Urbanisme

Projet Maalouf APPEL À TOUS

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L’été dernier, on a effectué d’importants travaux de réfection des infrastructures d’une partie de la rue Rolland (de l’allée d’accès du garage municipal jusqu’à la rue Saint-Georges) au coût de 2 700 000$ (règlement d’emprunt 1253). Quelques observateurs ont formulé des doutes concernant ces travaux. Puisqu’ils ont été menés à proximité de l’ancienne usine La Rolland, certains soupçonnent que c’était dans le but de mettre à niveaux les infrastructures — conduites d’aqueduc, conduites d’égout sanitaire et pluvial — en prévision du projet récréotouristique du promoteur Maalouf, les infrastructures actuelles n’étant pas en mesure de répondre à la demande qu’imposerait l’ajout d’un grand nombre d’unités d’habitation, de jeux d’eau, etc., prévues dans les plans du complexe.

Si tel est le cas, est-ce la population adéloise qui assumera le coût élevé de cette mise à niveau afin d’accommoder le promoteur Maalouf et son projet? La question est pertinente, elle est maintenant posée.

Si une personne possède des informations privilégiées à ce sujet, elle peut nous contacter par le formulaire qui se trouve dans l’onglet «à propos de l’auteur». Je garantis la confidentialité des sources. Si la Ville de Sainte-Adèle souhaite publier des précisions à ce sujet, elle est également invitée à le faire.

 

 

 

 

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Parole citoyenne : l’obsession aréna-piscine

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Dans le cadre des rubriques «parole citoyenne», nous publions le texte de M. Jean-Pierre Létourneau. Blogue-notes invite les citoyens, élus et acteurs de la scène adéloise à partager leur réflexion sur cette plateforme. Tous les points de vue sont acceptés pourvu qu’ils soient formulés avec respect et intelligence.

D’abord, je précise que je suis un ardent défenseur de tous sports, quels qu’ils soient. De plus, je suis un sportif dans l’âme et je me fais un devoir de garder la forme en respectant l’adage d’un esprit sain dans un corps sain…

Pourtant, je m’oppose fermement à ce projet d’aréna-piscine, et ce d’autant plus fort, quand j’apprends qu’une somme de 600.00$* sera versée à tout jeune hockeyeur, sous des prétextes de persévérance, de sport national ou de distance trop dispendieuse à parcourir. J’entends déjà, la patineuse artistique, la nageuse synchronisée et pourquoi pas l’adepte de deltaplane ou de planche à voile réclamer aussi son juste dû. Et pourquoi faire de la jeunesse le seul critère qui nous rendent aptes à cette délirante subvention, très représentative de notre époque du  »je »,  »me »,  »moi » conventionnel et sans envergure…

Cela étant dit, nous sommes de plus en plus touchés par les changements climatiques. Partout, on nous demande de revoir nos habitudes de consommation et notre rapport à la terre. Partout, on voit combien et comment nous sommes en train de tout détruire par insouciance ou entêtement et voilà qu’on nous demande de cautionner un projet inapproprié (déjà refusé par référendum à Saint-Sauveur) alors que nous pourrions, avec une approche avant-gardiste, moins onéreuse et plus écologique, fournir au plus grand nombre de gens possible, des équipements adéquats à la pratique de sports de plein air (canot, escalade, marche, raquette, ski de fond, vélo, pédalo, et autres) sans nuire pour autant à la pratique du hockey ou de la natation…

Dans les Laurentides, JOUER DEHORS est parfaitement cohérent avec le lieu que l’on vante, habite et apprécie. On n’a pas besoin d’un aréna et d’une piscine à tout prix, mais d’un regard différent et innovateur, non pour soumettre la nature à nos caprices, mais pour composer avec elle, dans une optique de faire mieux avec moins de béton et plus d’idées, telles que de couvrir d’abord nos patinoires extérieures, de bonifier l’offre d’accès aux plans d’eau et aux forêts, et faire du plein air une priorité bien plus conforme à notre réalité laurentienne…

Jean Pierre Létourneau

* (N.D.L.R.) Subvention hockey — Conseil de Piedmont juillet 2016
«Le Conseil a approuvé une subvention de 600 $ par enfant inscrit au hockey. Après une demande de Messieurs Marc Cormier et Patrik Allaire qui ont fait valoir les coûts additionnels pour se rendre aux arénas de Saint-Jovite, Sainte-Agathe et Saint-Donat, le maire Cardin a confirmé que l’administration va réviser la politique de la famille pour ajouter cette nouvelle subvention qui sera offerte à tous les enfants de Piedmont qui s’inscrivent au hockey jusqu’à ce qu’un nouvel aréna soit construit. À la question, est-ce que la subvention touche d’autres loisirs que le hockey? Le maire a répondu, non.»
—Source : Le journal des citoyens

Bienvenue à Sainte-Adèle : SVP, entrez votre code d’accès

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«À certains endroits, en campagne comme en ville, la privatisation des espaces a rendu difficile l’accès des citoyens à des zones particulièrement belles. À d’autres endroits, on crée des urbanisations “écologiques” seulement au service de quelques-uns, en évitant que les autres entrent pour perturber une tranquillité artificielle.»

