrer et instrumentaliser adroitement quelques chiffres à des fins partisanes ou électoralistes?  Aussi comment ne pas voir certains propriétaires fonciers tirer peut-être sur quelques ficelles citoyennes afin de faire avorter le projet du parc pour ensuite mieux spéculer sur la valeur marchande de leurs terrains? D’autres questions me viennent aussi à l’esprit. Quelles sont vos compétences? Quelle est votre formation? Combien êtes-vous? Quels sont vos méthodes, vos sources, vos analyses, vos recherches, vos rencontres et vos savants calculs pour conclure aussi catégoriquement qu’un parc est un projet irréaliste, coûteux et déraisonnable? Pourquoi considérer la conservation durable d’une nature de plus en plus menacée comme une dépense et un luxe, alors qu’il est si facile de voir qu’ailleurs on considère les espaces verts comme de réels investissements et un bien collectif si ardemment défendu.

Que notre dette municipale soit un motif réel d’inquiétude, je ne vois aucun mal à  discuter et à débattre, mais que cela se fasse à travers une vision inspirante et inspirée et non pas en diabolisant ou en pénalisant les adeptes de plein air et leur mode de vie sain et harmonieux.  Voilà mon souhait le plus cher et sans doute celui d’une grande majorité de gens qui veulent vivre dans des lieux vastes, verts, accessibles et conservés.

Ce projet de parc est né dans un contexte d’espoir et de progrès et devant un argumentaire aussi contrit, faiblard et résigné que le vôtre, je ne vois nulle raison d’y renoncer. Certes, il y a encore bien des questions à poser sur son usage, sa fréquentation, son accès, sa gestion et son coût final, mais qu’avons-nous de mieux à nous donner et à offrir aux générations suivantes qu’une nature belle et intacte?

Que celui ou celle qui a une meilleure idée vienne me la dire, je la recevrai avec égard, attention, respect et plaisir…  surtout si elle est dûment assumée et signée…

JEAN PIERRE LÉTOURNEAU

Voir la Publicité payée par des Adélois dans Accès, p 2,,30-01-2019

Démocratie 101 : la mairesse Brière recalée?

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«Le pouvoir d’autoriser un citoyen à filmer, à photographier ou à enregistrer ne peut être laissé à la discrétion d’un élu ou d’un fonctionnaire.»

«Les moyens technologiques contemporains ne sont pas en mesure d’influencer le décorum et le maintien de l’ordre»

— Ministères des Affaires municipales du Québec

Dans la foulée de l’affaire de la télédiffusion des séances du conseil de Sainte-Adèle, ces deux citations tirées d’un article publié en août 2017  mettent en évidence la méconnaissance des principes de base  en matière de démocratie et de transparence de la mairesse Brière. Sa décision arbitraire et discrétionnaire de mettre fin à la télédiffusion des séances du conseil devrait faire l’objet d’un blâme, comme ce fut le cas pour la mairesse de l’Arrondissement de LaSalle (lire article plus bas).

La position du ministère est on ne peut plus claire: interdire de filmer, photographier, enregistrer les séances du conseil n’est pas une façon de maintenir l’ordre durant les séances. Par extension, instrumentaliser leur télédiffusion après 35 ans devient une mesure imbuvable, injustifiée et injustifiable, envers la dissidence, ingrédient essentiel à toute démocratie en santé. 

En choisissant arbitrairement de mettre fin à la diffusion des séances du conseil quand «ça l’arrange», la mairesse Brière s’adonne à une censure digne d’une république de bananes. Et quand elle qualifie de «loufoque» la manifestation démocratique du 24 novembre dernier, elle nous rappelle qu’elle fut sans doute recalée à son examen de démocratie 101.   

Article paru sur le site de Radio-Canada en août 2017

À quelques semaines de la campagne électorale municipale, les élus se font rappeler à l’ordre, car de nombreux maires québécois refusent encore que les citoyens filment, photographient ou enregistrent les séances du conseil.

Un texte de Thomas Gerbet

La lettre du ministère des Affaires municipales du Québec adressée à l’arrondissement de LaSalle est claire : un citoyen a le droit de filmer un conseil municipal. Pourtant, le plaignant a été expulsé de la salle du conseil par la police, en mai dernier, pour avoir tenté de le faire.

Dans sa réponse à la plainte, le ministère indique que le règlement de l’arrondissement contrevient à la Loi sur les cités et villes. « Les moyens technologiques contemporains ne sont pas en mesure d’influencer le décorum et le maintien de l’ordre », peut-on lire dans la lettre, obtenue par Radio-Canada.

Le ministère ajoute que le pouvoir d’autoriser un citoyen à filmer, à photographier ou à enregistrer ne peut être laissé à la discrétion d’un élu ou d’un fonctionnaire.

À la suite de cette décision, Francisco Moreno, à l’origine de la plainte, compte de nouveau tenter de filmer la séance du conseil de LaSalle le 14 août.

M. Moreno s’était présenté aux élections de 2013 contre la mairesse en poste, Manon Barbe. « Pour moi, c’est un gain pour les citoyens et pour la démocratie », réagit-il.

Francisco Moreno est satisfait de la lettre, mais il aurait aimé qu’elle soit plus ferme. Selon lui, le ministère ne devrait pas seulement rappeler à l’ordre, mais « forcer l’arrondissement LaSalle à changer son règlement. »

Les cas de conseils municipaux qui empêchent des citoyens ou des médias de filmer sont nombreux au Québec.

La Fédération professionnelle des journalistes doit prendre position régulièrement. « Les images de citoyens posant des questions au micro font partie de l’information que les électeurs ont le droit d’obtenir par les médias au même titre que s’ils étaient sur place », a déjà déclaré la FPJQ.

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1048384/quebec-reitere-droit-filmer-seance-conseil-municipal?fbclid=IwAR3YK662QTSUDN47JCge90UAeK5GhyiCmi61XFz325kCANumjr8oezum_2o
Lettre du ministère des Affaires municipales

 

À LIE AUSSI :

Une manifestation «loufoque» selon la mairesse Nadine Brière

Les enfants, soyez sages, sinon, vous serez privés de télé!

Notre démocratie mise à mal