Sainte-Adèle

L’idée piscine/aréna un projet à mettre sur la glace (prise 2)

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PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

À Piedmont, en bordure de la 117 et de la rue Principale, il y a un parc en l’honneur de Jack Rabbit, pionnier du ski de fond dans les Laurentides.  Son pathétique emplacement, aux abords d’une insipide voie de circulation, illustre parfaitement combien collectivement nous n’avons pas su conserver la magie et la beauté d’une œuvre devenue peu à peu inexistante.

À l’époque et pendant des décennies, nous avons tous cru que la nature était sans fin et appartenait à tous. Un développement se faisait quelque part, on déplaçait, sans trop de problèmes, les sentiers sur le terrain d’un voisin compréhensif et conciliant. Or, en 2020, nous avons atteint les limites de cette façon de faire. La pression démographique est devenue trop forte.  Jour après jour, la nature s’amenuise et s’estompe de façon continue. Si la disparition des forêts du Brésil et de l’Australie nous émeuvent tant, pourquoi les nôtres nous laissent-elles si passifs et indifférents? Pourquoi est-il possible d’espérer des dizaines de millions pour un complexe sportif, mais si ardu de demander 10 fois moins pour le parc du Mont Loup Garou, dont on doit en plus et constamment, justifier la valeur et la pertinence?

La nature est collectivement notre richesse. Chaque jour, on nous dit combien elle est tant essentielle à notre économie que nécessaire à notre bien-être.  C’est donc dans cet esprit que je demande que soit mis sur la glace le projet aréna/piscine, le temps que l’on trouve tous ensemble les moyens financiers, normatifs et législatifs qui pourront assurer la sauvegarde et la pérennité d’espaces verts proches, accessibles et d’envergure. Ce douloureux report, s’il en est un, est la bonne chose à faire, si nous voulons conserver pour nous et nos enfants, un art de vivre qui a inspiré tant de nos illustres prédécesseurs.

Saga judiciaire de la croix de Sainte-Adèle | Réponse à la mairesse Brière

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Crédit photo : Blogue-notes
Parole citoyenne.
Lettre ouverte publiée par quatre citoyens adélois en réponse aux propos de la mairesse Nadine Brière rapportés dans l’édition du 11 septembre 2019 du journal Accès.

 

Sans préjudice

La saga judiciaire de la Croix de Sainte-Adèle qui oppose Marc Lupien et la Ville est en voie de se régler, car selon une source sûre, l’arbitre Pierre Dalphond a convoqué récemment les trois parties (M. Lupien, la Ville et l’assureur de la Ville) pour une troisième conférence de gestion d’ici au début d’octobre prochain.

La mairesse a encore des devoirs à faire

Dans sa lettre du 11 septembre 2019 publiée dans le journal Accès,  Mme Brière affirmait : « J’ai tout fait pour faire de la médiation et pour aller en arbitrage ». Pourtant, elle affirmait à Cime FM le 12 août dernier : « Moi, ça c’est vraiment entre les avocats, l’avocat qui fait la demande entre les différents partis et eux. Moi, je n’ai pas l’autorisation de savoir qui est en faveur et qui ne l’est pas. »

Depuis quand un avocat, engagé par la Ville, peut-il imposer sa décision à celui qui l’engage et depuis quand une mairesse obéit-elle aveuglément et servilement à son avocat? En effet, n’est-ce pas Me Gervais, et non l’arbitre ni la mairesse, qui a opté pour l’opacité (la confidentialité et l’anonymat quant à la réponse des 21 poursuivis par M. Lupien), sachant très bien que cela ferait avorter le processus d’arbitrage?

Les Adélois ont élu une mairesse et un conseil de ville, et non un bureau d’avocats, pour diriger la Ville et prendre des décisions dans leurs intérêts. De par son mandat démocratique, la mairesse a l’autorisation, le droit et le devoir de savoir quels sont ceux qui refusent le processus d’arbitrage alors qu’ils sont défendus gratuitement par la Ville et que c’est la Ville et l’assureur qui paieront s’ils sont reconnus coupables.