Metal keypad with displayL’auteur de cette citation n’est pas un éminent écologiste, ni même un urbaniste de réputation mondiale. Non, elle sort de la plume du pape François 1er et est tirée de son encyclique Laudate Si sur la sauvegarde de la maison commune qui a subjugué la communauté des écologistes et des altermondialistes lors de sa publication.

Cette pratique moyenâgeuse dénoncée par le pape qui, visiblement, a l’esprit plus large que les urbanistes des Laurentides, est désormais une triste réalité à Sainte-Adèle. Les Gated Community, ces quartiers, parfois même des territoires entiers, barricadés avec code d’accès où des privilégiés se réservent la beauté du monde ont commencé à s’installer à l’insu de la plupart des citoyens et au nom du sacro-saint principe de propriété privée. Un concept de plus en plus décrié par de nombreux penseurs contemporains.

La Vallée du Mont-Baldy est un exemple de ce mouvement que nous devons d’urgence juguler avant qu’il ne soit trop tard. En 2006, j’apprenais, par la firme de consultants en environnement Biofilia, que le magnifique site de la chênaie du Mont-Baldy, propriété d’un certain M. Despatie, abritait certaines essences de chênes uniques au Canada. Devant la menace d’un développement immobilier qui planait à l’époque au-dessus de ce petit paradis, j’avais reçu ce commentaire d’un organisateur de sorties en plein air montréalais :

Ce samedi nous emmènerons un groupe de Montréalais faire de la raquette hors-piste au mont Baldy et aux Palissades, dans la mesure où l’accès sera possible. Après nous être émerveillés sur les charmes de la nature adéloise, nous irons faire ripaille dans un charmant resto de la place. Et si l’îlot de bonheur à 1 heure de Montréal n’est plus, si Ste-Adèle se transforme en une banlieue, nous ne reviendrons plus. Des banlieues on en a EN MASSE à deux pas de Montréal!

Antoine Deslauriers
TripLevé, social et grand-air

Quelques jours plus tard, M. Deslauriers récidivait:

Nous étions effectivement 14 à randonner le Mont Baldy, les Palissades, le lac Gascon, jusqu’à la rivière du Nord. Notre groupe de plein air rayonne à partir de Montréal vers des destinations très variées. Nous avons vu de nombreux beaux endroits. Définitivement, pour ces attraits, celui-là a le calibre d’un parc national. Il est à souhaiter que les propriétaires des lieux aient la générosité de les garder intacts pour les générations à venir.

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La vallée du Mont-Baldy, telle qu’elle n’apparaîtra plus jamais

Eh bien non! Le propriétaire, et c’était son droit, a choisi de vendre son petit royaume à un promoteur peu imaginatif qui en a fait une Gated Community. Cependant, le projet ne semble pas lever et les quelques maisons construites à même la magnifique chênaie qui donnait accès à des sentiers patrimoniaux sont d’un goût douteux, l’une d’elles en particulier, qui contraste complètement avec le plan initial. À l’entrée de la chênaie, il y a une barrière. Elle est présentement ouverte, mais juste à côté, on voit bien l’emplacement du futur clavier à code d’accès. L’interdiction de passage n’est qu’une question de temps.

Dans plusieurs pays européens, il existe des lois qui obligent les développeurs à réserver le plus beau site d’un projet de développement à l’usage du public. C’est simple, sensé et réalisable. Pourquoi ne ferions-nous pas la même chose à Sainte-Adèle?

Devrons-nous embaucher le pape dans l’équipe de penseurs créatifs du service d’urbanisme afin d’accélérer le processus de modernisation de nos politiques de développement du territoire?

Il existe d’autres projets semblables à Sainte-Adèle. Nous devons nous en inquiéter et exercer des pressions sur les instances municipales afin qu’elles cessent d’accorder aux promoteurs le droit de barricader la beauté du monde. C’est une simple question de volonté politique. La chênaie du Mont-Baldy aurait pu se développer autrement si seulement les élus de l’époque avaient eu une once de vision.