La mairesse a également le devoir de rencontrer ceux qui s’objectent à l’arbitrage et de les convaincre de l’accepter . S’ils refusent, qu’ils se défendent seuls et, s’ils sont condamnés, qu’ils assument seuls les frais. Nous considérons que M. Lupien a le droit de poursuivre personnellement 18 personnes et 3 successions s’il juge qu’ils ont commis des fautes lourdes et intentionnelles.

Oui à l’arbitre de Pierre Dalphond accepté par les deux parties

Le juge Pierre Dalphond avait été recommandé aux deux parties par l’Honorable Céline Hervieux Payette et toutes deux l’avaient accepté. Qu’il ait été nommé par la suite au Sénat, cela ne change rien à ses compétences et à la présidence de l’arbitrage. Des avocats mènent bien plusieurs dossiers de front.

Nous, Adélois, nous voulons en finir définitivement avec ce conflit qui est un véritable scandale tant par les sommes faramineuses dépensées (environ 3 millions $) que par l’enjeu minime, soit d’aller à la croix et au bassin d’eau pour y faire l’entretien environ deux fois par année. Nous faisons confiance à l’arbitre Dalphond pour mener à bien l’arbitrage qui sera la voie la moins coûteuse. En effet, la poursuite du dossier par la voie des tribunaux coûterait encore des millions en frais judiciaires et pourrait aboutir en Cour suprême alors que le jugement de l’arbitre sera final et sans possibilité d’en appeler.

« Ce dossier a vu passer six maires et 36 élus»
— Nadine Brière

Nous, Adélois, nous posons la question suivante à la mairesse et aux conseillers : Comment six maires et 36 élus ont-ils pu laisser pourrir un tel conflit ayant un enjeu si minime durant 13 ans, comment ont-ils réussi à engloutir environ 3 millions de dollars de l’argent des Adélois pour payer des frais judiciaires et autres, et se retrouver avec une poursuite de 13 millions de dollars? Si vous ne pouvez répondre, ne vaudrait-il pas mieux laisser votre place à des élus compétents?

Signé par :
Hon. Céline Hervieux Payette, LL. L, C. P.
André Lavallée.
Johanne Morrissette.
Guy Denoncourt.

Projet Maalouf APPEL À TOUS

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L’été dernier, on a effectué d’importants travaux de réfection des infrastructures d’une partie de la rue Rolland (de l’allée d’accès du garage municipal jusqu’à la rue Saint-Georges) au coût de 2 700 000$ (règlement d’emprunt 1253). Quelques observateurs ont formulé des doutes concernant ces travaux. Puisqu’ils ont été menés à proximité de l’ancienne usine La Rolland, certains soupçonnent que c’était dans le but de mettre à niveaux les infrastructures — conduites d’aqueduc, conduites d’égout sanitaire et pluvial — en prévision du projet récréotouristique du promoteur Maalouf, les infrastructures actuelles n’étant pas en mesure de répondre à la demande qu’imposerait l’ajout d’un grand nombre d’unités d’habitation, de jeux d’eau, etc., prévues dans les plans du complexe.

Si tel est le cas, est-ce la population adéloise qui assumera le coût élevé de cette mise à niveau afin d’accommoder le promoteur Maalouf et son projet? La question est pertinente, elle est maintenant posée.

Si une personne possède des informations privilégiées à ce sujet, elle peut nous contacter par le formulaire qui se trouve dans l’onglet «à propos de l’auteur». Je garantis la confidentialité des sources. Si la Ville de Sainte-Adèle souhaite publier des précisions à ce sujet, elle est également invitée à le faire.

 

 

 

 

Projet Maalouf

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Complément d’information sur le projet Maalouf et les activités de lobbyiste du promoteur. 

Le promoteur a mandaté Mme Sophie Labonne de l’entreprise Groupe CFO Conseil «afin d’entreprendre des négociations/représentations auprès des Ministères du Tourisme, MESI et Ministère de la Culture et des Communications qui lui permettront d’obtenir des subventions relativement à l’ouverture d’un Musée sur les anciens terrains de la Papeterie Rolland, de Ste­-Adèle.»

La lecture du Registre des lobbyistes du Québec nous apprend que  «Les montants demandés sont actuellement inconnus, mais nous misons sur l’obtention des subventions maximales possibles pour chacun des programmes, ex: Programme FDT de la MRC Pays d’en Haut, montant souhaité 100 000$; Aide à la concertation dans le domaine muséal, ministère Culture et Commm, montant max possible 25 000$ Ces fonds serviront à finaliser la construction du musée, l’aménagement des espaces intérieurs, l’acquisition de matériel multimedia servant à la présentation de films vintage sur l’ancienne papeterie La Rolland, frais d’honoraires pour experts­conseil, etc.» (sic)

Le document nous incite à conclure que le musée promis par Maalouf International ne sera donc pas «offert» à la communauté par le promoteur, mais sera plutôt financé par les fonds publics. Il est de plus en plus fréquent que des développeurs financent à l’aide de fonds publics leurs opérations de charme auprès des communautés visées par leurs projets, et ce, dans le but de se bâtir un capital de sympathie et de bons citoyens corporatifs. Que la population de Sainte-Adèle soit avisée que si le musée voit le jour, ce ne sera pas un don de Maalouf à la communauté. 

Pour consulter ou télécharger le document et connaître la liste des instances visées par le lobbyiste, suivez ce lien : Consultation de l’inscription

LES ANONYMES INQUIÉTUDES

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PAROLE CITOYENNE
Un texte de Jean-Pierre Létourneau

Chers ‘’inquiets(es)’’ de Sainte-Adèle, vous m’excuserez ce piètre qualificatif à votre endroit, mais à défaut de savoir qui vous êtes, c’est ainsi que je vous appellerai. D’abord un mot pour souligner vos louables efforts à vouloir nous instruire et à nous mobiliser à l’ère d’un chacun pour soi généralisé. Or, aussi nobles que soient vos belles intentions, bien des lacunes s’inscrivent dans votre démarche mobilisatrice — dont celle inappropriée — de nous solliciter dans un total anonymat. Il y a aussi une obsession presque maladive à ne voir que les défauts d’une dette municipale et finalement il y a votre inaptitude navrante à ne jamais taper sur le bon clou.

En effet, sans possibilité d’identifier les auteurs de votre lettre, ni connaître vos porte-parole, comment savoir qui se cache derrière votre prétendu mouvement citoyen? Comment ne pas imaginer que certains candidats défaits aux dernières élections puissent dans les coulisses manoeuvrer et instrumentaliser adroitement quelques chiffres à des fins partisanes ou électoralistes?  Aussi comment ne pas voir certains propriétaires fonciers tirer peut-être sur quelques ficelles citoyennes afin de faire avorter le projet du parc pour ensuite mieux spéculer sur la valeur marchande de leurs terrains? D’autres questions me viennent aussi à l’esprit. Quelles sont vos compétences? Quelle est votre formation? Combien êtes-vous? Quels sont vos méthodes, vos sources, vos analyses, vos recherches, vos rencontres et vos savants calculs pour conclure aussi catégoriquement qu’un parc est un projet irréaliste, coûteux et déraisonnable? Pourquoi considérer la conservation durable d’une nature de plus en plus menacée comme une dépense et un luxe, alors qu’il est si facile de voir qu’ailleurs on considère les espaces verts comme de réels investissements et un bien collectif si ardemment défendu.

Que notre dette municipale soit un motif réel d’inquiétude, je ne vois aucun mal à  discuter et à débattre, mais que cela se fasse à travers une vision inspirante et inspirée et non pas en diabolisant ou en pénalisant les adeptes de plein air et leur mode de vie sain et harmonieux.  Voilà mon souhait le plus cher et sans doute celui d’une grande majorité de gens qui veulent vivre dans des lieux vastes, verts, accessibles et conservés.

Ce projet de parc est né dans un contexte d’espoir et de progrès et devant un argumentaire aussi contrit, faiblard et résigné que le vôtre, je ne vois nulle raison d’y renoncer. Certes, il y a encore bien des questions à poser sur son usage, sa fréquentation, son accès, sa gestion et son coût final, mais qu’avons-nous de mieux à nous donner et à offrir aux générations suivantes qu’une nature belle et intacte?