Il n’est peut-être pas trop tard pour revoir les privilèges consentis aux promoteurs et interdire les collectivités barricadées. Pour renouveler la vision de l’urbanisme adélois, nous pourrions commencer là, en prévoyant un accès public à tous les sites qui font la beauté des Laurentides.

Notre ville possède les plus beaux paysages de notre région. Veillons à ne pas les barricader derrière des clôtures avec code d’accès.

Crédit photo : André Bérard

Centre-Ville de Sainte-Adèle : domination sans partage des voitures sur les piétons ?

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Sainte-Adèle doit se doter d’une politique et d’une réglementation plus sévères en matière de gestion de la circulation dans son centre-ville et aux abords du parc Claude-Henri-Grignon. Une vision novatrice de l’aménagement des espaces de vie où le piéton adélois cessera de n’être qu’une nuisance à la libre circulation des véhicules à moteur.

Actuellement, le centre-ville de Sainte-Adèle est considéré par plusieurs comme un lieu où les citoyens doivent circuler parmi les véhicules.  Ce qui n’est pas loin de la vérité. Et si nous tentions de voir la chose autrement ?  Pourquoi le centre-ville ne deviendrait-il pas un milieu de vie où des véhicules doivent circuler parmi les piétons?  Un changement de perspective où les réflexions, les décisions et les actions seraient prises en fonction des citoyens et non des seuls véhicules. C’est d’ailleurs la tendance dans nombre de municipalités : la piétonnisation de certaines rues. Sans bannir complètement les voitures, ce qui serait irréaliste, voire impossible, certaines initiatives concrètes peuvent toutefois être mises en œuvre afin d’alléger cette tendance lourde qui favorise la circulation des véhicules automobiles et qui dégrade la qualité de vie dans le quartier et menace la sécurité des résidents et des usagers du parc. Il sera impossible de redonner un cachet au centre-ville de Sainte-Adèle tant que les voitures exerceront un empire sur la vie citoyenne.

L’une des rues lourdement affectées par cette tolérance excessive envers les véhicules motorisés est la rue Sigouin qui borde le parc Claude-Henri-Grignon. Un comité de citoyens s’est formé il y a quelques années afin de sensibiliser les élus à la dégradation de la qualité de vie des résidents et aux dangers auxquels sont exposés les familles, les visiteurs et les cohortes d’enfants qui fréquentent le parc Claude-Henri-Grignon.  Cette rue connaît, à certaines périodes, un volume de trafic indécent et les automobilistes, pour la plupart, ne respectent pas les limitations de vitesse, font fi des dos-d’âne et des piétons (voir la vidéo plus bas). Un changement de culture s’impose et, pour y arriver, certaines mesures plus musclées doivent rapidement être appliquées.

Tout au long des prochaines semaines, je publierai, avec l’accord des membres du comité rue Sigouin 2.0, les détails des documents, communications et propositions transmis à la Ville et au ministère des Transports.

En guise d’apéritif, je vous propose ce qui suit :

Dans cette vidéo, on constate l’inefficacité du type de dos d’âne choisis pour ralentir la vitesse des véhicules en surnombre sur la rue Sigouin.

Cette deuxième vidéo vient en appui à une demande formulée l’été dernier par le comité rue Sigouin 2.0 et transmise au ministère des Transports afin que soit installé un arrêt toutes directions à l’intersection de la route 370 (Pierre-Péladeau) et de la rue Sigouin. Au moment de publier cet article, le comité de citoyens n’a reçu aucune nouvelle de la part du ministère ou de la Ville de Sainte-Adèle qui a appuyé officiellement sa demande auprès du ministère. 

D’autres documents suivront.

Société Mère Meera : troisième tentative de changement de zonage

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Blogue-Notes a obtenu copie d’une lettre adressée au nouveau maire de Sainte-Adèle et à l’ensemble du conseil municipal, rédigée par Gilles E. Néron, un citoyen qui vit dans le secteur de l’ancienne chapelle Saint-Bernard, propriété de la société Mère Meera Dashan Canada. La société tenterait d’obtenir, pour la troisième fois, un changement de zonage, ce à quoi s’opposent M. Néron et un groupe de citoyens qui vivent dans les zones adjacentes à la chapelle. M. Néron exprime les raisons qui motivent l’opposition des citoyens à ce changement de zonage dans une lettre que nous avons le plaisir de diffuser pour la libre circulation de l’information dans notre communauté.