Que celui ou celle qui a une meilleure idée vienne me la dire, je la recevrai avec égard, attention, respect et plaisir…  surtout si elle est dûment assumée et signée…

JEAN PIERRE LÉTOURNEAU

Voir la Publicité payée par des Adélois dans Accès, p 2,,30-01-2019

Démocratie 101 : la mairesse Brière recalée?

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«Le pouvoir d’autoriser un citoyen à filmer, à photographier ou à enregistrer ne peut être laissé à la discrétion d’un élu ou d’un fonctionnaire.»

«Les moyens technologiques contemporains ne sont pas en mesure d’influencer le décorum et le maintien de l’ordre»

— Ministères des Affaires municipales du Québec

Dans la foulée de l’affaire de la télédiffusion des séances du conseil de Sainte-Adèle, ces deux citations tirées d’un article publié en août 2017  mettent en évidence la méconnaissance des principes de base  en matière de démocratie et de transparence de la mairesse Brière. Sa décision arbitraire et discrétionnaire de mettre fin à la télédiffusion des séances du conseil devrait faire l’objet d’un blâme, comme ce fut le cas pour la mairesse de l’Arrondissement de LaSalle (lire article plus bas).

La position du ministère est on ne peut plus claire: interdire de filmer, photographier, enregistrer les séances du conseil n’est pas une façon de maintenir l’ordre durant les séances. Par extension, instrumentaliser leur télédiffusion après 35 ans devient une mesure imbuvable, injustifiée et injustifiable, envers la dissidence, ingrédient essentiel à toute démocratie en santé. 

En choisissant arbitrairement de mettre fin à la diffusion des séances du conseil quand «ça l’arrange», la mairesse Brière s’adonne à une censure digne d’une république de bananes. Et quand elle qualifie de «loufoque» la manifestation démocratique du 24 novembre dernier, elle nous rappelle qu’elle fut sans doute recalée à son examen de démocratie 101.   

Article paru sur le site de Radio-Canada en août 2017

À quelques semaines de la campagne électorale municipale, les élus se font rappeler à l’ordre, car de nombreux maires québécois refusent encore que les citoyens filment, photographient ou enregistrent les séances du conseil.

Un texte de Thomas Gerbet

La lettre du ministère des Affaires municipales du Québec adressée à l’arrondissement de LaSalle est claire : un citoyen a le droit de filmer un conseil municipal. Pourtant, le plaignant a été expulsé de la salle du conseil par la police, en mai dernier, pour avoir tenté de le faire.

Dans sa réponse à la plainte, le ministère indique que le règlement de l’arrondissement contrevient à la Loi sur les cités et villes. « Les moyens technologiques contemporains ne sont pas en mesure d’influencer le décorum et le maintien de l’ordre », peut-on lire dans la lettre, obtenue par Radio-Canada.

Le ministère ajoute que le pouvoir d’autoriser un citoyen à filmer, à photographier ou à enregistrer ne peut être laissé à la discrétion d’un élu ou d’un fonctionnaire.

À la suite de cette décision, Francisco Moreno, à l’origine de la plainte, compte de nouveau tenter de filmer la séance du conseil de LaSalle le 14 août.

M. Moreno s’était présenté aux élections de 2013 contre la mairesse en poste, Manon Barbe. « Pour moi, c’est un gain pour les citoyens et pour la démocratie », réagit-il.

Francisco Moreno est satisfait de la lettre, mais il aurait aimé qu’elle soit plus ferme. Selon lui, le ministère ne devrait pas seulement rappeler à l’ordre, mais « forcer l’arrondissement LaSalle à changer son règlement. »

Les cas de conseils municipaux qui empêchent des citoyens ou des médias de filmer sont nombreux au Québec.

La Fédération professionnelle des journalistes doit prendre position régulièrement. « Les images de citoyens posant des questions au micro font partie de l’information que les électeurs ont le droit d’obtenir par les médias au même titre que s’ils étaient sur place », a déjà déclaré la FPJQ.

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1048384/quebec-reitere-droit-filmer-seance-conseil-municipal?fbclid=IwAR3YK662QTSUDN47JCge90UAeK5GhyiCmi61XFz325kCANumjr8oezum_2o
Lettre du ministère des Affaires municipales

 

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Une manifestation «loufoque» selon la mairesse Nadine Brière

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Selon Nadine Brière, mairesse de Sainte-Adèle, le rassemblement du 24 novembre dernier où des citoyens demandaient le retour de la télédiffusion des séances du conseil était une manifestation «loufoque».

«Nous avons vu la manifestation. Étrangement, ce sont les mêmes gens qui viennent au conseil de Ville qui étaient présents à la manifestation, il y avait des citoyens de Saint-Sauveur présents pour le retour des caméras. On trouve ça un peu loufoque comme manifestation»

Ah bon? Loufoque? Doit-on rappeler à la mairesse que si une manifestation mérite, selon elle, le qualificatif «loufoque», il se peut fort bien que l’événement ayant incité des citoyens à manifester se réclame lui-même de la parodie? Ce qui est loufoque dans le cas qui nous occupe, est-ce la manifestation, ou plutôt ce qui l’a motivée?

Annuler la télédiffusion des séances du conseil pour les raisons évoquées par la mairesse Brière n’est-elle pas en soi une action loufoque, saugrenue et dont l’argumentaire est aussi mince et bancal que la vision de cette dernière en matière de démocratie participative? À la suite de la diffusion de l’entrevue accordée à Nous TV par la mairesse, on ne doit plus s’étonner que bien des Adélois soient irrités et perdent à l’occasion patience devant son attitude condescendante vis-à-vis des actions démocratiques et «loufoques» des citoyens.

La mairesse ne comprend pas la réaction de la population: « Au départ, quand on a demandé à Cogeco d’arrêter de filmer ce n’était que temporaire. On trouve ça assez étrange que les gens aient l’impression que l’on a coupé complètement la télévision.» Doit-on expliquer à la mairesse que oui, nous avions tous compris que la mesure était temporaire, et lui signaler que c’est elle qui n’a pas compris que ce n’est pas la durée de la privation qui met les citoyens en colère, mais la mesure elle-même et, surtout, ce qu’elle révèle sur sa vision de la transparence? À notre tour de trouver ça «étrange».

Et maintenant que la télé est éteinte, il semble évidemment très compliqué de la rallumer :  « On regarde présentement pour ramener la télévision en janvier ou février, nous sommes en discussion avec M. Fournier (Cogeco) à ce sujet-là.»  Vous regardez quoi au juste, Mme Brière? Je vous parie que l’équipe de Cogeco arriverait à vous rediffusée à la demande et en un rien de temps.

La mairesse confirme donc qu’il ne sera pas possible, comme le réclament les citoyens, de reprendre la télédiffusion pour la prochaine séance du conseil où sera présenté le budget de la Ville: «Le budget, les gens vont en avoir connaissance de toute façon, il va y avoir une présentation faite à la population concernant le budget. Il n’y aura pas de retour de la télédiffusion avant janvier, il faut vraiment que l’on s’entende avec Cogeco à cet effet-là».

Les séances du conseil sont télédiffusées depuis 35 ans à Sainte-Adèle, qu’y a-t-il donc de si compliqué à reprendre la télédiffusion? À moins qu’il soit avantageux de faire compliqué quand les choses peuvent être simples, le temps de déposer le budget hors ondes?

Au niveau provincial et fédéral, les discours du budget sont télédiffusés. Mais pas à Sainte-Adèle. Devons-nous conclure que la mairesse n’estime pas que l’ensemble des citoyens de Sainte-Adèle mérite de connaître les décisions budgétaires et la gestion des finances publiques de son administration?  Quel autre moyen compte-t-elle prendre afin que l’information atteigne le plus grand nombre de citoyens? 

La punition «plus de télé» infligée aux Adélois prendra donc fin quand la mairesse le décidera. Ainsi, les citoyens qui pourraient ternir cette belle présentation en posant des questions possiblement embarrassantes le feront devant un auditoire restreint.

Qu’on se le tienne pour dit!

Loufoque qu’elle disait?

Les citations de la mairesse sont tirées du reportage diffusé sur les ondes de Nous TV