Secte, mouvement spirituel, groupe religieux, quelle est la nature exacte de la société Mère Meera? Pour en savoir plus, visitez le site Mère Meera Darshan Canada.

Monsieur le maire, on m’informe que l’organisation de Mère Meera, propriétaire des lieux de l’ancienne chapelle Saint-Bernard,  sur le chemin Pierre-Péladeau,  (près de la piste cyclable) entend adresser à la Ville, une nouvelle demande de changement de zonage. Si cette information est exacte ce serait la troisième tentative en ce sens, en moins d’une année.

La Ville a déjà rejeté la demande de l’organisme à deux occasions, devant les arguments soulevés par des citoyens de Sainte-Adèle, résidant dans la zone concernée et dans les zones contigües. 

En conformité avec les lois du Québec et selon les règlements de la ville, les citoyens ont exprimé par la voix d’une pétition leur désaccord avec un changement de zonage visant à changer la vocation de cet espace, pour y tenir des réunions de culte. Cinquante quatre personnes ont signé la pétition laquelle fut remise à la ville dans les délais requis, en juillet 2015.

Ce n’est pas par caprice que les gens ont manifesté leur opinion. Ils l’ont fait par respect pour leur mode de vie, leur quiétude et pour l’environnement. Tous les signataires sont des résidents de Sainte-Adèle, ils paient leurs taxes municipales à Sainte-Adèle et ils participent à la vie de leur ville. 

À l’origine, le groupe qui demandait ce changement de zonage, ne comptait aucun résident de Sainte-Adèle. L’intention du groupe est de changer l’aspect physique des lieux et de s’adonner à leurs activités sous le couvert d’un organisme de charité pour être exempt de payer des taxes. Tous les citoyens de notre ville et tous les commerçants paient leur part de taxes pour obtenir les services de la municipalité. Il n’existe aucune raison qui pourrait exempter l’organisation de Mère Meera d’agir en marge de la société.

La croyance de chacun, l’adhésion à une religion ou à une autre, relève des droits et des libertés de chacun. Ce qui se passe à l’intérieur des murs d’un édifice, d’une maison, d’un centre, est de nature privée et ne regarde personne d’autre que le gens concernés. 

Mais lorsque l’on souhaite modifier l’environnement et les règlements municipaux, transformer l’apparence physique des lieux, altérer la vocation d’un espace déjà zoné,  ces questions concernent alors toute la communauté. Lorsqu’une entreprise ou un organisme souhaite opérer sans payer de taxe,  les réactions, les choix et les actions deviennent l’affaire de toute la communauté. La communauté a déjà statué sur ses droits et sur ses choix.

Ce sont des choix collectifs et non pas des choix privés.

Monsieur le maire, présentement, quatre des conseillers de la ville étaient présents pour les deux premières rondes de la demande de changement de zonage de l’organisme. Le directeur général, M. Pierre Dionne ainsi que des professionnels du personnel à l’urbanisme et au greffe de la ville ont aussi été témoin et partie prenante des décisions.

Je vous invite à vous référer à toutes ces personnes pour être bien au fait de ce qui semble se préparer.

Je répète que les citoyens et le conseil de ville se sont déjà prononcés sur ce dossier.  On ne peut pas le ramener à l’ordre du jour périodiquement en espérant qu’un manque de vigilance de la Ville et/ou des citoyens permettrait de passer une modification en douce et à l’insu des citoyens.

Étant assuré que vous ferez le nécessaire pour un,  vous renseigner correctement  et deux,  maintenir le zonage actuel à cet endroit.

Je vous serais reconnaissant de m’informer de la suite des choses et d’informer aussi, tous les citoyens de Sainte-Adèle.

Je vous remercie de votre bienveillante attention.

Gilles E. Néron
Citoyen de Sainte-Adèle

Appel à tous

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Je lance un appel à tous. Je suis à la recherche d’avocats et de spécialistes en projets récréotouristiques qui, sur une base bénévole, souhaiteraient œuvrer au bien-être de notre ville en collaborant à une analyse d’un important projet qui soulève beaucoup de questions auprès de plusieurs citoyens avisés de Sainte-Adèle. Le but de l’exercice est d’avoir un portrait juste des tenants et aboutissants du projet, de son impact sur la région et surtout des promoteurs et des acteurs qui y collabore. S’il y a lieu, les résultats de cette enquête citoyenne seront publiés ici et dans certains médias ciblés.

Les projets de cette envergure sont trop souvent passés sous le nez des citoyens qui en font les frais. Notre objectif est de briser cette triste habitude qu’ont les acteurs de notre région et qui consiste à confondre consultation de la population et annonce à la population et d’en arriver à une bonne compréhension des décisions prises en notre nom.

Vous pouvez me joindre à cette adresse: bloguenotes@hotmail.com

Place des citoyens de Sainte-Adèle

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Vue d'ensemble — Hôtel de Ville — bibliothèque — salle multifonctionnelle

Samedi dernier, les élus de Sainte-Adèle dévoilaient les plans du projet de revitalisation du parc Claude-Henri-Grignon. Je dois d’emblée souligner que j’estime qu’il s’agit d’un projet fort intéressant dans son ensemble. Des aires multigénérationnelles, des jeux d’eau, un sentier en périphérie du parc qui, l’hiver venu, se transformera en patinoire, un ruisseau, une surface de glace pour le hockey, bref, il y en a pour tous les goûts, tous les âges et toutes les saisons. C’est de loin le projet le plus porteur visant ce controversé parc depuis plusieurs années.

Le plan proposé comprend également des bâtiments (voir le diaporama plus bas), comprenant, dans une première phase, une construction qui accueillera un marché public, une salle multifonctionnelle et, dans une deuxième phase, un autre bâtiment qui accueillera l’hôtel de ville et une bibliothèque. C’est là que les choses se corsent. L’architecture proposée est à mon avis une énorme erreur. Je m’explique. On sait que Sainte-Adèle entretient un rapport complexe avec son patrimoine (culturel, naturel, bâti, etc.). Nous avons, comme beaucoup d’autres petites villes du  genre, le culte de la «nouveauté» et de la «modernité». Nous voulons à n’importe quel prix échapper à quelque chose et entrer de plain-pied dans une nouvelle identité remplie de promesses, ce qui en soi est justifiable. Mais les tentatives pour y arriver se sont généralement soldé par des échecs retentissants pour la simple et mauvaise raison que nous méprisons nos forces, nos atouts régionaux, notre couleur propre, ce qui nous distingue, ce que nous avons à offrir pour simplement reproduire ce qui se fait ailleurs, dans les grands centres.

Voilà que l’on semble vouloir persister dans cette voie en présentant une architecture civique d’une tristesse insondable. Misant sur la  «nouveauté», afin de «sortir des cabanes en bois ronds», la proposition mise sur la table surprend par la morosité de son architecture sortie tout droit des années 50, purement fonctionnelle et qui ne «vibre» pas avec la région. Visiblement, pour en arriver à ce résultat, l’architecte aura eu carte blanche, ce qui à mon avis, est une erreur. Pour se réclamer de la nouveauté, il faut d’abord innover. Ce n’est pas le cas ici. Au contraire, tout est banal, sans saveurs et sans couleurs. Il ne s’agit pas d’une platebande d’annuelles, mais de bâtiments qui marqueront le visage d’un centre-ville que l’on souhaite fixé à cet endroit. Impossible de se reprendre l’an prochain. D’où l’importance de réfléchir avant de bâtir, et surtout, de ne pas laisser cette décision entre les seules mains des architectes.

Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour concevoir des bâtiments qui se démarqueront? Par exemple, un parc de style victorien? Vous trouvez l’idée saugrenue? Parions que davantage de touristes visiteraient le «parc victorien de Sainte-Adèle» afin d’assister aux différentes activités organisées, que celui des années 50 que l’on nous propose et qui n’a aucun cachet. Le parc victorien n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, c’est l’idée qu’il faut retenir. L’idée d’un parc qui se démarque par son thème, son cachet unique, etc.

Puisqu’on nous demande notre avis, je le donne ici: j’estime que c’est un beau projet rassembleur, le premier à Sainte-Adèle depuis plusieurs années. Mais l’architecture proposée ne convient pas, à mon humble avis (et celui de la plupart des gens à qui j’ai parlé et que je n’ai pas tenté d’influencer). Visiblement, l’architecte s’est fait plaisir sans prendre en compte d’autres aspects plus importants. Je me questionne aussi sur la pertinence de placer l’Hôtel de Ville dans le parc Claude-Henri-Grignon et s’il s’agit vraiment d’une priorité en ce moment.

Finalement, une suggestion: offrir l’Internet sans fil dans l’ensemble du parc, comme on le fait maintenant dans plusieurs parcs publics.

Pour voir le plan du parc en grand format: ICI

Exemple d’architecture inspirée des années 50 et dont les principales caractéristiques rappellent celles des bâtiments proposés : ICI*

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Crédits Photos : André Bérard
*Maison de Düsseldorf :